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180 jours
Sorente Isabelle
LATTES
22,45 €
Épuisé
EAN :9782709636650
Extrait À présent, l'oiseau quitte la branche du hêtre, il s'élance au-dessus de la route. A présent, le gyrophare lance des arcs-en-ciel dans la nuit. À présent, l'oiseau franchit les toits parallèles, il vole jusqu'au dernier bâtiment, ses ailes battent plus vite, comme le coeur affolé de ceux qui respirent à l'air libre, pour la première et dernière fois de leur vie. À présent, les prisonniers lèvent la tête. Ils pourraient devenir fous, tant leur mémoire remue. 1 Tout a commencé par un sursaut. Mon corps s'est cabré dans le lit comme un animal épouvanté. Comme si j'avais reçu une décharge électrique ou dévalé un escalier. Je ne me suis pas rendormi. Le haut-le-corps a recommencé la nuit suivante. Au bout d'une semaine, j'appréhendais moins l'insomnie que l'heure du sursaut. Trois heures du matin, trois heures un quart, parfois trois heures et demie. Je croyais entendre un bruit de moteur, je me redressais dans le lit. Mon coeur galopait, mes jambes tremblaient comme si j'avais couru un marathon. Je me recouchais sur le côté, je me serrais contre Eisa. Mais j'avais beau respirer le parfum de ses cheveux, reconnaître les formes familières de notre chambre, mon coeur cognait dans l'obscurité. Il m'arrivait de tressaillir dans la journée, sans que je comprenne quel détail me rappelait soudain l'heure où j'ouvrais les yeux dans le noir. Tout se passe bien à la faculté, Martin ? demandait Eisa quand je rentrais le soir. Tu es content de tes étudiants ? Depuis que nous vivions ensemble, je me considérais comme un homme heureux. Je m'expliquais d'autant moins cette panique dans les jambes, et ce bond dans la poitrine. Je finissais par m'habituer aux nuits interrompues, je me rendormais avant cinq heures, sauf une fois, où j'ai tenté de voir l'aube par la fenêtre du salon, persuadé, sur le moment, que je me réveillais pour ne pas la manquer. J'avais oublié que du quatrième étage où nous habitions, il est impossible de voir le soleil se lever à cause de l'immeuble en vis-à-vis. Au bout de deux semaines, le sursaut a cessé. Les journées passaient vite, les nouveaux étudiants accaparaient mon esprit, cela n'aurait été qu'un trouble du sommeil lié aux fortes chaleurs du mois de septembre, la météo parlait d'un vrai été indien. J'avais presque oublié, comme la tête oublie vite ce tissu de nerfs et de mémoire en dessous d'elle, comme elle oublie vite, pauvre tête, les spasmes et les craquements, j'avais presque oublié quand je me suis redressé, une nuit d'octobre, à trois heures et demie, le coeur battant. Je me suis rendormi, puis réveillé deux fois. Mes jambes tressautaient, j'ai cru que je fuyais dans un rêve affolant. Au troisième haut-le-corps, je me suis levé d'un bond. Eisa a murmuré dans son sommeil, Martin ? Tout va bien, ai-je dit. Je refusais de me laisser gagner par l'angoisse, j'ai tué le temps en travaillant dans le salon. J'ai attendu qu'il soit six heures pour me préparer un café. Dans la chambre, Eisa dormait toujours, je devinais ses cheveux roux épars sur l'oreiller.
Résumé : "Même si votre ancêtre n'a pas été brûlée, vous pouvez être sûr qu'elle a vécu dans la terreur. La sorcière vous regarde, cela n'a rien de surnaturel. C'est européen". Isabelle Sorente est hantée par une image, celle d'une femme au crâne rasé, attendant sa condamnation. Qui est-elle ? De quoi s'est-elle rendue coupable ? Dans une enquête mêlant récit historique et intime, la romancière nous entraîne sur les traces des sorcières, ces milliers de femmes pourchassées et tuées, soupçonnées d'avoir conclu un pacte avec le diable. Loin d'appartenir au passé, la sorcière est semblable à un secret de famille : s'en approcher, c'est faire surgir des souvenirs enfouis.
4e de couverture : «D'abord je n'ai vu que ça, deux yeux immenses, plus grands que ceux d'une femme, soulignés de noir comme si la nature avait tracé un trait de khôl pour agrandir encore ce regard déjà grand. Ses cils recourbés comme ceux d'une danseuse de cabaret. La truie couchée sur le côté me fixait, l'air de dire, tu voulais voir ? Alors regarde.» 180 jours, c'est le temps qui sépare la naissance d'un porc de sa mort à l'abattoir. Ce sont aussi six mois qui font basculer la vie d'un homme. Quand Martin accepte de se rendre dans un élevage industriel pour les besoins de son travail universitaire, il n'imagine pas que le regard des animaux va réveiller ses souvenirs les plus enfouis.
Diplômée de l?École polytechnique et de l?École nationale de l?Aviation civile, Isabelle Sorente a publié le très remarqué « L » (Lattès, 2001). Elle est en outre l?auteur d?essais (La femme qui rit, Descartes & Cie, 2007) et écrit pour le théâtre. Elle a fondé la revue trimestrielle Ravages, à laquelle contribuent philosophes, écrivains et scientifiques (Paul Virilio, Ruwen Ogien, Bernard Stiegler, Catherine Vidal...).
Paris à la fin de l'été. Pierre, directeur d'un groupe industriel, accepte d'aider son ami Jean, écrivain célèbre en quête d'un nouveau personnage. Il doit rencontrer, au centre de détention pour mineurs, Malka, une adolescente des quartiers de Marseille. Auteur d'un acte aussi monstrueux qu'incompréhensible, la jeune fille s'est enfermée dans le silence. Ouvrir les crânes, décortiquer les pensées de ses proches est devenu pour Pierre une seconde nature, son plaisir, sadique et indispensable. Pourquoi choisit-elle de se confier à lui ? Pourquoi lui raconte-t-elle Marseille et la Méditerranée, la beauté fatale de Samira, la rage de ses frères, la malédiction du mauvais ?il ? Au fil des rendez-vous, chaque lundi de septembre, tous les personnages de cette aventure se dévoilent, se retrouvent face à leurs propres abîmes. Face au Sud qui vit en eux. Sensuel et poétique, ce roman envoûtant nous plonge dans le désespoir et le lyrisme des enfants de l'immigration, comme dans les jeux glacés des hommes de pouvoir. Au-delà des souffrances, la rencontre avec l'autre.
Les poèmes ou les chansons sont des éclats ou des ombres d'éclats". Dans Lueurs, Bernard Tirtiaux livre une centaine de textes écrits entre 1975 et aujourd'hui. Pas de datation ni de chronologie mais un recoupement par thèmes, par couleurs. La vie est nuancier et chaque âge de celle-ci induit ses éclairements, appelle ses formes d'écriture et de lecture. Envie de dire, de déclamer ou de chanter. " L'atelier de vitrail est lieu d'inspiration. Les mains y oeuvrent la matière et la lumière. La musique y règne en maître dans cet univers de gammes et de tonalités. La tendresse et les brûlures des jours se racontent dans des fenêtres d'imagier. Le temps revisite l'amitié et l'amour, accueille les venues, déplore les départs, espère".
Novembre 1941. L?Allemagne est sur le point de gagner la guerre. L?armée du Troisième Reich est aux portes de Moscou.Pour Himmler, le chef des SS, la victoire sera définitive s?il parvient à s?emparer d?une swastika sacrée disparue en Europe. Pour Churchill, il faut absolument retrouver cette relique avant les nazis. Chacun compte sur Tristan Marcas, agent double au passé obscur.Au ceur de cette guerre occulte entre les forces du Bien et du Mal, Laure, la résistante française, et Erika, l?archéologue allemande, vont s?affronter dans une lutte sans merci.De Berlin à Londres, de la Crête mystérieuse à l?Italie de Mussolini, qui l?emportera dans ce duel entre l?ombre et la lumière ?Et si la vérité se trouvait dans la jeunesse aux secrets interdits d?un certain Adolf Hitler ? Notes Biographiques : Éric Giacometti est écrivain et ancien journaliste. Il est aussi le scénariste de la bande dessinée Largo Winch. Jacques Ravenne est écrivain, Franc-maçon, spécialiste de la Révolution, et auteur de livres historiques.
Sur une route désolée du Nevada, un gang de motards est pris en chasse par un camion fou, apparemment bien décidé à les éliminer un à un. Il n'existe qu'une seule issue pour sauver sa peau: ne jamais ralentir?Inspiré par le désormais classique Duel, de Richard Matheson, adapté au cinéma par Steven Spielberg dans son premier film, Plein Gaz marque la première collaboration entre Stephen King et Joe Hill.Traduit de l'anglais par Antoine Chainas
Alex Taylor a grandi en Cornouailles dans les années 60. Après des études à Oxford, il part à Paris pour y vivre plus librement son homosexualité. Il devient professeur, puis journaliste et il est l'un des premiers à parler d'Europe et du sentiment européen. Il voyage, découvre Berlin, s'y installe tout en revenant toujours en France. Bouleversé et en colère après le Brexit, il choisit de devenir Français et obtient l'année dernière la nationalité française. A l'heure du repli sur soi, de l'explosion des populismes en Europe et des questions toujours plus cruciales sur l'identité, Alex Taylor répond par l'exemple, l'humour et la nuance : il montre la façon dont il est devenu un citoyen européen, tour à tour plus anglais que français ou l'inverse.
Résumé : Les histoires d'amour ne se ressemblent pas. Cependant elles entretiennent des correspondances secrètes à travers le temps et l'espace. Alice et Vincent s'aiment, aujourd'hui, à Paris : ils ont l'art et l'érotisme en partage. Leur passion entre mystérieusement en résonance avec d'autres amours, des collines de Rome aux rivages du Brésil, et jusque dans la Grèce antique. Dans cette chasse éperdue où l'on ne sait plus qui fuit et qui assaille, on croise Piero di Cosimo, l'énigmatique peintre de la Renaissance, Diane et Actéon, chasseurs illustres, Ariccia et Philippe, égarés en Italie pendant la Seconde Guerre mondiale, et bien d'autres amants pris dans les tumultes de l'Histoire.
Résumé : Après avoir donné naissance à une petite fille, Cora Salme reprend son travail chez Borélia. La compagnie d'assurances vient de quitter les mains de ses fondateurs, rachetée par un groupe qui promet de la moderniser. Cora aurait aimé devenir photographe. Faute d'avoir percé, elle occupe désormais un poste en marketing qui lui semble un bon compromis pour construire une famille et se projeter dans l'avenir. C'est sans compter qu'en 2010, la crise dont les médias s'inquiètent depuis deux ans rattrape brutalement l'entreprise. Quand les couloirs se mettent à bruire des mots de restructuration et d'optimisation, tout pour elle commence à se détraquer, dans son travail comme dans le couple qu'elle forme avec Pierre. Prise dans la pénombre du métro, pressant le pas dans les gares, dérivant avec les nuages qui filent devant les fenêtres de son bureau à La Défense, Cora se demande quel répit le quotidien lui laisse pour ne pas perdre le contact avec ses rêves. A travers le portrait d'une femme prête à multiplier les risques pour se sentir vivante, Vincent Message scrute les métamorphoses du capitalisme contemporain, dans un roman tour à tour réaliste et poétique, qui affirme aussi toute la force de notre désir de liberté.
Biographie de l'auteur Edouard Louis a 21 ans. Il a déjà publié Pierre Bourdieu : l'insoumission en héritage (PUF, 2013). En finir avec Eddy Bellegueule est son premier roman.
Résumé : Et vous, quel geste vous trahit ? Il y a les gestes qui disent l'embarras, d'autres la satisfaction de soi, certains encore le simple plaisir d'exister, là maintenant, sur cette terre. Mais tous nous révèlent, dans nos gloires comme nos petitesses, nos amours comme nos détestations : le selfie, geste roi de nos vies modernes ; le " vapotage ", qui relègue l'art de fumer à un plaisir furtif, presque honteux ; les hommes de pouvoir qui se grattent le dessous de leur chaussette ; cette façon qu'on a parfois de tourner le volant avec la paume de la main bien à plat ; un verre qu'on tient à la main sans le boire...