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L'économie politique mise à nu par la question sociale même
Solans Henri
L'HARMATTAN
37,50 €
Épuisé
EAN :9782296068391
La vie en société ne va pas de soi, il faut un dispositif qui la fonde. Ce dispositif a une propriété plutôt étrange: il menace de mort la société qu'il vient de faire naître. La menace provient de la question sociale. Les mesures prises en réponse à la question sociale complètent le dispositif fondateur. L'articulation entre les deux dispositifs, celui qui fonde et celui qui complète, constitue un montage. Nous vivons au sein de ces montages. Quel est le montage à l'œuvre, aujourd'hui, en France? S'agit-il du montage libéral appareillé, du montage libéral répressif, libéral libertaire, ordolibéral, du montage néocorporatif ou du montage républicain? Les économistes répondent mais ils le font en appui sur leurs a priori théoriques. Selon qu'ils se déclarent théoriciens de la liaison sociale, du lien social ou du liant social, théoriciens de l'indépendance ou de la subordination, ils optent pour l'un ou l'autre de ces montages. Comme ils ne peuvent avoir tous raison au même moment, il se pourrait que certains se trompent. La question sociale participe au dévoilement de la dimension fantasmagorique des discours installés.
Dans l'ouvrage Le capitalisme mourra-t-il en utopie ? la lutte des classes est présentée comme seul moteur de l'Histoire. Or les classes ayant quelque chose à voir avec la reproduction, il était légitime d'attendre que les corps sexués jouent un rôle dans le récit. Ce n'était pas le cas. Revenant sur cette absence, on s'interroge ici sur l'articulation qui lie les conflits de classe et ceux qui opposent les corps sexués. Le genre, entendu comme rapport social, se transforme en même temps que vieillit le capitalisme. L'ouvrage précité se ferme sur une question : "qu'attend l'Histoire aujourd'hui ?" La prise en compte du genre invite à réévaluer la réponse à cette question.
Résumé : Le livre que tous les parents devraient offrir à leurs adolescents (après l'avoir lu eux-mêmes). Jusqu'à quel âge mes seins vont-ils pousser ? Est-ce que mon pénis grandit normalement ? Comment fait-on pour embrasser ? Quelle est la meilleure méthode pour me raser ? Pourquoi ai-je toujours envie de pleurer ? Suis-je normal ? La puberté, c'est une étape de la vie qui correspond à peu près aux années collège, entre 9 et 15 ans. Les enseignants disent toujours que c'est l'âge où les élèves sont les plus difficiles. Et c'est sans doute parce qu'ils traversent tant bien que mal une période de profonds bouleversements physiques et émotionnels. On leur explique pourtant fort peu de choses sur ce qui se passe en eux. Souvent, on se contente de dire aux filles qu'elles vont avoir leurs règles et aux garçons qu'il faudra plus tard utiliser des préservatifs... Or, des dizaines de questions se bousculent dans leur tête que beaucoup n'osent pas poser et qui les inquiètent. Ce livre est là pour répondre à toutes ces interrogations, parce qu'un adolescent se sentira forcément mieux dans sa peau s'il comprend les phénomènes qui se produisent en lui.
Résumé : Toute légende urbaine a un fond de vérité. Un roman noir sur un monde étudiant où l'on vit, où l'on aime et parfois... l'on tue. Simon, étudiant à la fac de Poitiers, entre comme pigiste à L'Echo, le journal local, pour payer ses études. Pendant des mois, il couvre les kermesses et les inaugurations. Jusqu'au jour où le corps d'un jeune homme est découvert dans le Clain, la rivière qui traverse la ville. Simon se lance avec passion dans l'enquête. Il interroge tous les témoins. Chacun y va de sa théorie sur les coupables : un gang de voleurs d'organes ou un tueur en série... Mais Simon découvre que plusieurs étudiants sont morts dans des circonstances étranges. Rites sacrificiels ? Jeux de rôle ou urbsex qui auraient mal tourné ? Les légendes brouillent le réel, Simon ne peut plus démêler le vrai du faux. Et bientôt, on cherche à le faire taire.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.