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Logique et morale du diagnostic
Sournia Jean-Charles
GALLIMARD
4,70 €
Épuisé
EAN :9782070260447
La pratique médicale moderne connaît deux tentations qui menacent également son équilibre. D'une part elle se laisse attirer par un scientisme abusivement matérialiste, comme si l'homme n'était fait que de chair et de substances dosables, le diagnostic de la maladie est alors confié aux laboratoires ; ou bien, au nom de la prééminence de l'esprit, elle donne à l'intuition une importance démesurée et succombe au charlatanisme. L'auteur, un des jeunes maîtres les plus brillants de la médecine française, a donc voulu placer le problème de l'élaboration du diagnostic médical dans le cadre d'une science expérimentale qui disposerait de deux sources d'information : les données subjectives fournies par le malade lui-même, et les données objectives résultant de son examen scientifique. Dans un style volontairement dépouillé, imagé d'exemples précis, il démonte les mouvements de la pensée qui aboutissent au diagnostic. II étudie ensuite le rôIe que doivent jouer les investigations mises à la disposition de la science par toutes les techniques modernes, en précisant leur valeur et en évoquant les risques qu'elles font parfois courir au malade. Aux "hommes de l'art" ce livre rappelle que la médecine progressera aussi longtemps qu'elle saura préciser et respecter la logique de ses raisonnements, même dans le domaine de la psychologie, et sans qu'elle ait jamais le droit de s'écarter de la morale humaine élémentaire. Les non médecins y verront exposées les difficultés du diagnostic, et ils y trouveront de passionnantes perspectives pour la médecine de demain. Merleau-Ponty a écrit de l'essai de J. -C. Sournia : "II y a dans ce livre une pensée si ferme, à la fois si concrète et si rigoureuse en doctrine, si indépendante aussi, qu'il sera, en même temps qu'un plaisir de l'esprit, un bienfait pour ses lecteurs".
L'histoire de la médecine commence-t-elle au moment où l'homme a exercé un geste sur ses semblables pour le soulager d'une douleur ou le guérir d'un mal ? Ou bien doit-elle débuter avec la mise en place d'une médecine rationnelle au XIXe siècle ? Dans cette Histoire de la médecine, le professeur Jean-Charles Sournia montre que si l'art de guérir a, depuis deux siècles, bénéficié des immenses progrès scientifiques, il conserve une part de l'irrationalité des débuts et des rites magiques. L'homme contemporain fait confiance à la haute technologie hospitalière mais continue de croire aux guérisons miraculeuses, et les " médecines parallèles " sont florissantes. L'histoire de la médecine est donc complexe, et doit être considérée sur une longue durée. Ainsi, c'est en la situant dans ses cadres traditionnels, culturels, mais aussi sociopolitiques, sans oublier les hommes qui l'ont forgée, que l'auteur trace d'une façon originale les grandes étapes, de la plus haute Antiquité à l'époque contemporaine, de cet art de soulager l'homme de ses souffrances. " Ce livre de synthèse à la fois pour sa forme (clarté du propos, présence de nombreux tableaux-points de repères) et pour son fond : il s'agit d'une petite histoire universelle et non simplement occidentale de la médecine. "
Résumé : Au tournant du XIVe siècle, Villeneuve naît et se développe de quelques caprices imprévisibles de la conjoncture politique. Voyant lui échapper la Provence, un roi de France entreprend d'y fortifier sa frontière. Puis, la papauté ayant fixé en Avignon son séjour d'exil, la cour pontificale élit Villeneuve comme l'un de ses lieux favoris de villégiature. L'imposant dispositif militaire du fort Saint-André, projet de Philippe le Bel réalisé sous Jean le Bon, et la chartreuse du Val-de-Bénédiction, création du pape Innocent VI, scellent le paysage de leurs marques monumentales et témoignent de ce moment tourmenté où la Grande Histoire prend pour théâtre les bords du Rhône.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.