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Le capital, suite et fins
Sorman Guy
FAYARD
40,40 €
Épuisé
EAN :9782213031897
Récit de voyage, enquête, portraits, choses vues et entendues, pamphlet, programme, exploration de l'avenir : Le Capital, suite et fins, est tout cela en même temps. Le capitalisme triomphant aux Etats-Unis, balbutiant en Russie, en Pologne ou en Chine, dévoyé au Brésil ou en Egypte, essoufflé en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, rejeté au Soudan ou en Inde, tel est le héros de cette saga contemporaine : une réponse ironique au Capital de Marx. Le capitalisme saura-t-il défaire ses ennemis, succombera-t-il à ses crises intérieures, saura-t-il vaincre les fondamentalismes ? Comment se concilie-t-il avec les cultures, les religions : les détruit-il, les remplace-t-il ? Fonde-t-il ici la démocratie, mais n'en appelle-t-il pas ailleurs à l'autoritarisme, voire au despotisme ? Comment crée-t-il de la liberté, mais aussi de la pauvreté et du chômage ? Comment enfin, aujourd'hui, un projet libéral devrait-il répondre à l'attente des Français ? Telles sont quelques-unes des interrogations auxquelles Guy Sorman répond dans ce livre à sa manière : vivante, informée, concrète. L'auteur, à 50 ans, achève ainsi le cycle qu'il a inauguré en 1983 avec La Révolution conservatrice américaine, poursuivi avec La Solution libérale en 1984, L'Etat minimum en 1985, La Nouvelle Richesse des nations en 1987, Les Vrais Penseurs de notre temps en 1989, Sortir du socialisme en 1990, En attendant les Barbares en 1992.
Comment devient-on Français ? qu'est-ce que Français veut dire ? Telle est l'interrogation classique, mais d'une actualité pressante, à laquelle tente de répondre Guy Sorman. Non de manière abstraite, mais au travers de sa propre expérience de fils de l'immigration, inaugurant ainsi un genre littéraire nouveau pour lui : l'autobiographie intellectuelle. Cet itinéraire personnel traverse les années 50, 1968, l'ENA, le Paris des lettres et des arts de notre temps, des capitales étrangères : rencontres sérieuses ou drôles, d'interlocuteurs connus ou inconnus. Ce parcours conduit l'auteur à définir la France par le pluralisme de ses identités, et à redéfinir sa propre philosophie libérale comme une alliance entre la raison des Lumières et les mythes de Justice et de Nation. Guy Sorman, à 51 ans, est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages sur la pensée libérale, le développement économique, les théories dominantes de notre temps. Il dirige par ailleurs un groupe de presse qu'il a créé (L'Esprit libre, Vie publique).
La société bourgeoise, blanche et occidentale, privée de ses ennemis traditionnels à gauche et à l'Est, s'en invente de nouveaux : les immigrés de l'extérieur, les drogués de l'intérieur. Sommes-nous assiégés par ces nouveaux barbares qui vont nous imposer leurs moeurs ? La menace est-elle réelle ou imaginaire ? Qui sont les immigrés et quelles sont les politiques de l'immigration ? Qui sont les drogués, et la guerre menée contre eux est-elle nécessaire pour sauver l'ordre établi ? Loin des fantasmes et des joutes idéologiques, la réponse ici est dans l'enquête. Guy Sorman nous mène de Paris à Washington et Pékin, d'Amsterdam à Tokyo, de Berlin à Liverpool, Rabat et Los Angeles, partout où les " nouveaux barbares " affrontent les Etats bourgeois. Dans la ligne de La Solution libérale et de La Nouvelle Richesse des nations, l'auteur préconise des solutions concrètes, fondées sur le respect des différences et la tolérance.
Du Big Bang à la philosophie chinoise, des origines du langage à l'économie libérale, de la science du chaos à l'évolution des espèces, de la conquête de l'espace à la génétique, de la psychanalyse à l'intelligence artificielle, Guy Sorman explore toutes les théories intellectuelles qui caractérisent notre temps. Cette enquête n'est pas conduite dans le ciel des abstractions, mais organisée autour de rencontres avec les penseurs eux-mêmes, à Paris, Boston, Delhi, Pékin, Berlin, Londres, Tokyo ou Mexico. Ainsi s'ouvre un dialogue universel entre Noam Chomsky et Edward Wilson, Youri afanassiev et Edward Teller, Motoo Kimura et Stephen Gould, Karl Popper et Claude Lévi Strauss... , entre autres bâtisseurs de systèmes représentatifs de la pensée universelle d'aujourd'hui. L'ensemble constitue une sorte de bibliothèque vivante, véritable panorama des connaissances et des différentes interprétations de notre univers et de notre histoire à l'aube du troisième millénaire. Guy Sorman, éditeur et journaliste, est l'auteur de La Révolution conservatrice américaine, La Solution libérale, L'Etat minimum, La Nouvelle Richesse des Nations et Sortir du socialisme.
Résumé : Une belle journée en France est une charge humoristique contre les impostures françaises. Le héros de ce récit, cadre supérieur résidant en banlieue parisienne, nous raconte une journée ordinaire qui commence à l'aube par l'achat de croissants mal décongelés. A partir de ce moment-là, tout ira de mal en pis : la météo se trompe, les journaux mentent, les politiciens truquent, les intellectuels radotent. Au long de cette unique journée, racontée comme un récit romanesque, notre auteur rencontrer, entre autres, un faux SDF, un élu corrompu, un inspecteur de travail obsédé, un chef de parti opportuniste, etc...La France est devenue une nation de faux-Monnayeurs. Par cette forme d'écriture renouvelée, Guy Sorman veut rappeler qu'être libéral exige de se montrer impertinent envers tout pouvoir et toute idée reçue.
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
La Revue Blanche, dont l'aventure n'a guère duré plus de dix ans, a joué en France un rôle-charnière essentiel. La plupart des écrivains, peintres, musiciens, hommes politiques, intellectuels les plus marquants de la fin du XIXe et du début du XXe siècle y ont collaboré ou l'ont côtoyée. Créée, financée et dirigée par les trois frères Natanson, jeunes Juifs polonais, avec la complicité enthousiaste de leurs condisciples du Lycée Condorcet, la Revue Blanche devient vite un lieu de débat sur tous les sujets qui agitent la France. Elle mène des combats politiques sous l'impulsion d'anarchistes comme Fénéon, Mirbeau ; de socialistes, tels Blum, G. Moch, Péguy ; de dreyfusards et de fondateurs de la Ligue des droits de l'homme, comme Reinach et Pressensé. En témoignent ses campagnes dénonçant le génocide arménien, les dérives coloniales, la barbarie des interventions, européenne en Chine, anglaise en Afrique du Sud, et la diffusion des pamphlets de Tolstoï, Thoreau, Nietzsche, Stirner... Elle promeut les peintres Nabis, les Néo-impressionnistes et l'Art nouveau, anticipe le fauvisme, le futurisme et les arts premiers. Toulouse-Lautrec, Bonnard, Vuillard, Vallotton, Hermann-Paul, Cappiello illustrent les articles de la revue et les ouvrages publiés par ses Editions. Après avoir soutenu fidèlement Mallarmé, la Revue Blanche accueille Proust, Gide, Claudel, Jary, Apollinaire qui y débutent, tandis qu'elle édite une nouvelle traduction des Mille et une nuits et Quo Vadis, le premier best-seller du siècle. Elle salue l'innovation dramatique avec Antoine et Lugné-Poe, Ibsen, Strindberg et Tchékhov, sans oublier le triomphe de l'école française de musique avec Debussy. Humour et esprit de fête, liberté, engagement et créativité, pacifisme, laïcité, mondialisation sont les valeurs promues par cette génération emportée dans le sillage de la Revue Blanche. Cet ouvrage illustré et nourri de nombreuses citations décrypte l'histoire de cette avant-garde, nous familiarise avec ses membres, ses réseaux, ses utopies et ses réalisations. Il donne la mesure de l'étape majeure alors franchie par la société française vers le modèle culturel et politique qui est le sien aujourd'hui. . . Paul-Henri Bourrelier ; ingénieur général au corps des mines a dirigé plusieurs établissements publics. Chargé d'inspections aux ministères de l'industrie et de l'Ecologie et de missions de coopération internationales, il anime actuellement l'Association Française pour la prévention des catastrophes naturelles, et un programme d'économie d'énergies en Chine. Il a également fait des communications sur Mirbeau, Lorrain et l'affaire Dreyfus.