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On abuse un enfant en l’Église
Sous Jean-Louis ; Trinez Denis
L'HARMATTAN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782336422329
On savait déjà, depuis longtemps, mais on ne nous a pas crus. On n'a rien voulu voir ou entendre" , confient souvent fidèles et croyants. L'ouverture de ce dossier, au-delà de l'anonymat de ce "on" , tentera de discerner les niveaux de responsabilité en jeu dans la couverture de ces agissements. Comment recevoir la notion de symptôme "systémique" de l'Eglise ? Seront aussi interrogés les ressorts qui animent ces abuseurs (autorité et biais spirituels) ainsi que les séquelles de la vie psychique des abusés. Le verbe "abuser" peut résonner de manière polyphonique : abus de pouvoir qui place l'enfant sous assujettissement, tromperie, duperie sur ce type de relation, abus du langage spirituel dans le recours à la confession comme pardon de ces actes (viols, prédation). Témoignages, faits divers, citations bibliques et évangéliques, références philosophiques, psychanalytiques, oeuvres romanesques viendront tresser les fils de ce cheminement.
Alors qu'une novlangue gestionnaire voudrait réduire le langage à un codage informatif et cognitif (grilles, cases, échelles), excluant le fantasme, cet essai tente de faire cas de la force de la langue pulsionnelle qui peut s'entendre chez un enfant et qui retentit sur ses apprentissages (voix de la lecture, lettres de l'écriture et du calcul...). C'est en retraversant la vérité d'une histoire qui l'a assujetti à une place et dont il peut s'affranchir comme sujet, que peut émerger son désir de savoir. Deux excursions littéraires (Le Tambour et Le Parfum) accompagnent cette étude dans sa dimension de récit.
L'inconscient, c'est la politique " nous a asséné Jacques Lacan, dans cette formule particulièrement lapidaire? Qu'entendre par là ? L'auteur développe son interprétation de la phrase de Lacan de façon originale et nouvelle. Au-delà de l'analyse classique des représentations politiques souvent réduites à des rapports de pouvoir, il met l'accent sur l'économie de la jouissance et des pulsions qui entourent les déterminations signifiantes de la conception du politique pour les analystes. Il aborde la question dans ses aspects individuels, collectifs et institutionnels.
Comment définir, aujourd'hui, le concept de "perversion" ? Sur quoi porterait le démenti freudien de la castration ? Dans notre post-modernité, le rapport au sexuel est devenu viral. L'image spéculaire se déguise, vire à l'avatar mensonger tandis qu'une ère de soupçon et de suspicion (culture du viol) s'insinue dans toute mise en jeu érotique. Le pervers narcissique est devenu le héros malfamé des temps modernes. Faut-il alors parler de perversion ordinaire ? Existe-t-il une perversion féminine ? Des commentaires d'oeuvres littéraires (Sade, Masoch, Genet, Gary, et plus récemment, Christine Angot, Vanessa Springora, Camille Kouchner) accompagneront cette étude pour en éclairer la problématique.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.