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Sous la crise, la répartition des revenus
Liêm Hoang-Ngoc ; Firmin Célia
SNEDIT LA DISPU
12,00 €
Épuisé
EAN :9782843031809
La crise que subir le capitalisme est communément présentée comme une crise financière due à la prolifération de créances douteuses. qui se serait ensuite propagée dans l'économie réelle par le biais d'une contraction du crédit. Suivant un raisonnement postkeynésien. il montre en quoi. sous ses aspects financiers. cette crise provient avant tout dune répartition des revenus inégalitaire et destructrice pour l'économie. dont la dynamique est dès lors dépendante du surendettement. Il présente le véritable état des lieux. Aujourd'hui âprement débattu. du partage salaire-profit et de l'érosion du pouvoir d'achat des classes moyennes et modestes en France. Il explique pourquoi les mesures d'urgence cherchant à assainir le bilan des banques ne suffiraient pas à faire redémarrer un système dont les règles du jeu resteraient inchangées. Il énonce les principes d'une politique économique assurant la transition vers de nouveaux modes de régulation et de répartition des richesses. Ce livre s'adresse à tous. simples citoyens. militants syndicaux ou politiques. étudiants. qui entendent comprendre et peser en connaissance de cause sur les choix urgents qui concernent chacun de nous au plus haut point.
Résumé : "La gauche peut mourir", a lancé Manuel Valls devant les dirigeants du PS dès sa nomination au poste de Premier ministre. Mais à qui la faute ? La gauche de transformation sociale est effectivement en danger. Mais ceux qui veulent l'éliminer ne viennent pas du camp d'en face, et ils ont été portés au pouvoir par le peuple de gauche. Dès son élection, François Hollande a délibérément tourné le dos à ses modestes engagements de campagne. Sa politique de l'offre prend systématiquement le contre-pied des idéaux égalitaires de la gauche. Elle est socialement injuste car elle multiplie les cadeaux fiscaux aux entreprises et impose l'austérité au peuple. Elle est économiquement absurde et vouée à l'échec, tant elle reprend les principes des poli-tiques qui ont mené la zone euro vers la déflation. Cet ouvrage en réfute un par un les arguments, et montre qu'il existe une alternative progressiste. Il cerne les caractéristiques idéologiques du hollando-vallsisme, économiquement néolibéral et culturellement conservateur. Il émet trois hypothèses quant à l'avenir d'une gauche qui, pour le bien commun, ne doit pas mourir.
Résumé : La crise sanitaire a modifié la perception du rôle de l'Etat, désormais appelé à intervenir "quoi qu'il en coûte" pour changer l'économie. Arguments de fond et chiffres à l'appui, cet ouvrage dresse un bilan sans concessions des politiques d'austérité menées en Europe au cours de la décennie passée. Il déconstruit le discours anxiogène sur la dette publique et ouvre le débat sur la politique qui devra être menée à l'issue de l'élection de 2022. Les auteurs soulignent en particulier les limites du plan "France Relance" et esquissent le chiffrage d'une politique permettant de remettre sur pied nos services publics, d'organiser les relocalisations et d'amorcer une véritable transition écologique. Ils pointent les contradictions auxquelles sont confrontés les chefs d'Etats et de gouvernements européens. Ces derniers sont placés devant la nécessité de lancer un "Green Deal" européen, mais ils restent hésitants ? voire réticents ? à remettre en cause les textes imposant l'austérité et à engager les dépenses communes sans lesquelles la zone euro pourrait être, à terme, menacée d'éclatement et de relégation.
Biographie de l'auteur Né en 1964, Liêm Hoang Ngoc est maître de conférences à Paris I et chercheur au Centre d'économie de la Sorbonne, rattaché au CNRS. Initiateur en 1996 de l'Appel des économistes pour sortir de la pensée unique, il est l'auteur de plusieurs essais dont, chez Grasset, Vive l'impôt !
Résumé : Comment l'école interprète-t-elle les facilités et les difficultés d'apprentissage des élèves ? Comment cette interprétation influence-t-elle leur scolarité et l'idée qu'ils se font d'eux-mêmes ? Les résultats de l'enquête -menée pendant plusieurs années dans des écoles maternelles, pour l'essentiel - présentée dans ce livre permettent de répondre à ces questions. En croisant les regards sociologique et psychosocial, Mathias Millet et Jean-Claude Croizet décortiquent le quotidien des classes et révèlent comment les difficultés cognitives, pourtant nécessaires aux apprentissages, sont transformées en un problème. Ils montrent que ces premiers apprentissages scolaires sont aussi, pour les élèves, une première confrontation aux inégalités. L'étude met en évidence les logiques quotidiennes d'une violence symbolique par laquelle élèves comme enseignants se persuadent que les verdicts scolaires disent la valeur des individus. Elle montre comment ces élèves et ces enseignants développent, dès l'école maternelle, des interprétations qui personnalisent les "échecs" ou les "réussites" et, ce faisant, les détournent des apprentissages. Cet ouvrage contribue ainsi de manière décisive à l'analyse de la manière dont l'école réduit ou augmente les inégalités sociales.
Résumé : Le care ou le souci des autres est une zone de conflits, de tiraillements et de dominations. Celle, notamment, du travail salarié des professionnels du soin et de l'assistance, constitué essentiellement d'un salariat féminin subalterne, surexploité et stigmatisé par son "manque de qualification", et parfois sa couleur de peau ; celle, aussi, du travail domestique toujours inégalement distribué. Or on ne pourra jamais évacuer complètement le "sale boulot", il est urgent de penser une transformation politique du travail et de la société en plaçant le care au centre de la réflexion sur le travail. Cet ouvrage défend une position singulière, sensible et forte, au sein des débats contemporains autour du care et propose de changer de regard sur le travail, sur le soin et sur la société. C'est cette position que, d'entrée de jeu, la préface de cette nouvelle édition renforce en répondant et en désarmant avec brio les polémiques sur le care, polémiques parfois induites par la précédente édition, publiée en 2013. Ce qui conduit l'auteure à mettre la focale sur ce qu'est vraiment la "perspective du care" et à montrer l'inédit de cette posture théorique.
Rendre visibles les résistances et les révoltes là où elles pourraient passer inaperçues, plaider pour la nécessité sans cesse renouvelée de débusquer les blocages qui empêchent l'émergence de collectifs. et mettre en valeur les expériences qui bousculent l'ordre imposé des choses. tel est l'objectif de cet ouvrage. Se battre. disent-elles... est un recueil raisonné des principaux textes de Danièle Kergoat, militante et pionnière des études féministes, ainsi que de la sociologie du travail et du genre. Il donne à voir. dans ses moments essentiels, la construction d'analyses et de concepts qui font aujourd'hui référence pour les chercheurs et pour les militants: et notamment la division sexuelle du travail, les rapports sociaux de sexe. ainsi que leur intrication avec les rapports sociaux de classe et de "race". En s'appuyant sur ses recherches, notamment sur les ouvrières et sur l'émergence de collectifs de lutte féminins, l'auteur déconstruit les rapports de domination pour mieux éclairer et accompagner la dynamique d'émancipation et l'augmentation de la puissance d'agir des femmes dans notre société.
Dutheil-Pessin Catherine ; Ribac François ; Delcam
Résumé : Depuis une trentaine d'années, la politique culturelle en France est de plus en plus déclinée sous la forme d'une abondante offre de spectacles plus ou moins subventionnés par l'Etat et les collectivités, et ce, à tous les échelons du territoire. De ce fait, les programmateurs et programmatrices de spectacles jouent un rôle essentiel puisqu'il leur appartient de convertir des spectacles particuliers en intérêt public. La Fabrique de la programmation culturelle est le premier livre qui s'intéresse à la formation, au travail, aux outils, aux compétences, aux réseaux de ces femmes et de ces hommes professionnels et aux multiples contraintes qu'ils doivent gérer. S'appuyant sur une exploration des espaces de travail et de rencontres, l'enquête met en évidence la dimension collective de cette expertise, la force et la diversité de ce groupe social. Dans un contexte où les profanes s'impliquent de façon croissante dans l'espace public (santé, nucléaire, alimentation, écologie, etc.), cette façon de produire de la "culture" interroge la définition des politiques publiques, leur mise en oeuvre et leur évaluation.