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Les révoltés du Merveilleux
Soubeyran Charles ; Doisneau Robert ; Ehrmann Gill
TEMPS IL FAIT
24,99 €
Épuisé
EAN :9782868534170
Ceux que Doisneau nomme les " bâtisseurs chimériques ", Ehrmann les " inspirés ", sont baptisés les " révoltés du Merveilleux " par Charles Soubeyran - qui a repéré une vingtaine de ces excentriques de l'art dans l'œuvre des deux photographes (qui se sont du reste rencontrés sur cinq d'entre eux, le facteur Cheval et Gaston Chaissac notamment). Ces irréguliers, " insoucieux du qu'en dira-t-on, choisissant leurs matériaux sans référence aux canons esthétiques de leur époque, qui ont construit leurs œuvres en totale liberté ", ces artistes loin de toute correction esthétique, ces marginaux individualistes, représentants inconscients d'un véritable art populaire, ont naturellement passionné Ehrmann et Doisneau qui ont, par la photographie, donné une postérité à des originaux dont les œuvres déroutantes, faites de singularité et d'étrangeté, sont fatalement vouées à disparaître. Le mérite de Charles Soubeyran est, non seulement d'avoir réuni ces archives croisées, mais encore de les présenter assorties de divers documents d'époque qui contribuent à donner sens à des pratiques créatrices qui sont le plus souvent considérées avec indifférence sinon dédain.
Tandis que se conclut la première décennie des Peanuts, un nouveau personnage fait son entrée: la petite s?ur de Charlie Brown, Sally. Ce volume couvre ses plus jeunes années, depuis la fière annonce de sa naissance par son frère jusqu'à ses premiers pas (et son béguin pour Linus)! Et aussi: la toute première séquence consacrée à la "citrouille géante'; la première apparition de Lucy derrière son stand de psychiatre; la courte passade, sans retour, de Linus pour son institutrice bien-aimée, Othmar; et le combat de Snoopy contre la construction d'une autoroute qui menace sa niche. Tout cela accompagné de deux strips parmi les plus célèbres des Peanuts: la page du dimanche sur les"nuages"que Schulz cite comme sa favorite, et"Le bonheur, c'est un petit chien câlin'.
Deux événements de taille bouleversent l'univers des Peanuts dans ce tome: d'abord, Snoopy qui, affublé d'un casque et de lunettes, grimpe sur le toit de sa niche pour essuyer les premières de ses nombreuses escarmouches contre le redouté Baron Rouge: ensuite, Charlie Brown qui rencontre en colonie un garçon nommé Roy, sans savoir que ce même Roy ajouterait par la suite l'une de ses amies au cercle grandissant des Peanuts... la tonitruante Patty Pastille-de-Menthe.
Les talents de Snoopy sont innombrables: aviateur émérite pendant la Première Guerre mondiale ces prouesses sont au coeur de ce volume il peut aussi passer pour unchampion de bras de fer, un patineur artistique, un vautour ou encore un chien du Cheshire.On le retrouve dans tous ces rôles aux côtés des incontournables Charlie et Sally Brown, de Linus, Lucy et Schroeder, sans oublier ni Violette qui fait la couverture de cet album niles nouveaux venus, Franklin et José Peterson. Mais, au fait, saviez-vous que Snoopy avait eu quelqu un dans sa vie avant Charlie Brown? Voilà le secret enfin révélé!
De la même manière qu?autrefois il nous avait rapporté les noces d?écume des escargots ou l?étreinte tentaculaire de la seiche, Jean-Pierre Otte s?attache cette fois aux singularités des amours humaines. D?une écriture allègre, il démêle le manège de la sylphide solaire et la stratégie de l?allumeuse, s?émeut d?un fétichiste en arrêt devant le tabernacle d?un porte-jarretelles et d?une culotte de dentelles, salue le retour en grâce de l?obsédé tripoteur et de l?onaniste radieux, et se montre partisan de l?adultère domestique, tout en nous invitant au passage à partager des galanteries étranges et des dégustations intimes. Et il y a aussi des yeux dans l?ombre et quelques claquements de fouet sur une croupe bellement rebondie... Un jeu dangereux, compensé par des traits d?humour, la liberté sans morale d?un regard amusé, et un réel bonheur dans l?expression.
Les personnages de ce petit roman ne se séparent pas de l'auteur : Ils sont l'auteur, mais jeune, en plusieurs personnes, et surtout en Roger Bourcier ; il est tellement l'auteur, qu'il est impossible de parler de lui sans évoquer le paysage de Saint-Samson, près de Morlaix, où est né ce récit, et le jeune homme que j'étais appliqué à la tâche de vivre et d'écrire, à la tâche d'étudiant volontairement raté et de vivant insatisfait. Tout ce qui lui advient m'est arrivé. Ses émerveillements d'amoureux craintif, son angoisse devant la vie, c'est moi. Le lecteur d'aujourd'hui s'y reconnaîtra car tous les jeunes gens, d'une génération à l'autre, passent par là, sous des formes imprévues.
Le journal inédit que Jacques Chauviré nous livre ici estun document de grande valeur sur un monde presquetotalement disparu, et sur la vie intérieure d'un hommeremarquable. Tenu pendant dix ans - juste avant la publication de son premier roman -, il alterne les observations médicales et les réflexions littéraires. Il vaut également par l'un et l'autre aspect, qui se répondent en écho. Compassion devant la douleur, refus obstiné de la mort dialoguent avec les traces pudiques d'une recherche spirituelle soutenue, nourrie par l'amour de la campagne et la fréquentation des livres. Ses riches échanges avec Jean Reverzy et Albert Camus ne détourneront pas le médecin dévoué de la mission quotidienne qu'il s'est donnée, ni ne briseront son isolement. Il écrira, sans fréquenter le monde des Lettres, comme pour approfondir son unique objet de préoccupation: la condition humaine. De celle-ci, Chauviré a une vision plutôt sombre dont il donne la mesure dans la suite de proses intitulée Funéraires: dix morts minuscules, exemplaires, et forcément inacceptables.