Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Plon. Le sens de l'histoire (1833-1962)
Sorel Patricia ; Mollier Jean-Yves
PU RENNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782753543683
Fondée en 1833, l'imprimerie Plon devient une authentique maison d'édition au début de la IIIe République et bâtit sa renommée sur la publication d'ouvrages d'histoire. Après la Première Guerre mondiale, elle se hisse au niveau des plus grands éditeurs de littérature générale en publiant des écrivains aussi prestigieux que Georges Bernanos, Julien Green, Robert Brasillach et Henri Troyat. C'est aussi pendant l'entre-deux-guerres que sont lancées plusieurs collections qui vont connaître une grande notoriété, notamment "Le Roseau d'or" et "Feux croisés", ainsi qu'une collection de poche, la "Bibliothèque Plon". Profondément attachés à la défense des valeurs morales et religieuses, les dirigeants de Plon sont bonapartistes, maurrassiens, puis pétainistes sous l'Occupation. C'est pourtant à cette maison conservatrice que le général de Gaulle confie la publication de ses Mémoires de guerre. C'est aussi chez Plon que sont lancées, dans les années 1950, des collections aussi novatrices que "Civilisations d'hier et d'aujourd'hui", "Terre humaine" et "Tribune libre". La Librairie Plon n'aura cependant pas la force de résister à la première vague de concentrations qui touche le monde de l'édition. Elle sera cédée à un groupe financier avant d'être revendue aux Presses de la Cité. Ce sont 130 années d'une des plus anciennes maisons d'édition françaises qui sont ici retracées, l'histoire de quatre générations d'éditeurs témoins de leur temps.
LE LIVRE De la mythique City Lights Bookstore de San Francisco à la boutique-librairie du Caire, en passant par les 50 kilomètres de rayonnages de Foyles à Londres, l'incontournable Shakespeare and Co à Paris, la librairie néogothique Lello à Porto ou la labyrinthique Xidan à Pékin, ce livre ambitieux montre la variété des librairies dans le monde. Considérés comme "essentiels" par le gouvernement français lors de la fermeture de 2021, ces espaces de vebte et de promotion du livre, riches d'une histoire millénaire (la librairie telle que nous la connaissons est attestée à Athènes aux Ve et VIe siècles avant notre ère), ont évolué au fil du temps, s'adaptant aux mutations de l'édition, aux fluctuations politiques, aux impératifs commerciaux et aux nouvelles formes de sociabilité. En présentant près de 250 librairies - historiques et contemporaines -, les auteurs invitent le lecteur à un tour du monde qui reflète la vitalité de ce haut lieu culturel.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.