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L'année du réel. Portraits de quelques-uns de mes meilleurs amis
Souton Dominique
OLIVIER
19,30 €
Épuisé
EAN :9782879294483
Il faut privilégier l'extrême et le sensationnel", conseille la libraire à la narratrice qui a traversé la France pour une séance de signature. Cette phrase lui donne une idée, d'autant plus que depuis un certain temps la notion du réel la préoccupe beaucoup : elle s'enferme dans un carton au milieu de son salon, et refait l'expérience de la caverne, décrite par Platon dans le livre VII de la République. Avec quelques aménagements toutefois : des horaires (lui permettant d'aller chercher les enfants à l'école) et un portable.Tel est le point de départ de ce roman dans lequel la narratrice réfléchit au réel en traquant sa trace dans tous les faits et gestes de ses meilleurs amis.Il y a Véronique qui est prête à tout pour exister en tant que comédienne, ou exister tout court, tant il est flagrant qu'elle vit totalement en dehors de la réalité.Il y a Hubert de la Pâte Feuilletée (surnommé ainsi après avoir confectionné des croissants en pagaille pour l'hôtel de ses parents) qui raconte sa traversée de Paris sur des cothurnes de 7 cm le jour où il dut rentrer chez lui à pieds d'une soirée Saint Laurent. Son extravagance confrontée au réel ne serait-elle pas insécurisante pour son entourage?Il y a Chantal qui attrape toutes sortes de maladies non répertoriées, est en conflit avec son ex-conjoint, également avec son ex-ex-conjoint, et s'habille en multipliant les couches de vêtements. Ne vivrait-elle pas dans une certaine précarité ?Il y a le Colonel qui prétend être du côté du symbolique - "j'encule le réel" réitère-t-il - mais n'en est pas moins effrayé à l'idée que sa femme conduise sa nouvelle voiture (peinture métallisée, vitres teintées, intérieur cuir, tout électronique). La dernière fois, dans une mauvaise manoeuvre, elle a arraché son rétroviseur, qui pendait lamentablement comme un oeil pédonculé... Le symbolique ne lui jouerait-il pas de mauvais tour?Il y a aussi David (le sociologue), Jeanne (la contestataire), John (l'idéaliste), un perroquet (existentialiste ?), Michel (le médecin), Denis (le paradoxal)... et la narratrice qui ne sort pas toujours indemne de ses incessantes questions, et traverse leurs récits avec un solide sens de l'absurde.Le résultat est singulier : une sorte de performance, à mi-chemin entre le roman conceptuel et la comédie. Un feu d'artifice, où la satire des moeurs contemporaines et l'exploration d'un malaise existentiel se trouvent réconciliés par l'humour "décalé" de Dominique Souton.
Résumé : Mélanie Coste est mise au pied du mur ; elle doit écrire le discours inaugural d'une exposition sur la sexualité, et pour cela (pense-t-elle) trouver un amant, la semaine même où elle a décidé d'arrêter de fumer, de boire et de manger. Difficile pour cette "professionnelle de la communication" de 40 ans, bourrée de symptômes. Psychanalyste, alcooliques anonymes, tabacologue, hypnotiseur, tous lui proposent leurs services. En vain. Amateur de vernissages, internaute, cadre sup, joueur en Bourse, militant altermondialiste, aucun ne fait vraiment l'affaire. Comment va-t-elle s'en sortir? Prenant exemple sur la comédie anglo-saxonne, Dominique Souton trempe sa plume dans l'acide et dézingue les clichés d'une pseudomodernité envahissante.
Maria Teresa Paradis est une jeune femme moderne, dynamique et très curieuse du monde qui l'entoure. Préoccupée par les symptômes qu'elle développe en période menstruelle (irritabilité, anxiété, mauvaise concentration, hyperphagie, etc.), elle consulte le gynécologue, dont le cabinet se trouve dans la résidence où elle habite. Ses symptômes relèvent-ils d'une fatalité physiologique ou d'une maladie ? Et par ailleurs que pense-t-il des circulaires qui envahissent leurs boîtes aux lettres, et de leurs inquiétantes exigences : contrôler le square, rehausser les grilles, sécuriser les accès ? Le gynécologue se passionne immédiatement pour les symptômes de sa si séduisante patiente. Persuadé d'être le découvreur chanceux d'une nouvelle forme d'hystérie (la pathologie a disparu des nosographies depuis longtemps), il entreprend d'étudier son cas. De consultation en consultation, il accumule les notes, ajoute aux questionnaires de plus en plus détaillés (voire indiscrets) des propositions d'expériences auxquelles elle se prête assez volontiers. Et s'intéresse aussi aux tracts enragés distribués par les copropriétaires de la résidence, et qui troublent tant Maria Teresa Paradis. A vrai dire le but secret, ou inconscient, de son étude serait plutôt de savoir comment convaincre sa patiente d'arrêter de coucher avec le premier venu. L'absence prolongée de celle-ci à sa consultation va l'aider à trouver la réponse. Le gynécologue devient rêveur, l'empathie excessive qu'il éprouve à son égard ne ressemblerait-elle pas à l'amour ?
Résumé : Jano est déçu : il vient juste de se faire opérer des végétations, c'est l'heure des cadeaux, et qu'est-ce qu'il trouve au bout de son lit ? Une peluche ! Un gros rat en poils synthétiques ! Comme si c'était de son âge. Lui voulait un portable. Ou n'importe quoi, mais pas un malheureux doudou, pas un jouet en kilt écossais ! Tant pis, Jano va l'abandonner discrètement dans sa chambre d'hôpital. Mais... il rêve ou quoi ? On dirait que le rat lui sourit. Et il se présente même : "Ratiche, rat scottiche... Tu as de la chance, je suis ton nouvel amiche ! "
Au collège André-Charles-Boulle, le monde est divisé en trois: les classiques, les gothiques et les pouffes. Zélia appartient au premier groupe. Tout chez elle est classique: son appartement aux meubles suédois, ses parents, ses copines, avec qui elle est capable de tenir des conversations en latin, ses loisirs: chorale à midi, psychothérapie le soir. Son cochon d'Inde s'appelle même Albert. Mais Zélia se cherche, voudrait essayer autre chose: teindre, Albert en noir, troquer Charlotte, Mazarine et Emilienne pour Pandémie, Morticia et Delirium Tremens, des nouvelles amies bien plus raccord avec son nouveau look? Ou ne plus s'intéresser qu'à Paris Hilton, se barbouiller de gloss et brushinguer Albert? Au long de cette année riche en changements pour Zélia, la seule constante, c'est Souleymane, qui remplit ses pensées et ses rêveries secrètes. Quel genre de look faudra-t-il pour ne plus être invisible à ses yeux?
Résumé : Depuis les années 2000, les sexualités féminines sont sorties du silence grâce aux séries télévisées : après Sex and The City, les productions les plus récentes ambitionnent de raconter la singularité de l'expérience des femmes. En quatre chapitres, Sex and The Series explore les métaphores et les schémas inédits que proposent ces séries récentes, et la révolution télévisuelle que nous vivons : comment le "regard masculin" est-il transformé ou contredit ? Quelles nouvelles narrations nous sont proposées ? Erudit, malicieux, cet essai détonant est également un éloge de notre plaisir de téléspectateur.
Dans un cirque, un employé chargé de nettoyer les cages des animaux accepte d'être envoyé dans le ciel comme un boulet de canon ; le jeune pensionnaire d'un étrange orphelinat découvre qu'il est un clone d'Adolf Hitler créé pour venger les victimes de la Shoah ; un accidenté de la route perd la mémoire et se retrouve dans une pièce virtuelle avec une femme virtuelle, à moins que ce ne soit l'inverse...Facétieuses, corrosives et incroyablement brillantes, les vingt-deux nouvelles d'Incident au fond de la galaxie nous immergent dans l'univers " keretien ", où le virtuel et le fantastique viennent subtilement troubler la réalité pour faire surgir de profondes réflexions sur le deuil, la solitude et les stigmates de l'Histoire.Traduit de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech.
Résumé : C'est l'histoire d'une famille. Un père, une mère, deux enfants nés d'unions précédentes. Le père et la mère sont écrivains. Ils se sont rencontrés lors d'un projet où ils enregistraient les sons de New York, de toutes les langues parlées dans cette ville. C'est l'histoire d'un voyage : la famille prend la route, direction le sud des Etats-Unis. Le père entreprend un travail sur les Apaches et veut se rendre sur place. La mère, elle, veut voir de ses yeux la réalité de ce qu'on appelle à tort la " crise migratoire " touchant les enfants sud-américains. A l'intérieur de la voiture, le bruit du monde leur parvient via la radio. Dans le coffre, des cartons, des livres. C'est l'histoire d'un pays, d'un continent. De ces " enfants perdus " voyageant sur les toits des trains, des numéros de téléphone brodés sur leurs vêtements. Des paysages traversés et des territoires marqués par la chronologie, les guerres, les conquêtes. C'est l'histoire, enfin, d'une tentative : comment garder la trace des fantômes qui ont traversé le monde ? Comment documenter la vie, que peut-on retenir d'une existence ? Et enfin : comment parler de notre présent ? Avec Archives des enfants perdus, Valeria Luiselli écrit le grand roman du présent américain. Mélangeant les voix de ses personnages, l'image et les jeux romanesques, elle nous livre un texte où le propos politique s'entremêle au lyrisme.
Je n'ai qu'une certitude dans la vie. En vivant assez longtemps on se met à perdre des choses. On finit par se les faire voler : d'abord on perd sa jeunesse, et puis ses parents, et puis on perd ses amis, et puis finalement on se perd soi-même. "Ainsi s'ouvre Le Livre de Sarah, ou le roman de Scott. Car Scott McClanahan est le personnage principal et le narrateur de cette chronique d'un naufrage. Celui de son mariage avec Sarah, la mère de ses deux enfants, mais aussi de l'homme lui-même, alcoolique notoire, autodestructeur et paranoïaque sur les bords.Situé au c?ur d'une petite ville déshéritée des Appalaches qui laisse peu de place au rêve, ce récit d'une sincérité bouleversante au style syncopé est sans doute le plus beau chant d'amour qu'on ait lu depuis longtemps. Le plus beau, le plus triste... et aussi le plus drôle.Traduit de l'anglais (États-Unis) par Théophile Sersiron
Résumé : A Vitry-sur-Seine, Sihem, jeune franco-algérienne de 23 ans, fait sa rentrée en première au microlycée, un établissement pour élèves décrocheurs. Elle loge à la résidence autonomie Auguste Blanqui, où elle fait la connaissance d'Emile, dit Zapata, un vieux révolutionnaire de 82 ans. Sihem ne croit pas en une société qui, pense-t-elle, ne lui offre pas d'avenir. Zapata cherche un sens à sa vie qui s'achève. Hélène, la professeure de français de Sihem, et Rose, la directrice de la résidence, sont les témoins complices de l'amitié naissante entre ces deux écorchés. A l'aube et au crépuscule de leur chemin, ils prendront ensemble leur envol. Sur l'autre rive de la Méditerranée, en Algérie, Achir rêve lui aussi de changement et de liberté... Un premier roman lumineux.
Résumé : " Vous vous demandez sans doute ce que je fais dans la chambre de ma mère. Moi, le professeur de lettres de l'Université catholique de Louvain. Qui n'a jamais trouvé à se marier. Attendant, un livre à la main, le réveil possible de sa génitrice. Une maman fatiguée, lassée, ravinée par la vie et ses aléas. La Peau de chagrin, de Balzac, c'est le titre de cet ouvrage. Une édition ancienne, usée jusqu'à en effacer l'encre par endroits. Ma mère ne sait pas lire. Elle aurait pu porter son intérêt sur des centaines de milliers d'autres ouvrages. Alors pourquoi celui-là ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais su. Elle ne le sait pas elle-même. Mais c'est bien celui-ci dont elle me demande la lecture à chaque moment de la journée où elle se sent disponible, où elle a besoin d'être apaisée, où elle a envie tout simplement de profiter un peu de la vie. Et de son fils. "
Résumé : Après avoir donné naissance à une petite fille, Cora Salme reprend son travail chez Borélia. La compagnie d'assurances vient de quitter les mains de ses fondateurs, rachetée par un groupe qui promet de la moderniser. Cora aurait aimé devenir photographe. Faute d'avoir percé, elle occupe désormais un poste en marketing qui lui semble un bon compromis pour construire une famille et se projeter dans l'avenir. C'est sans compter qu'en 2010, la crise dont les médias s'inquiètent depuis deux ans rattrape brutalement l'entreprise. Quand les couloirs se mettent à bruire des mots de restructuration et d'optimisation, tout pour elle commence à se détraquer, dans son travail comme dans le couple qu'elle forme avec Pierre. Prise dans la pénombre du métro, pressant le pas dans les gares, dérivant avec les nuages qui filent devant les fenêtres de son bureau à La Défense, Cora se demande quel répit le quotidien lui laisse pour ne pas perdre le contact avec ses rêves. A travers le portrait d'une femme prête à multiplier les risques pour se sentir vivante, Vincent Message scrute les métamorphoses du capitalisme contemporain, dans un roman tour à tour réaliste et poétique, qui affirme aussi toute la force de notre désir de liberté.
Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.Non non non non, rassurez-vous, ce n'est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons...Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s'abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.J.-Cl. G.Prix spécial du jury du prix des Libraires 2019.Prix des lecteurs L'Express/BFMTV 2019.