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Profane N° 3, octobre 2016
Soyer Carine
PROFANE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782955360538
Sommaire : une invitation Les nus de Stéphane Barbier un lieu Ai Pioppi, un parc d'attractions façonné à la main en Italie une rencontre Marcelo Rosenbaum, designer, collectionneur, explorateur du Brésil vernaculaire une citation De Francis Ford Coppola une trouvaille Le gynécée de Mathilde Delahaye une réflexion Regards sur le cinéma amateur un album La collection de voyages de Jean-Louis Cardin un média A vos pinceaux ! sur France 2 : qui sera le meilleur peintre amateur ' un toc Toc toc toc, je suis chez toi. Portrait fictif d'un harceleur. un point de vue I'm Google, le projet marabout-bout-bout de l'artiste Dina Kelberman un geste L'eurythmie : quand le corps a la parole un truc La production tous azimuts d'Annie Houdin un questionnaire A l'artiste Valérie Mréjen un mot Saccuplastikophilie ou l'attrait d'Eric Monin pour certains sacs plastiques un écart Draw Paris, la ville en dessinant une double vie Côme Martin-Karl : planneur stratégique & croupier un cabinet d'amateur A Collioure, la maison habitée de Jacques Arnaudiès une autodidacte Les peintures de l'actrice hollywoodienne Hedy Lamarr, traquées par l'artiste Nina Childress
Profane a pour sujet l'amateur, qu'il soit artiste ou collectionneur, novice ou spécialiste, un admirateur ou un créateur à ses heures perdues Dans ce numéro : Depuis 10 ans un homme fait revivre dans un village le souvenir d'un ancien, réactive sa mémoire créative (p. 22). Un autre guette la minute précise à laquelle le soleil se couche pour vivre pleinement son projet (p. 72). Ailleurs, des prisonniers tentent de transformer la période de l'incarcération en un temps de libération (p. 130). Ici, le temps s'envisage en parties (p. 82). Là, une femme se laisse guider par sa pratique, voyage au centre de sa terre, sans urgence (p. 184). Et chaque fois, le temps sort de sa linéarité, de l'autorité du méridien, se déroule autrement, selon des accords secrets, intimes. C'est le temps de la répétition et de l'amour. Le nôtre.
Profane met en scène un héros récurrent plutôt qu'une discipline, et l'accueille en qualité d'invité permanent. Profane parle de celles et ceux qui aiment faire, qui aiment tout court, et qui trouvent un sens à la beauté du geste, loin des tribunes officielles. Aujourd'hui dans nos sociétés s'engage un autre rapport à la création, se dessine une manière de penser loin des marchés, des foires, des salles de ventes, des scènes officielles. Nous souhaitons dresser un panorama des dynamiques créatives lorsqu'elles échappent aux logiques de promotion, quand elles viennent aussi dire autre chose d'une société : nourrir une mémoire collective, révéler la singularité d'un inconscient, témoigner d'une époque. L'amateur porte en lui une rareté : son élan résiste aux modes, son rapport jubilatoire et cathartique à l'objet de son affection s'affirme contre vents et marées. Et c'est bien cette part précieuse, cet appétit originel que Profane souhaite mettre en lumière.
Profane met en scène un héros récurrent plutôt qu'une discipline, et l'accueille en qualité d'invité permanent. Profane parle de celles et ceux qui aiment faire, qui aiment tout court, et qui trouvent un sens à la beauté du geste, loin des tribunes officielles. Aujourd'hui dans nos sociétés s'engage un autre rapport à la création, se dessine une manière de penser loin des marchés, des foires, des salles de ventes, des scènes officielles. Nous souhaitons dresser un panorama des dynamiques créatives lorsqu'elles échappent aux logiques de promotion, quand elles viennent aussi dire autre chose d'une société : nourrir une mémoire collective, révéler la singularité d'un inconscient, témoigner d'une époque. L'amateur porte en lui une rareté : son élan résiste aux modes, son rapport jubilatoire et cathartique à l'objet de son affection s'affirme contre vents et marées. Et c'est bien cette part précieuse, cet appétit originel que Profane souhaite mettre en lumière.
Profane a pour sujet l'amateur, qu'il soit artiste ou collectionneur, novice ou spécialiste, un admirateur ou un créateur à ses heures perdues Dans ce numéro : Depuis 10 ans un homme fait revivre dans un village le souvenir d'un ancien, réactive sa mémoire créative (p. 22). Un autre guette la minute précise à laquelle le soleil se couche pour vivre pleinement son projet (p. 72). Ailleurs, des prisonniers tentent de transformer la période de l'incarcération en un temps de libération (p. 130). Ici, le temps s'envisage en parties (p. 82). Là, une femme se laisse guider par sa pratique, voyage au centre de sa terre, sans urgence (p. 184). Et chaque fois, le temps sort de sa linéarité, de l'autorité du méridien, se déroule autrement, selon des accords secrets, intimes. C'est le temps de la répétition et de l'amour. Le nôtre.