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Socialter N° 72, octobre-décembre 2025 : L'industrie de la destruction. Comment les guerres accélère
SOCIALTER
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8,50 €
Épuisé
EAN :3663322134128
A Gaza, en Ukraine et dans d'autres zones de conflits moins médiatisées, le carnage humain se double d'une dévastation des sols, des eaux, des terres cultivables. Depuis le XXe siècle, les machines de guerre ont acquis une puissance de destruction inédite, au point d'ouvrir, comme le formulait le philosophe Günther Anders, la " possibilité d'une apocalypse ". La guerre a façonné en profondeur nos modes de production, créant des marchés entiers fondés sur des innovations toxiques développées pour les armées. Que faire aujourd'hui face à la remilitarisation du monde ? Alors que les industries d'armement amassent des profits indécents et polluent toujours plus, le mouvement écologiste, héritier d'une longue histoire pacifiste, est divisé. Certains journalistes tenaces, comme Ariane Lavrilleux de Disclose, tentent de faire la lumière sur un secteur opaque. D'autres se battent pour réguler la prolifération de " robotstueurs " boostés à l'IA. Et dans plusieurs ports d'Europe, les dockers renouent avec leur tradition antimilitariste pour empêcher la livraisons d'armes à Israël. Des formes multiples de résistance qui refusent de céder aux sirènes d'une industrie meurtrière et écocidaire.
En collaboration avec Terres de Luttes L'écologie, une cause perdue ? Tout porte à le croire, à l'heure où les fascistes fossiles de l'administration Trump font sauter les protections les unes après les autres, sabrent dans les budgets à la tronçonneuse, et étouffent les voix des scientifiques qui dérangent leur fuite en avant extractiviste. Tout porte à le croire aussi, lorsqu'en Europe et en France, les assauts se multiplient contre le droit environnemental etque la répression n'en finit pas de se durcir contre les militants. Pourtant, ces attaques disent aussi quelque chose de la puissance acquise ces dernières années par le mouvement écologiste. Une force de frappe forgée sur le terrain des luttes locales qui sapent l'évidence tranquille de l'expansion capitaliste. Ce hors-série est l'occasion de raviver, en 164 pages, la mémoire des victoires passées et récentes face aux logiques obsolètes de l'aménagement productiviste. Il servira aussi d'outil et de manuel pour les combats à venir et pour penser le futur des territoires en résistance.
Longtemps considéré comme une pure abstraction, le bonheur s'est sécularisé et diffusé au sein de la société au point de s'ériger en nouvelle norme. Par la grâce de la psychologie positive, il est même devenu un fait mesurable et accessible à tous, à condition de respecter les méthodes enseignées par les apôtres du développement personnel. En devenant l'objectif par défaut de tout individu vivant dans un pays développé, le bonheur s'est offert une légitimité dans le champ universitaire. Les économistes, notamment, tentent depuis l'après-guerre de le mesurer, et d'en décomposer les sources. Depuis l'Antiquité, les penseurs ont élaboré différentes doctrines se rejoignant sur la nécessaire quête du bonheur terrestre, perçue tantôt comme recherche des plaisirs, tantôt comme évitement des douleurs. Individualiste, notre quête de bien-être ? Les chercheurs en psychologie positive ont multiplié les expérimentations étudiant les corrélations entre épanouissement personnel et comportements altruistes. Avec des résultats plus ou moins probants. Dans la vie privée comme au travail, la quête du bonheur peut vite devenir une obsession... Jusqu'à nous pousser, paradoxalement, à la déprime.
Un grand Dossier consacré à la Nuit, "en voie d'extinction". L'idée est d'explorer notre rapport contemporain à la nuit et à la lumière à travers différents angles : écologique, en étudiant l'impact de la pollution lumineuse sur la biodiversité et les solutions à apporter ; économique et social, en mettant en lumière l'omniprésence des écrans et l'émergence de nouveaux usages perturbant notre lien au sommeil ; urbanistique et sociétal, en analysant le lien entre la lumière et la sécurité en ville, et comment cela a "rendu" la ville aux femmes ; techno et R&D, en faisant le bilan des recherches sur la bioluminescence.