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Paroles perdues
Snyders Jean-Claude
BUCHET CHASTEL
14,85 €
Épuisé
EAN :9782283017814
Semblable à une jeune femme en habits d'autrefois, venue, mystérieuse et souriante, sans l'avoir annoncé, et surgie d'un endroit que l'on ne connaît pas, mon enfance, soudain, arrive à mes côtés. Elle était restée cachée pendant longtemps, mais elle ne veut plus se dissimuler ; elle ne le peut plus sans doute... Elle m'appelle, comme feraient des amis que l'on a pas vus depuis longtemps, ou comme des femmes que l'on a jadis aimées, et que l'on ne pensait plus revoir jamais. Jeune femme en robe blanche, au fin sourire, elle me prend par la main et doucement m'entraîne : je l'ai peut-être entrevue jadis, mais je ne saurais dire quand, ni en quel lieu ; je ne me rappelle même plus qui elle était. Quels mots murmure-t-elle donc, que je ne comprend pas et à l'appel desquels, pourtant, je ne peux résister... Récit d'enfance, où plutôt résurgence d'un passé qui semblait depuis longtemps oublié, Paroles perdues conte l'enfance particulière de l'auteur, aux côtés d'un père rescapé du camp d'Auschwitz.
Est-ce que tu me permets, mon père, d'évoquer le hangar dont tu m'as parlé un jour, après avoir gardé le silence sur ce sujet pendant longtemps, ce hangar dans lequel, lorsque les SS ont quitté Auschwitz pour échapper à l'armée soviétique toute proche, tu es parvenu à te cacher pour éviter la marche qui devait mener les déportés loin du camp, marche harassante pour ceux qui ont été obligés d'y participer, et dont tu savais pour ta part qu'exténué, squelettique, presque incapable de te déplacer, tu ne pourrais la supporter Ce soir-là, le 18 janvier 1945, il faisait un froid extrême. Les SS passaient tout près de toi, accompagnés de leurs chiens, emmenant dans la nuit, sous la neige, des milliers d'êtres affamés, hagards, désespérés , à tout prix tu devais éviter que les nazis te repèrent : si un seul des SS avait pu te voir, si un de leurs chiens avait senti ta présence, tu étais perdu.
Résumé : Aller au fond de son passé, vers la source de son être, source plus introuvable que celle du fleuve le plus mystérieux ; mais il faut tenter de la trouver pourtant. Revenir vers les secrets qui, jadis, sur toute l'enfance, diffusaient leur mystère ; regarder même les plus indicibles de ces secrets, qui autrefois ont été si effrayants, que l'on ne pouvait s'en approcher : de leur invisible présence sont nés bien des culpabilités, bien des peurs, bien des désespoirs. Essayer de retrouver les sentiments interdits, impossibles à regarder, que l'on a éprouvés autrefois ; pendant longtemps ils ont été si lointains que même si, par hasard, on les avait rencontrés, on n'aurait pu les reconnaître. Faire ce voyage, parce que ce sont ses propres enfants qu'au détour du chemin on rencontrera sans doute : alors que l'on a retrouvé ses anciennes détresses, on s'aperçoit que l'on ne souhaite rien plus passionnément que de leur épargner de semblables peines. Peut-être n'avait-on entrepris ce voyage que pour s'efforcer de comprendre ses enfants davantage, pour tenter de mieux les aimer.
Un moment vient où le " jeune adulte " en a terminé avec les institutions éducatives qui occupaient jusque-là l'essentiel de ses activités ; il quitte les amphithéâtres et s'éloigne de ses maîtres, il cesse de consacrer l'essentiel de son temps à l'étude et entre dans ce qu'on nomme étrangement la " vie active ". Au sortir de l'université ou de l'école, s'engage alors un étrange " corps-à-corps " entre un passé récent et un futur incertain, entre une culture acquise et un avenir qui s'esquisse... Période charnière et déterminante que Georges Snyders tente de comprendre dans cet ouvrage. Il soutient ainsi que, contrairement à l'idée répandue, on est bien encore ici au cœur de l'éducation... si tant est qu'on accepte que celle-ci se définisse moins par la présence dans un établissement particulier que par l'effort méthodique d'un être pour se dépasser et atteindre à la joie. Pour saisir ce moment, l'auteur étudie quelques destins exemplaires. À travers eux, il tente de comprendre ce que signifie réussir quand cela ne se réduit pas à la reconnaissance sociale et à l'insertion professionnelle. Il montre à quel point tout se joue dans cette expérience étonnante d'un être qui conquiert son unité en faisant passer une culture dans une vie, en donnant vie à sa culture et en devenant créateur de lui-même. De Simone de Beauvoir à Einstein, de l'expérience musicale à la confrontation terrible de l'auteur lui-même avec la barbarie d'Auschwitz, les analyses se déploient pour nous introduire à une " éducation de l'entrée dans la vie " qui permet véritablement " de penser et d'agir sa vie ". Ces pages s'ouvrent sur un avant-propos de François Dubet, sociologue connu pour ses travaux sur les jeunes et la " galère ", qui dit ici quels sens peuvent avoir ces destins exemplaires au regard de la réalité sociale difficile de ceux qui sortent aujourd'hui de l'école. Elles sont suivies d'une postface de Daniel Hameline qui interroge la portée éducative du recours à l'exemplarité de " destins remarquables ". Ainsi construit, au carrefour de trois générations de chercheurs, l'ouvrage pose des questions essentielles, celles qu'à posées Georges Snyders tout au long de ses différents ouvrages : " Quelle éducation peut permettre à l'homme de se dépasser en dépassant la simple satisfaction immédiate, de se réaliser sans rivaliser, de trouver sa place sans s'y installer et d'accéder ainsi à une joie essentielle qui témoigne d'une avancée de l'Homme dans le monde ? " C'est dire que ce livre s'adresse à tous, éducateurs et étudiants, parents et maîtres, tous concernés par la question de l'éducation et de son sens.
Les mouvements en faveur de la nature se développent dans la plupart des pays occidentaux depuis la fin du XVIIIe siècle. Protéiformes et redoutables à définir, ils partagent finalement tous le même objectif : construire un monde meilleur. Cet enjeu, qui est avant tout politique, relève aussi de questions sociales, économiques, culturelles, car vouloir sauvegarder l'environnement, c'est s'interroger sur la répartition des richesses, le rôle des régulations, l'expression des citoyens, la modification des modes de vie, etc. Autant de thèmes qui sont abordés ici à travers l'analyse de la pensée d'acteurs incontournables ¿ de Reclus et Rousseau à Malthus ou Veblen ¿ et la présentation d'événements emblématiques ¿ comme la contamination au mercure du site de Minamata, au Japon, ou le périple du cargo-poubelle Khian Sea. Au final, c'est toute la question du progrès social que les combats pour la nature placent au c?ur du débat.4e de couverture : Les mouvements en faveur de la nature se développent dans la plupart des pays occidentaux depuis la fin du XVIIIe siècle. Protéiformes et redoutables à définir, ils partagent finalement tous le même objectif : construire un monde meilleur. Cet enjeu, qui est avant tout politique, relève aussi de questions sociales, économiques, culturelles, car vouloir sauvegarder l'environnement, c'est s'interroger sur la répartition des richesses, le rôle des régulations, l'expression des citoyens, la modification des modes de vie, etc. Autant de thèmes qui sont abordés ici à travers l'analyse de la pensée d'acteurs incontournables ¿ de Reclus et Rousseau à Malthus ou Veblen ¿ et la présentation d'événements emblématiques ¿ comme la contamination au mercure du site de Minamata, au Japon, ou le périple du cargo-poubelle Khian Sea. Au final, c'est toute la question du progrès social que les combats pour la nature placent au c?ur du débat.Notes Biographiques : Historienne des sciences et de l'environnement, Valérie Chansigaud est chercheuse associée au laboratoire Sphère (Paris Diderot-CNRS). Son champ d'études conjugue histoire des sciences, histoire culturelle et histoire environnementale et se préoccupe tout autant des plantes, des oiseaux, des invertébrés, que des relations entre l'homme et la nature.
Résumé : Comment les plantes devinent-elles à quel moment fleurir ? Qu'est-ce qui les pousse à créer ces organes variés, colorés et parfumés, et pourquoi cette débauche d'inventivité ? Dans quel but dépensent-elles autant d'énergie ? L'origine et les mécanismes de la floraison sont étonnants et résultent de multiples interactions chimiques et environnementales. Leur découverte met en lumière le pouvoir de séduction et d'attraction des fleurs et permet de comprendre comment elles attirent les pollinisateurs, et parviennent ainsi à se reproduire et à se disperser. Mais, aujourd'hui, avec le changement climatique, la synchronisation subtile des cycles de reproduction est perturbée, menaçant ainsi toute la biodiversité. Une exploration fascinante des mécanismes qui se cachent derrière la beauté des fleurs...
Savez-vous quand est apparue la première fleur ? D'où vient le nom du frangipanier ? Comment les orchidées attirent les butineurs ? Pourquoi Victoria regia, un nénuphar géant venu d'Amazonie, assez robuste pour porter un enfant, est devenu la star de la première Exposition universelle en 1851 ? Où l'on découvre l'existence de la punition chez les plantes et de la sieste chez les abeilles. Où l'on croise Pline l'Ancien, Darwin, Cléopâtre et bien d'autres. Où l'on apprend ce qu'est un tubercule, un sépale et un stigmate... Cet ouvrage réunit près de deux cent cinquante chroniques, anecdotes amusantes ou légendes sur les fleurs. Sérieuses ou ludiques, scientifiques ou pratiques, utiles ou futiles, mais toujours poétiques, ces histoires étonnantes invitent au voyage et se picorent au gré des envies.
A soixante ans passés, Francis Newton Xavier, poète et artiste culte installé à New York, décide de quitter l'ambiance délétère qui s'abat sur Manhattan au lendemain du 11-Septembre et de rentrer en Inde. Ce voyage sera l'occasion de dresser le portrait réjouissant d'un créateur radical et de la société dans laquelle il a évolué. De ses années d'apprentissage auprès d'un groupe de poètes maudits de Bombay jusqu'à ses frasques new-yorkaises, l'histoire de Xavier montre que la vie d'un artiste peut être, au fond, son grand oeuvre. Sa destinée compose un roman foisonnant, un hymne beau et étrange à la vie d'artiste qui vient confirmer Jeet Thayil comme l'un des auteurs les plus captivants de sa génération.