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Jean-michel Reynard. Une parole enseuvagée
Soucy Pierre-Yves ; Reynard Jean-Michel
LETTRE VOLEE
19,00 €
Épuisé
EAN :9782873173302
Jean-Michel Reynard. Une parole ensauvagée Par la force de l'?uvre autant que par la discrétion de l'auteur, la place qu'occupe Jean-Michel Reynard dans la poésie française contemporaine demeure exceptionnelle et est appelée à confirmer sa singularité. De son vivant, il aura publié une dizaine de recueils de poésie, quelques essais et quelques proses. Son dernier livre posthume, L'Eau des fleurs, est un véritable chantier qui autorise une lecture rétrospective de l'ensemble de l'?uvre pour discerner ce qui était pressenti de longue date. Comme l'écrit Gilles du Bouchet, Jean-Michel Reynard "s'est certainement éprouvé, très tôt, captif, plutôt qu'amoureux du langage, dont il aurait entrepris à travers mille poèmes de s'affranchir comme pour briser un huis clos, en rendant aux mots, tout aussi bien leur autonomie, sans renoncer pour autant à élaborer, à identifier, mais avec une précision cette fois qui serait celle de ces mots en liberté (de ce "phrasé souverain"), de cette phrase au débit imprévisible, au tracé ouvert. Comme si écrire c'était ouvrir la grande volière des mots et qu'à partir de là seulement quelque chose pouvait et devait se penser. " Ce volume porte témoignage aussi bien de l'homme que de sa parole par ceux qui l'ont côtoyé de très près et l'ont accompagné dans le développement de son ?uvre.
Cet essai interroge un aspect décisif de l'art des années 1960 et 1970, qui a acquis valeur de paradigme. De manière circonstanciée, Natacha Pugnet y analyse les visées et les incidences d'une désubjectivation paradoxale en ce qu'elle semble a priori contraire au processus créateur. Autant que les propos des artistes, leurs productions elles-mêmes témoignent pourtant de la recherche d'une impersonnalité stylistique ; elles procèdent d'un faire anonyme, marquent l'appropriation d'un déjà-là, se montrent indifférentes au chromatisme, multiplient les procédures répétitives, etc. Pour être souvent décriée, la thèse de la " mort de l'auteur " - que défendirent Barthes et Foucault - n'en montre pas moins un point de convergence essentiel avec la critique radicale, depuis l'intérieur, de toute position souveraine de l'artiste. Et si diverses pratiques actuelles héritent manifestement de cette attitude, c'est que l'effacement est désormais intériorisé. Il aura permis de repenser la figure de l'artiste, telle qu'elle se redessine à un moment charnière de l'histoire de l'art, entre la fin des avant-gardes et ce qu'on nomme la postmodernité.
Goldberg André ; Rozenberg Dominique ; Naron Steph
Réédition actualisée par les historiens de la Fondation Auschwitz de ce livre paru initialement en 1995 et désormais accompagné d'un livret pédagogique conçu par la Fondation Auschwitz. Ce projet éditorial, porté par un photographe et une sociologue, est né d'un sentiment d'urgence face à la disparition des derniers témoins directs de ces évènements tragiques. Leur ambition consistait à tenter, avec humilité et simplicité, d'écouter ce que ces témoins avaient à dire aux générations montantes et futures et à rendre la dignité des traits de ces acteurs de notre mémoire collective. au sentiment d'urgence est venu s'ajouter l'inquiétude face à la montée en puissance de l'extrême-droite, au révisionnisme, aux épurations ethniques et à toutes les formes de racisme, de refus et de haine de l'autre qui semblent à nouveau dévorer la planète.