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La stylistique anglaise. Théories et pratiques
Sorlin Sandrine
PU RENNES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782753534469
Ce manuel offre un tour d'horizon des théories de la stylistique anglaise, des plus traditionnelles aux plus récentes (prenant notamment en compte des facteurs pragmatiques et cognitifs). Il effectue une synthèse des principaux outils façonnés ou empruntés par les stylisticiens, en France et à l?étranger, pour l?analyse et l?interprétation de textes de langue anglaise (essentiellement littéraires) appartenant à des genres et à des époques variés. Inédit par son effort d'intégration des travaux anglophones trop rarement mobilisés en France, il propose en outre des applications pratiques de ces théories afin d?en saisir les potentialités tant pour l?étude des textes que pour la pratique de l?écriture. Il met en effet en lumière les liens étroits qui se tissent entre les apprentissages de la grammaire et du style. Enfin, il propose des pistes d?exploration contribuant à l'orientation actuelle des travaux dans le domaine. Mettant la recherche avancée au service des préoccupations pédagogiques, cet ouvrage s?adresse à tous les étudiants anglicistes, de la Licence au Master, intéressés par les effets stylistiques et les enjeux pragmatiques des discours. Il espère dans le même temps satisfaire certaines des attentes des doctorants, enseignants et chercheurs désireux d'une mise à jour de l'état des savoirs dans ce qui constitue désormais un domaine consolidé de l'anglistique.
Sorlin Pierre ; Riot-Sarcey Michèle ; Delalande An
Dans ce premier numéro de l'année 2021, qu'on sait marquée de nombre d'inconnues et d'inquiétudes, le calendrier nous invite à un retour sur la Commune de 1871. D'abord en signe d'un refus, celui d'oublier cette grande lueur qui, à l'échelle internationale, a éclairé le mouvement ouvrier à travers les décennies. Et aussi au nom d'une conviction : on n'en a pas fini avec ce qu'a révélé cet évènement, ni de s'interroger sur ce qu'il a encore à nous dire. Dans ce dossier des contributions de : - Pierre Sorlin (Marx témoin de la Commune) - Michèle Riot-Sarcey (De la tricoteuse à la pétroleuse) - Antoine Delalande (Solidarités ouvrières et rôle de l'Etat) - Gilles Bounoure (Les "artistes industriels" et la Commune de Paris) - Eric Aunoble (La Commune au pays des soviets). Dans cette même livraison, à la jonction entre 2020 et 2021, se poursuit le travail engagé dans le numéro 47 d'analyse de la situation de l'Université et de la recherche confrontées aux réformes néolibérales que prolonge et aggrave l'actuelle Loi de programmation de la recherche (LPR). Et pour l'actualité, une analyse de Laurent Vogel sur le travail, angle aveugle de la crise du Covid-19. Pour la culture et l'art, deux sujets fort contrastés, par leurs époques et leurs préoccupations : les Olmèques, et le libertinage façon 18e siècle caché dans les collections du couple Cognacq-Jay.
Résumé : Comment le cinéma, assemblage de vues animées destinées aux photographes amateurs, est-il devenu, au XXe siècle, un spectacle universel, produit à une échelle internationale et diffusé dans tous les milieux sociaux ? Comment a-t-il survécu à la concurrence d'autres formes de divertissement et comment est-il devenu, sur les réseaux sociaux, à la fois un modèle et une inépuisable source d'images ? Rendre compte de son importance comme phénomène social est l'objectif de cet ouvrage qui explore les difficultés posées par une analyse sociologique des films, traite du rapport de complémentarité institué entre les producteurs de films et les spectateurs, montre comment l'ensemble des productions cinématographiques a créé un monde de l'écran, à la fois spatial, temporel et corporel, ébauche de la société de l'écran que constituent aujourd'hui la télévision, les ordinateurs et les téléphones portables.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.