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LA ROUE ROUGE - TROISIEME NOEUD : MARS 17
SOLJENITSYNE A I.
FAYARD
43,40 €
Épuisé
EAN :9782213597782
Jour après jour, la semaine qui a suivi l'abdication de Nicolas II : du vendredi 16 au jeudi 22 mars. Après Nicolas, son frère Michel, qu'il avait désigné pour lui succéder, abdique à son tour. La forme du gouvernement de la Russie devra être fixée par une Assemblée Constituante. La dynastie est tombée ! Les libéraux jubilent et célèbrent la " Grande Révolution non sanglante ". Mais déjà, le Soviet des Députés ouvriers paralyse le Gouvernement Provisoire, tandis qu'une violence aveugle, incontrôlable, se déchaîne ici et là. " D'où vient tant de haine ? " Ceux qui aimaient le peuple et lui faisaient confiance ne le reconnaissent plus. Des forces obscures ont été libérées, tout obstacle devant elles est dérisoire, où s'arrêtera-t-on ? Au front, l'armée tient encore debout. Les officiers accueillent avec colère, accablement ou espoir les réformés désordonnés venant de Pétrograd. Les soldats, d'abord déconcertés, sentent se desserrer l'étau de la guerre et monter en eux, de plus en plus fort, l'appel de la terre et de leur famille. Un pays engagé dans un conflit mondial peut-il se permettre une révolution ? Les élans d'enthousiasme et les bouffées d'angoisse, le froid calcul et la folle audace instinctive sont incarnés dans des personnages vibrants, dont chacun porte un monde d'idées et de sentiments. Ainsi voyons-nous, d'un chapitre à l'autre, le même événement avec des yeux et un c?ur différents, et la révolution nous apparaît avec sa chaire vivante, telle qu'aucune analyse ne la montre jamais. Le tissu serré de l'?uvre combine le récit, tantôt précipité et tantôt quasi immobile, avec des scènes de rue, des collages de presse et de petits scénarios où éclate le don visionnaire de l'auteur.
L'amère histoire d'un monde qui s'écroule. Une armée abandonnée au massacre et à la captivité par un haut commandement irresponsable. Une société qui court à l'abîme, fascinée par ses illusions. La première partie du roman narre le destin de l'armée de Samsonov, encerclée et décimée en août 1914 parmi les lacs et les forêts de Prusse orientale. La seconde montre le glissement d'un pays riche et prospère vers le chaos, à partir de 1905 et en dépit du redressement opéré par le grand homme d'Etat que fut Stolypine, victime du terrorisme. Un livre d'histoire, d'abord: celui qui manquait à la Russie depuis qu'elle a eu "son histoire rompue, sa mémoire cassée, ses historiens exterminés". Un livre qui relate des faits et où la plupart des personnages figurent sous leur vrai nom. Un roman, aussi, parce que les hommes sont là, du paysan-soldat au tsar faible et résigné, dans l'infinie variété de leurs destins et de leurs mondes intérieurs. Inscrits dans cette épaisseur de réalité, les événements s'imposent au lecteur dans tout leur tragique relief originel. Un miroir, enfin, que l'auteur tend à notre propre époque. Cette "société" qui adule les terroristes et appelle « exécutions » des assassinats, qui applaudit aux défaites militaires, vocifère à la Chambre et publie dans ses journaux n'importe quel mensonge pourvu qu'il affaiblisse le gouvernement, - ce passé ne reflète-t-il pas par bien des traits le présent et l'avenir de l'Occident? La Roue muge - cette meule de l'Histoire, ce tourbillon de feu qui finit par tout emporter, jusqu'aux révolutionnaires eux-mêmes - est une vaste épopée qui doit conduire le lecteur jusqu'en 1922. Le présent volume - dont une version très incomplète avait paru en 1972 - est le premier de ceux consacrés aux causes et au déroulement de la révolution. Amorcée par Alexandre Soljénitsyne dès 1936 - il avait dix-huit ans cette immense fresque (une vingtaine de « n?uds » sont prévus) s'annonce incontestablement comme la grande oeuvre de sa vie.
Résumé : Inspiré de scènes du Goulag, notamment de soulèvements de camps de prisonniers, ce scénario reconstitue de manière condensée les troubles qui se déroulèrent aux camps d'Ekibastouz en 1951-52 - dont l'auteur fut lui-même témoin - et ceux de Kenguir en 1954, tels que les lui rapportèrent des rescapés. Ecrit par Soljénitsyne à Riazan à l'automne 1959, il n'a jamais été porté à l'écran et est publié ici en traduction pour la première fois.
Roman commencé en relégation, à Kok-Térek (Kazakhstan du Sud) en 1955. La première version (96 chapitres) fut achevée dans le village de Miltsevo (région de Vladimir) en 1957, la deuxième et la troisième à Riazan en 1958 (toutes versions détruites par la suite pour raisons de sécurité). En 1962, quatrième version, que l'auteur jugeait définitive. En 1963, toutefois, après la publication d'Une journée d'Ivan Denissovith dans Novy Mir, on pensa à l'éventualité d'une publication fragmentaire, quelques chapitres furent extraits du livre et proposés à A. Tvardovski. Ce projet aboutit à débiter le roman en chapitres, à exclure ceux qui demeuraient impubliables et à désamorcer politiquement tous les autres, ce qui revenait à élaborer une nouvelle version (la cinquième, 87 chapitres) où l'essentiel du sujet était altéré : au lieu d'être, comme ç'avait été le cas, " atomique ", il mettait en scène un thème soviétique fort courant à l'époque : la " trahison " d'un médecin qui faisait passer un médicament à l'Ouest. C'est sous cette forme qu'il fut examiné et accepté par Novy Mir en juin 1964, mais les tentatives de publication tournèrent court. Durant l'été 1964 fut esquissé un nouveau projet, de sens contraire, tendant à creuser et à rendre plus percutante la version de 87 chapitres (ce fut la sixième version). En automne, une photographie de cette version fut expédiée à l'Ouest. En septembre 1965, les exemplaires de la version " avouable " (la cinquième) furent saisis par le KGB, ce qui bloqua définitivement la publication du roman en U. R. S. S. En 1967, cette version fut largement diffusée par le Samizdat. Dans sa sixième version, le roman fut publié en 1968 par la maison américaine Harper and Row (et c'est d'après ce texte que furent faites toutes les traductions). En été 1968 apparut une septième version : texte complet et définitif du roman (96 chapitres). Ce texte n'a jamais circulé en Samizdat ni jamais été édité séparément. Il paraît pour la première fois dans l'édition de ces OEuvres. La " charachka " de Marfino et presque tous ses habitants ont été peints d'après nature.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.