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Mal dedans
Soullard Catherine
PG DE ROUX
18,50 €
Épuisé
EAN :9782363710116
Il faudra remonter aux racines du mal. Découvrir l'instant où tout bascula, loin, loin dans l'enfance où la guerre s'est déclarée. Lorsque vos dents se sont mises, pour la première fois, à vous dévorer de l'intérieur, exactement. Dans le départ d'une longue série de nuits sans sommeil, où la fièvre se réveille dans votre mâchoire, révélant un abcès gigantesque qui, hier encore, était impossible à détecter. Vous voilà happé dans une périlleuse aventure aux multiples rebondissements car si la narratrice a des soucis avec ses dents, elle en a aussi avec les mots, avec ceux qu'on lui dit et ceux qu'on ne lui dit pas. Qui croire lorsque les avis s'égarent ou se contre-disent? Comment croire des dentistes tout sourire mais si prompts à exploiter votre désarroi? Cette quête d'un sauveur, mystique et drolatique, vous conduira dans sa bouche grande ouverte, chantier infernal résonnant d'effroyables travaux de forage, de pompage ou d'arrachage... Un appareil provisoire est posé et le temps passe, mais les dents vivent d'une vie indépendante, maléfique et lumineuse... Le journal d'un mal obsédant, à la fois burlesque et poétique, ouvrant sur la profondeur.
Le dernier livre de Catherine Soullard, Mal dedans (paru à la rentrée 2011) explorait le thème de la quête de la confiance en soi. L'héroïne, en proie à des problèmes dentaires inextricables, passait d'un cabinet dentaire à l'autre, recherchant désespérément le praticien capable de la sauver. Le livre parlait des dents, de cette bouche que l'on voit, et pourtant aussi intime que le sexe, et des dentistes mais aussi des hommes, et des mots qu'ils emploient pour tromper ou guérir. Vous avez Jupiter dans la poche reprend cette thématique et s'attarde à nouveau sur la résonance si spéciale des paroles censées prodiguer réconfort et énergie et qui se révèlent aussi désastreuses que trompeuses. Le récit oscille entre le journal d'une histoire d'amour vouée à l'échec et le récit de séances chez des cartomanciennes. La jeune femme vit davantage lors de ses consultations que dans la vraie vie. Là où cette créatrice de bijoux, pourtant habituée à travailler sur du "dur", sur des pierres, se laisse embarquer par du vent. Sans être pourtant totalement dupe.
Deux kilos de pommes vertes, une botte de poireaux, cinq tomates bien fermes, un pied de basilic, trois kiwis, quelques pommes de terre, des oranges, de l'ail, des oignons blancs, deux barquettes de framboises et une de groseilles et puis un ananas, un gros. Au moment de payer, tu as bien entendu, c'était cent cinquante francs qu'il eût fallu marquer, oui, bien sûr, tu avais bien compris et tuallais le faire, poser le sac ici, prendre ton chéquier, ouvrir le carnet, prendre le stylo aussi, t'appuyer au comptoir, inscrire le 1, le... le 5 ne vient pas, tu ne peux pas, ta main n'avance plus, elle ne veut rien savoir. Tout se brouille, c'est le monde qui s'en va, se retire et te laisse. C'est fini, tu es seule." Une femme rend visite à sa mère, qui souffre des séquelles d'un accident cérébral, dans une maison de retraite à Marseille. Elle tente de percer le mur qui enferme sa mère dans ses manies obsessionnelles pour retrouver la femme rayonnante qu'elle fut.Entre colère et résignation, tendresse et exaspération, mauvaise conscience et souvenirs déchirants, entre rire et larmes, la narratricerelate ces quelques heures passées avec cette drôle de mère. Une écriture frémissante et sans concessions; l'aveu pudique, lucide, quelquefois cruel, d'un difficile et sombre amour.
Résumé : " Bouchère, oui, mais avec panache, avec cette précision, cette correction, cette sagesse et ces scrupules. Avec beauté et vérité. Comme avec révérence. J'aimais ce métier, je n'aurais pas su dire pourquoi. C'était confus, cela l'avait toujours été. le n'avais jamais cherché à comprendre trop précisément, je craignais d'éclaircir, de tomber sur des désirs énormes, sur des pulsions trop noires, j'évitais d'y penser. " La narratrice de ce roman n'existe que par et pour sa profession : elle est bouchère et regarde passer la vie derrière son comptoir aux côtés de son jeune apprenti, Patrice. La boutique tourne si bien qu'un jour il devient nécessaire de faire appel à une troisième recrue. Arrive Myriam, qui s'installe dans la boucherie. Avec elle, l'histoire change de rythme, les tensions s'exacerbent. Après la visite d'un abattoir, les langues se délieront, libérant une parole qui précipitera le drame.
Résumé : Difficile le Français ? Oui mais avec "le Français vite mais Bien" améliorez rapidement cette langue. Une méthode sérieuse et ludique, de niveau intermédiaire, qui vous permettra de vous perfectionner. Comprenez les principales règles de grammaire, familiarisez-vous avec le vocabulaire de la vie quotidienne et vous posséderez bientôt les outils nécessaires de cette belle langue que poètes et écrivains ont su magnifier*. *Magnifier: rendre plus grand, glorifier, louer.
La dignité humaine est une notion aujourd'hui captive d'une forte instrumentalisation idéologique qui tend à rendre son concept de plus en plus flou.Quelle est son histoire et quel a été son cheminement ? Cette étude qui s'enracine dans le droit, la théologie et la philosophie, est particulièrement éclairante.
Dire qu'elle a traversé tous les régimes politiques de la Ve République et donne une image de la "femme française" serait un cliché journalistique ; certes, nous sommes, elle et moi, des corps français qui donnent de la voix, ou qui donnent voix, elle avec sa voix propre, moi dans le propre de cette voix qu'est l'écriture, mais la France dans laquelle nous vivons est fantômatique. Contrairernen t d Depardieu, Huppert n'a pas de corps"politique" : là encore, elle ne dit rien, ne parle pas, se contente de montrer en quoi un corps, un visage, une voix sont un paysage universel dans sa francité fantasmée ou regrettée." Cette superbe méditation sur Huppert, troublante et intemporelle, dessillera plus d'un regard...
Les marins dénouent les cordes qui nous relient à la terre ferme. Ils courent pieds nus, le bas de leur galabeya coincé entre leurs dents, d'une bitte d'amarrage à une autre. Ils s'interpellent, des rires fusent, des noms, Ashraf, Mohammed. Ils jettent les bouts sur le pont. Le petit remorqueur auquel nous sommes attachés ronronne, la corde entre les deux bateaux se tend, nous nous écartons de la rive. [...] Nous quittons Esna. [...] Les deux voiles latines, rayées rouge et blanc, s'ébrouent, se gonflent d'air, grandissent encore. Le cordage qui nous relie au remorqueur est lâché. [...] Le voyage sur le Nil commence." Et le roman de remonter aux sources mêmes du récit... Gaia l'Ardéchoise grandie au coeur d'un village de pierre sombre, très jeune prise par le désir de voyager. Luis le brillant avocat new-yorkais, né au Mexique. Leurs chemins qui se croisent pour se nouer à Gurnah. Le début d'une formidable aventure humaine, portant témoignage à la fois fies soubresauts de l'histoire contemporaine et de l'indéfectible charme de l'Egypte.
L'inconnu continuait à me fixer. Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ? M'accueillir dans sa propre solitude ? Pas question. Même si la mienne était insupportable. Une engelure tenace. J'ai voulu me protéger à ma façon, et d'une voix narquoise : - A votre avis, quand le type en trench est entré et qu'il a glissé deux mots à l'oreille de l'autre, qu'est-ce qu'il lui a dit ? II est resté impassible, l'air de ne pas comprendre. Ou de s'en foutre éperdument. Peut-être avait-il dormi pendant le film ? - Si on allait prendre un verre ? J'ai secoué la tête énergiquement. Et avec forfanterie, voire provocation : - Non, merci. Je ne bois pas. Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. De toute façon, j'attends quelqu'un. - Vous attendez quelqu'un ? a-t-il dit sur un ton de perplexité moqueuse." Michel Lambert nous fait pénétrer à nouveau dans l'univers chancelant des couples ou des compagnons de route improbables, des secrets douloureux à retardement, des derniers pas que promènent, au fil d'un poignant chant du cygne, ceux qui ne pourront plus jamais se retrouver comme avant, dans l'illusion ou le fantasme, soudain surpris par l'éternel lendemain et sa lumière trop forte et trop blanche.