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Demain changera aujourd'hui
Sow Seydi ; Faye Emmanuel dit Magou
L'HARMATTAN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782336456546
Demain changera aujourd'hui nous présente la tragédie de Mutal, qui doit affronter son destin et celui de son peuple. Mettant en lumière la relation entre le peuple, le roi et le royaume de Janfa, cette pièce de théâtre offre des leçons de sagesse et de respect envers la volonté populaire. Elle souligne l'importance de solliciter la confiance de ses concitoyens et de respecter leurs choix : "vox populi, vox dei" (La voix du peuple est la voix de Dieu). La pièce nous livre la véritable incarnation de la démocratie : le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple. Contrairement à une idée reçue et largement répandue, la gouvernance démocratique n'a jamais été ignorée des pouvoirs traditionnels en Afrique. Elle a toujours été au centre de la conduite des conseils traditionnels et l'essence même de la palabre. La force du drame ne réside pas uniquement dans la grandeur du roi lorsqu'il prend des décisions, mais aussi dans les paroles des personnages. Ces paroles, souvent formulées de manière sentencieuse et proverbiale, célèbrent la profondeur, la lucidité de l'esprit et l'engagement à la cause du peuple, ce qui contribue à leur beauté et à leur impact.
En 1976, en Afrique du Sud, les élèves se révoltent contre l'imposition de l'enseignement de l'afrikaans dans les écoles par les racistes de Pretoria. Dans un acte innocent, armés uniquement de chants aux lèvres, ces adolescents descendent dans la rue pour exprimer leur protestation. La répression de la police est sanglante et se solde par un lourd bilan de plus de quatre cents morts. Cette violence aveugle et raciste marque un tournant décisif dans la lutte contre l'apartheid, alors même que son leader charismatique est toujours maintenu dans les geôles des sbires de Pretoria. "Soweto" est un rappel d'un des moments douloureux de notre histoire, une reviviscence de la lutte des Noirs d'Afrique, une tragédie que l'humanité doit garder en mémoire pour que jamais pareille situation ne se reproduise pour aucun peuple sur terre.
Elle a toujours cru en son for intérieur que la Covid-19 ou le coronavirus n'existe pas. Elle l'a pris au départ pour une fake news, et apportant quelque crédit à ce type d'information qui ne cesse de circuler à travers les réseaux sociaux, elle s'est rangée du côté de ceux qui affirment que les grandes puissances, Bill Gates en tête, tentent de créer un nouvel ordre mondial. Chaque jour, à travers la toile, elle déniche de quoi conforter sa position ; chaque jour, elle dévore avidement ces travestis d'informations de Facebook, Telegram, YouTube, Instagram et autres plateformes. Peu à peu, elle a accepté l'idée que l'on cherche à introduire dans l'esprit humain la notion d'une dangereuse épidémie afin de produire des vaccins dans lesquels on mettrait des puces qui assureraient la surveillance permanente de toute l'humanité. On est à l'orée de la 5G et Angèle peut croire à de telles contre-vérités. Hélas, bientôt elle saura à quel point elle a eu tort et que la Covid est en train de profiter de leurs idées d'intellectuels à la petite semelle pour faire des hécatombes parmi d'innocentes populations. Le mal est en marche, le monde au bord du gouffre et de la débandade, l'humanité au seuil de l'extinction, avec la plus meurtrière pandémie que l'univers n'ait jamais connue. Surtout, elle abrite maintenant dans son corps ce terrible virus. "
L'absence de théâtre sur scène est (...) un des talons d'Achille de la démocratie, laquelle pourrait être comparée à un être vivant dont le corps est confié aux hommes politiques et dont le coeur, l'élixir de vie, est détenu par les grands dramaturges. Contrairement au théâtre négro-africain post-indépendances qui portait très souvent son regard sur le monde périphérique, reflet de cette vie encore sous tutelle d'une force extérieure, dans ce texte introspectif, Seydi Sow braque ses projecteurs sur l'individu, son intériorité, le monde extérieur ayant une place infime dans cette mise en scène. L'intrigue ne s'appuie donc pas sur des événements qui viendraient bouleverser l'ordre préétabli des choses : dans cette pièce "l'évènement" majeur c'est la conscience, l'évidence grandissante de ses raisons, son influence, son effet culpabilisateur. Le personnage ou le héros voit les signes en lui-même et c'est dans son esprit qu'il va chercher la force de sa transformation. Seydi Sow fait économie de l'action dramatique et laisse plus de place au dialogue intérieur, à la conversation avec soi-même. Le combat qui se livre est intérieur, car le bien est à conquérir." Extrait de la Postface du Dr Abdoulaye Diallo, Historien et éditeur.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.