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Histoire ecclésiastique. Livres II et III
SOCRATE CONSTANTINOP
CERF
39,00 €
Épuisé
EAN :9782204078665
Le livre II de l' "Histoire Ecclésiastique" de Socrate couvre les règnes des fils de Constantin (337-361), le livre III ceux de Julien et Jovien (361-364). Comme dans le livre I, l'histoire générale sert de cadre à l'histoire ecclésiastique. Le livre II mentionne quelques événements politiques, concernant surtout le règne de Constance II. Le livre III s'étend davantage sur Julien et sa politique : un long chapitre relate sa carrière avant son accession à l'empire, sa politique religieuse est aussi longuement rapportée l'expédition de Perse et la mort de Julien, l'avènement de Jovien et sa mort, donnent lieu à des récits plus brefs. Mais l'essentiel reste consacré à l'histoire ecclésiastique. La crise arienne tient naturellement une place considérable dans ces livres, en particulier dans le livre II. Plusieurs des nombreux conciles qui suivirent celui de Nicée - celui d'Antioche de 341, dit de la Dédicace, ceux de Sardique (343), de Sirmiuin (351 et 357), de Milan (355), de Rimini (359), de Séleucie (359), de Constantinople (360), d'Antioche (361), d'Alexandrie (362), des Macédoniens, d'Antioche (363) donnent lieu à de copieuses notices, plusieurs des confessions de foi qui les préparent ou qu'ils produisent sont citées in extenso. Ces textes souvent mentionnés dans les histoires de la crise arienne, mais rarement lus, sont ici pour la première fois intégralement traduits en français. Dans le livre III, une des mesures de Julien, l'interdiction faite aux chrétiens d'enseigner, donne à Socrate l'occasion d'un long excursus qui est un vibrant plaidoyer pour la culture classique.
Résumé : Ex-champion du monde de magie, scientifique de formation, Philippe Socrate est passionné d'illusions d'optique, et surtout de leurs ressorts qu'il se plaît à révéler - alors que, comme tout vrai magicien, il s'interdit de le faire pour ses tours qui ont parcouru le monde entier... Si dans son précédent ouvrage, Tous les secrets des illusions d'optique, il s'était attaché à démontrer les mécanismes des illusions les plus efficaces et à nous en offrir une version inédite, il oeuvre maintenant à élargir notre champ visuel. Dans ce nouveau livre, il dévoile non seulement les toutes dernières illusions et leurs mécanismes, mais aussi quelques énigmes optiques originales et curiosités visuelles étonnantes. A vous de voir ! Chaque illusion ou énigme de ce livre a été testée sur des passionnés d'art optique, qu'ils soient éminents scientifiques, grands magiciens ou artistes visuels de talent.
Résumé : A une époque où les nouvelles technologies envahissent nos écrans et nos vies et nous confinent parfois dans une bulle hors du monde, il n'est pas inutile de se rappeler que l'on peut aussi se divertir en groupe et avec trois fois rien. Pour preuve, les jeux vidéo n'ont pas démodé les jeux de cartes ni les livres de coloriage pour adulte, dont le succès ne se dément pas. C'est dans cet esprit que Comment t'as fait ? vous propose des distractions simples, partagées et durables, ne consommant que votre énergie dans l'art d'amuser les autres. Avec pour seul bagage un peu d'imagination, parfois un peu d'entraînement ou de préparation et éventuellement quelques objets courants - cordelette, papier, cuiller, crayon - vous serez vite émerveillé par la multitude d'effets surprenants, de gestes étonnants et de tours curieux que vous parviendrez à réaliser ! Comment t'as fait ? présente pour la première fois une joyeuse compilation joliment illustrée de ces petits jeux des mains, du corps et de l'esprit, certains appartenant à la mémoire populaire, d'autres créés par les auteurs, grâce auxquels vous amuserez petits et grands.
Le livre VII de l'Histoire ecclésiastique de Socrate couvre le règne de l'empereur Théodose II jusqu'en 438, où l'historien met volontairement un terme à son récit. Les données d'histoire profane y sont plus nombreuses. Plusieurs chapitres concernent les Juifs; quelques-uns sont révélateurs de la dégradation des rapports entre Juifs et chrétiens, attestée aussi par plusieurs lois de Théodose II. Les données d'histoire proprement ecclésiastique sont de caractère très divers. La plupart concernent des évêques, le plus souvent ceux des grands sièges. Plusieurs chapitres, généralement critiques, mettent en scène Cyrille d'Alexandrie. L'assassinat d'Hypatie est relaté sans que lui soit attribuée une responsabilité directe, mais Socrate relève que ce meurtre lui valut un grand blâme, ainsi qu'à son Eglise. Les données qui concernent Constantinople sont les plus fournies. Socrate parle longuement des cinq évêques qui se succèdent sur le siège de la capitale durant cette période. Dans ce livre surtout, le novatien Socrate insiste sur leur attitude envers les Eglises dissidentes et blâme ceux qui les persécutent. Or ces persécutions pouvaient s'appuyer sur un arsenal législatif sans cesse renouvelé et durci depuis Théodose Ier, dont l'historien pourtant ne dit mot. Ainsi Nestorius est critiqué pour avoir persécuté les dissidents; en revanche, Proclos, toujours en place au moment où Socrate écrit son ouvrage, est loué pour son attitude qui consiste à les gagner par la patience plutôt que par la force. De l'empereur aussi, Socrate loue la douceur, s'efforçant de faire croire qu'il n'est pour rien dans la politique de répression. Son ouvrage est ainsi un appel à la tolérance, facteur de paix dans tous les domaines, un manifeste pour la liberté religieuse. Biographie de l'auteur Pierre MARAVAL est professeur émérite d'histoire des religions de l'Université Paris IV-Sorbonne. Il a publié des éditions et traductions de textes anciens (dont les Sources Chrétiennes 178, 296, 363, 477 et 493) et divers ouvrages sur l'histoire du christianisme des premiers siècles.
L'Histoire Ecclésiastique de Socrate, un écrivain constantinopolitain du début du Ve siècle, entend poursuivre celle d'Eusèbe de Césarée: elle commence donc avec le règne de Constantin (306-337) pour s'achever en 438, sous Théodose II. Le livre I est entièrement consacré au règne de Constantin, dont l'ascension vers le pouvoir est brièvement évoquée, avant que soient passés en revue les événements importants de l'histoire du christianisme sous son long règne: le concile de Nicée (325), la politique religieuse de l'empereur, quelques-unes des grandes figures épiscopales et monastiques du temps, la conversion de peuples barbares (Axoumites, Géorgiens), la découverte du tombeau et de la croix du Christ, les problèmes suscités par le concile en Orient. Socrate offre l'avantage de citer in extenso nombre de documents importants, lettres d'évêques, de l'empereur, du concile; d'autre part son Histoire, à l'inverse d'autres, n'est pas une histoire de combat, mais fait preuve d'un certain irénisme, dû sans doute à l'appartenance de son auteur à l'Eglise dissidente (mais fidèle à Nicée) des novatiens Biographie de l'auteur Pierre Maraval est professeur à l'Université de Paris IV-Sorbonne, où il enseigne l'histoire du christianisme ancien. Il a publié des éditions et traductions de textes anciens (dont les n° 178, 296 et 363 de Sources Chrétiennes) et divers ouvrages sur l'Antiquité chrétienne
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.