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Alphonse Darlu, le professeur de philosophie de Marcel Proust. Philosophie, morale et république
Soulié Stéphan ; Darlu Alphonse
BORD DE L EAU
26,00 €
Épuisé
EAN :9782356879905
Alphonse Darlu est une des grandes figures de philosophe professeur de la Troisième République. Connu comme le maître de philosophie de Marcel Proust, il n'a pas publié d'ouvrage philosophique systématisant sa pensée, ce qui explique le relatif oubli dont il a été l'objet dans la mémoire collective. Il fut pourtant un acteur majeur des controverses intellectuelles du tournant du siècle et une autorité intellectuelle et morale de premier plan. Il joua un rôle important dans la naissance de la Revue de métaphysique et de morale, fondée par ses anciens élèves du lycée Condorcet, dont il rédigea, en 1893, le manifeste introducteur et dont il inaugura, en 1895, la rubrique "questions pratiques" ouverte à des sujets politiques ; il prit part aux controverses et polémiques de l'Affaire Dreyfus ainsi qu'à la réflexion critique, au coeur de la pensée républicaine, sur l'idée de solidarité, sur les conditions de possibilité d'une morale laïque et le rôle de l'Université dans l'entreprise démopédique de la République. Figure bien connue des philosophes et des historiens spécialistes de la période, certains de ses textes les plus retentissants sont fréquemment cités dans différents travaux universitaires mais ils ont rarement été reproduits dans leur intégralité. D'autres textes, inégalement accessibles et dispersés dans différents périodiques, étaient jusqu'ici mal connus quand on en n'ignorait pas l'existence. La sélection de textes que nous proposons doit ainsi combler une évidente lacune en offrant un corpus de référence constitué d'articles, de discours et de conférences publiés entre les années 1880 et la Première Guerre mondiale. A travers la participation de Darlu aux discussions de son temps, l'ambition est d'apporter une contribution à la compréhension des questionnements et des débats sur l'idée républicaine et à la connaissance de la vie intellectuelle dans le moment 1900.
En 1893, un. groupe de jeunes philosophes rationalistes et idéalistes, fondent la Revue de métaphysique et de morale. Fidèles à l'enseignement d'Alphonse Darlu qui fut leur professeur au lycée Condorcet, Xavier Léon, Elle Halévy et Léon Brunschvicg veulent défendre la philosophie contre les menaces symétriques du positivisme et du mysticisme. La revue bénéficie d'une reconnaissance universitaire précoce et lance des entreprises collectives de premier plan: l'édition-monument des oeuvres de Descartes, les congrès internationaux de philosophie (le premier se tient à Paris en 1900) et la Société française de philosophie (fondée en 1901). Les animateurs français des débats du temps (Boutroux, Bergson, Durkheim, Lévy-Bruhl, Brunschvicg, etc.) se rencontrent dans le salon de Xavier Léon, véritable "foyer" de la philosophie française. Leur hôte est un médiateur de talent; directeur de la Revue de métaphysique et de morale et administrateur de la Société française de philosophie, il est devenu en quelques années un entrepreneur philosophique de dimension européenne. Dans ce moment républicain de la philosophie où s'articulent les principes de l'individualisme démocratique et les exigences du devoir social, se constitue ainsi une société des esprits qui ouvre des espaces de discussion réglée. L'obsession fin-de-siècle de l'anarchie intellectuelle et morale, le refus du dilettantisme et l'affirmation du "devoir de solidarité" forment le soubassement culturel de ce microcosme républicain. Bien que parfois tendue vers l'idéal d'un régime de production et de validation collectives du savoir, la "socialisation" du travail philosophique n'étouffe pas le génie individuel: il ne s'agit pas d'éliminer la controverse mais de forger les instruments de sa régulation apaisée et de sa rationalisation, en éliminant les faux problèmes pour donner davantage de reliefs aux divergences majeures. Les pensées fortes se singularisent et s'affermissent à partir d'une matrice problématique commune, dans la dynamique de la discussion. Les débats autour du bergsonisme et de la "philosophie nouvelle" constituent un observatoire privilégié de cette scène intellectuelle animée par les philosophes en République. Par leurs pratiques intellectuelles tout autant que par leurs discours, ces derniers incarnent une veine idéaliste de la philosophie républicaine qui connaît aujourd'hui un regain d'intérêt de la part des historiens et des philosophes. Biographie de l'auteur Stéphan Soulié est agrégé et docteur en histoire. Cet ouvrage est tiré du premier volume de sa thèse sur "La philosophie en République. La Revue de métaphysique et de morale et la Société française de philosophie (1891-1914)".
Globaux et locaux, solidaires et contestataires, raisonnables et incendiaires, les Social Natives nous déroutent. Enquête ethnographique sans précédent sur les enfants du nouveau monde, ce guide permet de comprendre le changement de paradigme que nous vivons aujourd'hui. Ils sont nés entre 1995 et 2005. On les caricature avec un portable dans la main. Qui sont vraiment les jeunes de la génération Z ? Comment se différencient-ils de leurs aînés ? Comprendre les comportements, les représentations et les attentes de ces jeunes qui interpellent et bousculent les schémas de pensée et les postures des générations précédentes est une nécessité pour ne pas manquer le rendez-vous avec le monde tel qu'il devient. Le travail de terrain mené par Elisabeth Soulié fourmille d'exemples et prend du recul. Pour apprendre à vivre entre générations, pour appréhender ces nouveaux continents culturels, voici un ouvrage indispensable et sans prêt-à-penser.
L'Égypte est l'une des civilisations antiques les plus connues au monde. De leur calligraphie surprenante et parfois encore indéchiffrable à leur système politique subdivisé redoutable, jusqu'à leur étonnante architecture paraissant indestructible, les Égyptiens fascinent toujours autant.Égypte, un cabinet d'amateur, Regards insolites est à la fois un recueil du quotidien et une compilation d'histoires et de faits singuliers et inattendus, extraits des riches sources archéologiques. Chaque anecdote éclaire une caractéristique de l'histoire et de la vie de ce pays; des Égyptiens des palais pharaoniques aux paysans de la vallée du Nil, nous faisons connaissance avec leurs dieux, croyances et superstitions, nous entrons dans leurs tribunaux et leurs écoles, nous découvrons les promesses de leurs architectes et de leurs médecins... Et nous explorons notre relation commune.Dans un ouvrage divertissant, l'égyptologue Daniel Soulié offre une nouvelle vision de l'Empire antique que nous pensions tous connaître sur le bout des doigts et qui a encore de nombreux secrets à livrer et vestiges à découvrir.
Pourquoi et comment les jeunes reviennent-ils vivre au domicile de leurs parents ? En quoi ce retour est-il ou non la marque d'un échec sur la voie de l'indépendance ? Auparavant, lorsque les jeunes quittaient le domicile parental pour voler de leurs propres ailes, il s'agissait d'un départ définitif qui marquait l'entrée dans l'âge adulte. Tel était du moins le modèle français. En quoi le retour est-il significatif d'un changement dans ce modèle ? Comment décrire, comprendre et analyser ce changement dans le parcours des jeunes ? En quoi le retour remet-il en question la capacité d'autonomie des individus concernés ? L'auteure apporte un éclairage nouveau sur ce phénomène pour trois raisons essentielles : Premièrement, elle situe le phénomène français dans le contexte international. Deuxièmement, elle met en lumière des parcours sous-tendus par des logiques, non seulement économiques, mais aussi affectives, en décrivant les processus vécus au moment des retours du point de vue des jeunes et de leurs parents. Ressentent-ils les uns et les autres un sentiment d'échec ? Comment les jeunes s'autonomisent-ils ? Comment se passe la cohabitation intergénérationnelle ? Enfin, le livre s'interroge sur la considération que les politiques publiques devraient accorder à ce phénomène qui met en lumière les inégalités sociales au sein de la jeunesse.
Passer de l'immobilité à la plus rapide possible des mobilités : cette obsession humaine est immémoriale. De tous temps les humains ont cherché à se mouvoir le plus vite possible, à quitter le statut d'êtres immobiles, posés là quelque part à la surface du monde, pour conquérir celui d'êtres mouvants, en déplacement — un déplacement autant que faire se peut exceptionnel par sa vitesse. par la distance parcourue en un éclair, par la capacité à faire valoir l'espace contre le temps et le temps contre l'espace. Le dragster, dans cette entreprise anthropologique, est le vecteur par excellence approprié. Qu'il compte deux, trois ou quatre roues, cet engin mécanique né avec le XXe siècle est conçu pour l'accélération et pour elle seule. Le dragster, ce sont des prises de vitesse insensées, un parcours sur piste, en ligne droite, réduit au minimum (quelques centaines de mètres tout au plus) et, pour son pilote, des sensations à la fois brutales et complexes. Brutales, car le corps du dragstériste, lors du "run", peut encaisser en quelques secondes 7 G — sept fois la charge de son propre poids — ou plus encore. Complexes, car la compétition dragstérienne vise cet objectif aussi héroïque qu'absurde, annuler le temps écoulé en ne gardant que l'espace conquis.
Cet ouvrage propose : 1°) Un état de la recherche en matière de complotisme (surtout du point de vue psychologique - domaine dans lequel de nombreuses recherches ont été menées ces dernières années et dont il n'existe pas de synthèse grand public) ? 2°) Liens entre complotisme , antisémitisme et islamophobie (C'est toujours le Mossad qui est derrière; Eurabia) ? 3°) Repenser le complotisme à l'ère des medias sociaux (les classiques du sujet datent d'avant Facebook) ? 4°) Pourquoi la lutte contre le complotisme est-elle condamnée à l'échec.
Comment les acteurs, dans le cadre de leur travail, définissent et perçoivent la rationalité économique et quelle place occupe-t-elle dans le rapport au travail ? A partir de deux univers opposés apriori, le secteur de l'industrie automobile et l'hôpital public, cette recherche tente de comprendre ce que l'économie fait au travail. Elle appréhende la rationalité économique comme une composante de l'activité et analyse comment les acteurs l'intègrent, s'en arrangent ou la contestent. Les deux univers retenus proposent différentes facettes de la rationalité économique, tour à tour perçue comme une entrave au travail, elle abime l'activité ; comme une de ses composantes qui ne saurait supplanter les règles de l'art et les savoirs faire ; et enfin comme une dimension morale qui permet de mettre fin à l'activité, elle fixe les limites entre ce qui est raisonnable et ce qui ne l'est pas. Ces trois manières d'éprouver la rationalité économique se combinent plus qu'elles opposent. Elles viennent d'abord rappeler que le rapport au travail n'est pas seulement donné par des éléments objectifs de la situation. Le travail est aussi le fruit de l'action des acteurs capables de rendre compte de ce qu'ils font.