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Un fleuve de silence pour les larmes du coeur
Sow Seydi
L'HARMATTAN
35,00 €
Épuisé
EAN :9782343198811
Le roman "Un fleuve de silence pour les larmes du coeur" de Seydi Sow est un chef d'oeuvre d'analyse et de critique de la société sénégalaise. Le technicien de la santé qu'il est a percé la plaie dols a jailli le flot fétide et purulent des tares qui sont les nôtres. Il a dévoilé avec la maîtrise de la langue et l'oeil critique d'un observateur avisé, les conséquences d'un laisser-aller de la liberté sexuelle ou du libertinage des jeunes filles modernes qui boivent la lie jusqu'à la dernière goutte, car elles ignorent que "l'amour est un mot qui écrase s'il domine l'être, la raison. Un mot qui refuse l'analyse objective, qui rompt les amarres et qui consume jusqu'au complet anéantissement". Les sujets tabous de la sexualité de la jeune fille, des grossesses précoces ou non désirées, de l'excision, des MST, des relations heurtées entre membres d'une même cellule familiale, le fossé de génération entre parents et enfants, l'importance grandissante du rôle joué par l'argent au sein de notre société, l'hypocrisie entre femmes prétendument amies (Nafissatou / Aïda) ont été abordés avec une sérénité, une objecivité de sang-froid qui forcent l'admiration. Ce roman, à n'en pas douter, fera l'objet de débats contradictoires entre adeptes du retour à la tradition et pourfendeurs ou défendeurs de la modernité. Pour la première fois au Sénégal, le problème de la sexualité de la jeune fille a été abordé sans pudibonderie coupable ni paternalisme de mauvais aloi. Avec des mots justes et bien pensés, Seydi Sow a su dévoiler la légèreté et la cruauté d'une jeune fille volage "Khadidjatou" en nous plongeant dans une tourmente de sentiments : Rivalités entre soeurs, regrets amers d'une fille-mère, intolérance des parents, méfaits de la modernité et bienfaits d'une tradition bien pensée.
De quoi s'agit-il ? Amsata est un jeune homme tout ce qu'il y a de plus séduisant, juché au sommet de la réussite sociale. Il aime Oulimata et en est violemment aimé. Mais voilà que les jeunes gens se trouvent coincés entre deux exigences : celle d'une séparation douloureuse mais nécessaire et celle d'une liaison dont le ressort plutôt social, voire mondain, n'a rien à voir avec l'amour, sinon celui ô combien fort d'Oulimata, "l'agneau du sacrifice" . Et le tout de baigner dans une atmosphère sordide, sur le gigantesque plateau d'un piège à... rats. "Le plaisir m'est interdit" est un drame social où parfois le goût de paraître prime sur la morale et les exigences religieuses. Dans ce jeu de fantômes, même l'amour filial se trouve violenté, abâtardi.
Voici les résultats de vos analyses. Prenez-les et lisez. D'une main tremblotante, Guily se saisit des feuillets. Elle se mit à parcourir leur contenu. Docteur Sanokho l'observait, guettant sur son visage les réactions devant l'épreuve du choc de la révélation. C'était l'instant tant redouté par tous les praticiens : la communication de la vérité au malade. Nul ne pouvait prédire ce qui se passerait après. On pouvait prendre toutes les précautions, sonder la force mentale du patient afin d'évaluer ses possibilités d'acceptation ou de refus, face à la dureté d'un destin, emprunter la meilleure approche psychologique, et obtenir un résultat désastreux. Et se retrouver avec un malade prostré, glissant lentement dans le désespoir, se laissant abattre et mourir peu à peu, à petit feu, sans aucune volonté de lutte, parce que refusant d'avance tout combat. Docteur Sanokho n'eut guère le temps d'analyser les réactions de Guily. Celle-ci avait déjà lâché les papiers comme si elle eût tenu entre les mains des braises incandescentes. - Quoi, docteur ? Qu'est-ce que je lis ? cria-t-elle dans un désarroi total. - Séropositif. Oui madame. Je regrette de devoir vous l'annoncer, mais vous êtes frappée par le destin. Vous avez, hélas, dans le sang, le virus du SIDA..."
L'absence de théâtre sur scène est (...) un des talons d'Achille de la démocratie, laquelle pourrait être comparée à un être vivant dont le corps est confié aux hommes politiques et dont le coeur, l'élixir de vie, est détenu par les grands dramaturges. Contrairement au théâtre négro-africain post-indépendances qui portait très souvent son regard sur le monde périphérique, reflet de cette vie encore sous tutelle d'une force extérieure, dans ce texte introspectif, Seydi Sow braque ses projecteurs sur l'individu, son intériorité, le monde extérieur ayant une place infime dans cette mise en scène. L'intrigue ne s'appuie donc pas sur des événements qui viendraient bouleverser l'ordre préétabli des choses : dans cette pièce "l'évènement" majeur c'est la conscience, l'évidence grandissante de ses raisons, son influence, son effet culpabilisateur. Le personnage ou le héros voit les signes en lui-même et c'est dans son esprit qu'il va chercher la force de sa transformation. Seydi Sow fait économie de l'action dramatique et laisse plus de place au dialogue intérieur, à la conversation avec soi-même. Le combat qui se livre est intérieur, car le bien est à conquérir." Extrait de la Postface du Dr Abdoulaye Diallo, Historien et éditeur.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.