Je suis sûr que le lecteur qui rencontrera Armonía Sommers pour la première fois s'arrêtera de lire de temps en temps pour se demander comment fonctionne cette fascination inexplicable qu'exerce le texte sur lui, à quoi ressemble-t-elle. Il s'agit d'un mécanisme de raréfaction du monde, d'une manoeuvre hallucinatoire pour le représenter, d'une fièvre programmée qui interfère entre les mots, les êtres et les choses. L'énergie poétique de la prose propulse ces fictions par agglutinement. Tout dépend de cette énergie et on ne trouvera pas (ni dans les lieux, ni dans le parler des personnages, ni dans le ton du narrateur) le moindre trait de couleur locale. La ville, la campagne, les caractères ont une certaine universalité abstraite malgré l'épaisseur de leur matérialité, malgré les jus corporels qui suintent, malgré leurs odeurs et leurs stridences. Mais chaque circonstance est minutieusement saturée, volontairement surchargée par l'écriture." De la préface.
Résumé : Des mois après son aventure vénitienne, Emma King est bien décidée à oublier l'enquête périlleuse qu'elle a menée avec Kieran, l'assistant de son père,à propos d'un mystérieux tableau. Mais alors qu'elle visite Rhodes en charmante compagnie, voici que le bel irlandais resurgit ! Toujours aussi agaçant que séduisant, il réveille sa curiosité en prétendant que le fameux tableau peut les mener vers le trésor des templiers ! Emma osera-t-elle replonger dans l'aventure malgré l'organisation criminelle qui les menace ?
Les jumeaux Axel et Mina, 11 ans, sont envoyés chez leur grand-oncle Nicodème suite à la disparition inexplicable de leur mère. Le vieux est un peu loufoque, très grincheux, et tient un étrange musée de jouets anciens dans son arrière-boutique. Quand Axel, poussé par sa curiosité, enfreint les règles et touche un chat en bois du musée, les enfants se retrouvent transportés dans l'Egypte ancienne. Ils pensent être envoyés là pour aider un petit garçon égyptien à retrouver son père mais, en réalité, l'aventure dans laquelle ils s'embarquent est bien plus vaste que ce qu'ils imaginent...
Résumé : Il était une fois, dans un pays pas si lointain, une princesse pas tout à fait comme les autres. La princesse Aurélia, car tel était son nom, avait la particularité d'avoir horreur d'attendre. C'est bien simple, quand elle voulait quelque chose, elle le voulait tout de suite. Et comme elle était débrouillarde, elle obtenait généralement tout ce qu'elle désirait. Cependant, en grandissant, quelque chose vint à la tracasser. Dans les histoires, toutes les princesses tombent amoureuses d'un bellâtre à couronne surgi d'un bois. Toutes ! A chaque fois ! "Et pourquoi ?" demande-t-elle un jour à sa mère. "Mais enfin, parce que c'est comme ça !", lui répond la reine. "Et alors ? rétorque Aurélia. Et si moi j'ai pas envie ?" Ce dont Aurélia est sûre, en tout cas, c'est que si elle doit avoir un jour un prince à elle, ce sera un prince qui lui plaira vraiment. Un qui soit chouette, sympa, extra? Un super prince quoi ! Pas le premier qui pointe le bout de son nez. Et celui-là, d'accord ! Elle veut bien le rencontrer, et elle a même très très hâte de le connaître. "Ne t'inquiète pas, lui dit sa mère. Sois patiente, un jour, il viendra?" Quoi, patiente ? Attendre comme ça ? Sans rien faire ? Flûte alors ! Il doit bien y avoir un moyen de prendre les choses en main...
Résumé : Le bac se profile à l'horizon et Wendy Vianney, l'ennemie jurée des filles, est de retour prête à leur faire payer son exil ! Maëlle déjouera-t-elle ses plans machiavéliques ? Accusée de vol, Lily parviendra-t-elle à prouver son innocence ? Mélisande saura-t-elle affronter la pauvreté ? Chiara reverra-t-elle Kieran, son amour irlandais ?
Ce roman, sans perdre sa nature de premier roman, est d'une très grande richesse. Je dirais d'abord qu'il se lit avec beaucoup de plaisir et j'ajouterais qu'il se lit passionnément. Les personnages, parfaitement brossés dans leur contradiction, montrent une vitalité débordante de réalité , la reconstitution du petit village frontalier est magnifiquement réussie. Il y a un double engagement dans ce livre : le premier pour défendre le sort des opprimés (ce qui motiva la destruction en 1976 de la première édition en Argentine), le second face à la littérature la plus exigeante, car l'auteur nous donne le meilleur de lui-même sans auto-complaisance ni éclats artificiels. José Agustín
L'écrivain mexicain Paco Ignacio Taibo II a retrouvé les chroniques de son père qui couvrait le Tour de France dans les années 1950. En maître du texte et de la parole, il les présente, les commente et les assemble.
Claudia, journaliste espagnole élevée en Argentine dès son plus jeune âge, revient au pays natal pour commencer une nouvelle vie. Installée à Madrid, elle travaille dans un bar à cocktails, El Unicornio, où elle connaît Edgar, un étudiant mexicain. Lui aussi veut oublier des années difficiles. Comme Claudia, il doit s'y résoudre : on ne repart jamais à zéro. Vivant entre désir et réalité, ils arpentent cette dure vérité comme l'être fictif qui habite notre imagination et nos désirs. La rencontre avec la licorne comme une chance plus merveilleuse qu'inespérée, permettra à chacun de se retrouver. L'ombre de La Licorne invite à se reconnaître, à s'élever mais à garder les pieds sur terre.