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Un amour de père
Sonkin François
GALLIMARD
7,35 €
Épuisé
EAN :9782070265176
Le narrateur n'a connu dans son enfance ni mère, ni frère, ni soeur, ni tante, ni cousine, mais uniquement un père auquel le lie une intimité extraordinaire qui ne peut pas même être nommée, car il s'agit d'un amour exclusif, calmement attaché à la vie grise de tous les jours et cependant métamorphosé par le rayonnement amoureux. Père et fils s'accordent à la manière dont on dit que des instruments de musique sont au diapason l'un de l'autre. Dans leur minable pavillon de banlieue où les mots, les objets prennent une place magique, les deux hommes sont heureux, librement enfermés dans leur univers de passion. Pour l'enfant, le monde, c'est les mots, les choses, les rites, plutôt étranges d'ailleurs, que lui apprend son père. Le reste n'existe pas. A la mort de son père, le fils essaie de venir au monde. Après quelques vaines tentatives de relations avec des femmes, dont la présence est à peine perçue, il s'enfonce avec délices dans la solitude de ses souvenirs parfaitement préservés, trop heureux de trouver dans l'échec la dérision de la réalité et la supériorité du père.
Péguy Charles ; Cavazzini Andrea ; Soskin Jonathan
Résumé : Au-delà de l'apologie circonstancielle du bergsonisme contre ses adversaires rationalistes et thomistes, les deux textes testamentaires de Charles Péguy constituent l'une des traversées les plus éloquentes, inséparable d'une reprise originale, de la philosophie de Bergson. Le gérant des Cahiers de la Quinzaine y renouvelle 1a métaphysique du temps depuis une analyse critique de la société de son temps. Avec cet engagement du bergsonisme, c'est le legs philosophique de Péguy lui-même que la Note sur M. Bergson et la Note conjointe sur M. Descartes recueillent en dernière instance. De là qu'elles demeurent sans équivalent pour aborder ou méditer cet auteur insaisissable. Socialiste utopiste, dreyfusard militant, poète chrétien, nationaliste enragé : les ultimes écrits de Péguy invitent à déposer ce kaléidoscope pour découvrir un penseur à la hauteur de son époque de crise, peut-être aussi de la nôtre. Plus profondément que deux philosophes français, c'est une réflexion métaphysique sur la scission radicale de la durée incarnée et une critique sociale de sa dénégation qui sont ici conjointes. Si bien qu'au seuil du désastre on ne trouve pas, sous la plume de ce va-t-en-guerre mélancolique, une théorie du déclin glorifiant le passé national, mais une ode à la "mouvance" du présent et une dénonciation de son gel catastrophique sous les règnes complices de l'argent et du positivisme. Péguy articule par-là, à une interprétation hardie de la métaphysique bergsonienne qui annonce les philosophies de l'événement, une étonnante contribution aux critiques marxistes de la modernité capitaliste et du mythe du progrès. Versant bergsonien d'un réquisitoire antimoderne, les Notes en sont aussi bien le pendant un plaidoyer pour l'assomption de cet éternel passage du temps que refoulent tous les cultes de l'habitude et de la mémoire. De quoi rendre possible une réappréciation de Charles Péguy et de sa position singulière, entre diagnostic de la crise et affirmation de l'espérance.
Joseph Mallord William Turner (1775-1851) est aujourd'hui considéré ~-: comme le plus grand - car le plus novateur, sans doute - des peintres anglais de paysages et l'un des maîtres de la peinture européenne au xixe siècle. En effet, il a su opérer dans ses tableaux, et particulièrement dans ses oeuvres ultimes, un dépassement radical de la forme et de la fonction classiques du paysage par une dilution dans la lumière. "Oui, mon style, c'est l'atmosphère", a-t-il pu déclarer! Cependant, ce révolutionnaire est aussi bien un héritier, un continuateur et un compagnon de route. La profonde singularité de son oeuvre s'est en effet constamment nourrie de son dialogue avec les autres peintres, tant les maîtres anciens que ses contemporains. L'exposition "Turner et ses peintres" - fruit et aboutissement des travaux de nombreux chercheurs depuis plusieurs années - propose pour la première fois une remarquable confrontation entre l'artiste britannique et "ses" peintres. Dans ce catalogue, on trouvera en regard de ses productions les oeuvres des maîtres qui l'ont inspiré - Claude Lorrain, évidemment, mais encore Canaletto, Poussin, Rembrandt, Rubens, Ruisdael, Téniers, Titien, Watteau -, ainsi que celles de ses contemporains, Bonington, Constable, Girtin et Wilkie.
Résumé : La Dame est quelqu'un avec qui le narrateur a une aventure et qu'il retrouve à intervalles réguliers dans une chambre d'hôtel. Elle appartient au meilleur monde, elle a des dessous et des dessus élégants, elle se promène, elle bavarde, se rend, suivie de son amant, à des cocktails. Tout cela serait d'une stupéfiante banalité si le narrateur ne se trouvait, grâce à la seule présence de la Dame, bizarrement décalé, distancé par rapport au monde extérieur qu'il se prend soudain à inventorier à neuf avec une sorte d'allégresse objective et de précision délirante. L'univers de la Dame se mue, sous l'oeil du narrateur, en un ballet d'objets hétéroclites et apparemment absurdes, qui semble obéir à des lois, à des rites secrets. A travers un vertige calme, le détail révélateur finit par absorber totalement l'attention de l'observateur et la réalité de l'observé. Tout se décompose, s'éloigne : les rues, les gens, les magasins. Et puis le sentiment même devient objet, et le mot devient objet... Et l'on s'avise soudain que ce récit où court un humour inquiétant dresse en réalité un constat d'échec : celui d'un certain type de rapports humains, peut-être même de tous les rapports humains, quels qu'ils soient.
Résumé : Alain Chamfro sera médecin. Il se coule ainsi dans le moule social le plus régulier, et pourtant, il demeure un homme à part. Etudiant pauvre parmi des fils de bourgeois, il va retenir des hôpitaux, et même de la salle de dissection, une infinie pitié, l'amour des autres. Autour de lui règnent le manque de compassion, l'indifférence à la souffrance et au malheur. Les femmes, qui sont pour lui un refuge naturel, mentent et le déçoivent longtemps.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.