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L'analyse de discours. Sa place dans les sciences du langage et de la communication
Soulages Jean-Claude ; Lochard Guy
PU RENNES
14,00 €
Épuisé
EAN :9782753542815
L'analyse de discours depuis de nombreuses années représente un champ de recherche commun aux Sciences du langage et aux Sciences de l'information et de la communication. Patrick Charaudeau a été un des principaux acteurs de cette alliance en réunissant et fédérant au sein du CAD (Centre d'analyse du discours, université Paris 13) des chercheurs venus d'horizons divers (sémiotique, psycho-sociologie, sémiologie audiovisuelle) pour les faire intervenir de façon autonome mais aussi collaborative sur des objets communs passés au crible de ces différents axes de pertinence. Cet ouvrage témoigne de ce parcours singulier et fécond tout en se conformant à l'esprit non pas révérencieux mais capitalisant et prospectif de cette interdisciplinarité focalisée pour laquelle le chercheur a toujours milité. Des spécialistes reconnus de ce domaine explicitent à partir de leur spécialisation respective les atouts de l'analyse de discours à la jointure de multiples champs de recherche et de territoires délimités par des préoccupations sociales. Cette réunion de contributions derrière son caractère convivial et amical s'est fixée un certain nombre d'objectifs et entre autres celui de se faire l'écho de divers questionnements le positionnement de l'analyse du discours entre l'analyse des conversations et l'analyse textuelle, le rôle de l'analyse du discours dans l'étude des phénomènes de persuasion et d'influence sociale, les différentes approches de la question de l'identité du sujet et enfin l'étude des médias comme discours verbal et visuel. Et comme nous le rappelle Patrick Charaudeau dans une contribution synoptique "la lutte continue !".
Devant un Outrenoir, qu'est-ce qu'on voit ? Il y a de la lumière réfléchie par le noir, donc déjà modifiée, transformée. Si elle était réfléchie par du vert, du bleu ou par un miroir, ce ne serait pas la même. On voit de la lumière qui provient du tableau vers celui qui regarde : ça, c'est ce qui se passe dans ma peinture, c'est le côté optique [... ]. Si la lumière change de place, ce n'est plus la même peinture que l'on voit ; et si le regardeur bouge, ce n'est pas tout à fait la même chose qu'il voit. C'est une organisation, certes, qui reste la même mais qui s'efface ou qui apparaît plus évidente, c'est tout un ensemble de choses qui change, tandis que dans une peinture traditionnelle, il y a un point de vue. Dans mon cas, l'intériorité ne précède pas l'acte de peindre. Elle vient pendant". Pierre Soulages
Cet ouvrage a un double objectif. Il dessine les contours d'une esthétique de la photographie et permet ainsi au lecteur de s'interroger sur son statut d'art en envisageant les questions théoriques qui ne manquent pas de se poser. Cette réflexion s'appuie sur l'analyse de nombreuses ?uvres photographiques, se fonde sur la définition de concepts nouveaux élaborés à la lumière de l'esthétique, de la philosophie et de la psychanalyse. L'ouvrage s'articule autours de trois grandes problématiques: Quels rapports la photographie entretient-elle avec le réel? Quelle est la spécificité d'une ?uvre photographique? En quoi l'art photographique est-il au c?ur, voire le c?ur de l'art contemporain?
Les rhétoriques télévisuelles opèrent comme un outil efficace dans la captation des publics en oeuvrant à la sédimentation de ces images-mondes que propose le média, orientées soit vers le réel, le spectacle ou bien la fiction. La malléabilité des différentes formules de programmes encourage l'irréductible liberté que s'octroient les publics dans leurs usages. Ces traits structurels remettent en question les notions convenues d'oeuvre, d'auteur et de public, mais aussi de genre et de style puisqu'ils réduisent ces productions culturelles à leur seule dimension pragmatique de consommation éphémère par des audiences qui n'ont pas à acquitter de droit d'entrée pour voir et pour participer au spectacle, quitte à le déserter à leur convenance. De telles modalités de consommation les éloignent manifestement de celles qui régissent d'autres productions culturelles et surtout des critères sanctionnant les oeuvres consacrées de la culture et des savoirs académiques. On perçoit bien alors que ce que délivre un programme de télévision ce n'est pas tant un système de significations fermé et autoréférentiel que sa mise en résonance avec un processus actif de partage d'affects, de connaissances ou d'expérience. Cette liberté et la volatilité du téléspectateur ont poussé, au fil du temps, les producteurs et les programmateurs à en tirer toutes les conséquences et à transformer ainsi le petit écran en un lieu de passage de plus en plus fréquenté par ses destinataires (talk-shows, reality-shows, téléréalité, etc.). A tel point que les trajectoires virtuelles de ce citoyen cathodique qu'a inventé la télévision interfèrent de plus en plus avec le destin quotidien de son alter ego de l'espace public.Jean-Claude Soulages est professeur en Sciences de l'Information et de la Communication à l'Université Louis Lumière de Lyon 2, il est spécialiste de l'analyse du discours télévisuel et du discours publicitaire. Il a déjà publié Les mises en scène visuelles de l'information, étude comparée France, Espagne, Etats-Unis INA/Nathan, avec Guy Lochard, La communication télévisuelle, Armand Colin, le DVDROM, Apprendre la télévision, le journal télévisé, INA/CEMEA/ CLEMI.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.