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La Joie à l'école
Snyders Georges
PUF
16,23 €
Épuisé
EAN :9782130394396
L'école, certes, pour préparer les jeunes à leur avenir ; mais c'est ce qui accapare 15 à 20 années de la jeunesse. Comment justifier l'école si cette longue durée n'est pas illuminée par des joies proportionnelles aux efforts et aux obligations, joies spécifiques : être en dialogue avec les plus grandes réussites et les tâches primordiales. Tranformer l'école, c'est en premier lieu transformer la culture inculquée par l'école - et c'est de là que viendra une transformation réelle des méthodes. Contenus culturels rénovés, tendus vers la joie : découvrir qu'il y a tout de même plus de joie à vivre l'amour dans le style des grands poèmes que sur le mode banal : plus de possibilités d'apercevoir le progrès de l'humanité - et d'y participer - à partir des analyses culturelles qu'en se laissant bercer par les refrains ambiants. Une telle école de joie culturelle est institution nécessaire : c'est le lieu où s'opère une rupture avec les styles de vie et de pensée habituels. Et aussi institution possible car le propre d'une culture progressiste est de créer continuité entre les visées des masses (donc aussi des masses de jeunes) et les réalisations essentielles.
Snyders Jean-Claude ; Morin Edgar ; Snyders George
Même si je suis encore un petit enfant, pour que nous soyons plus proches l'un de l'autre, mon père, je me suis mis en route vers toi. Non seulement vers l'homme attentif à tous, drôle, chaleureux que tu es le plus souvent, mais aussi vers l'être caché qui apparaît quelquefois, qui m'apparaît à moi-même également, bien que tu fasses tout pour que l'on ne puisse s'apercevoir de sa présence. Le chemin qui mène jusqu'à toi, on ne saurait le voir : je l'ai trouvé cependant ; alors qu'il est plus caché que ne l'est un sentier presque effacé dans la forêt, je suis parvenu à le découvrir. Comment ce chemin aurait-il été visible : autant que tu le peux, tu essaies d'empêcher que l'on te connaisse. Jamais tu ne dis un mot de ton passé ; bien que rien n'ait été ordonné à ce sujet, je sens que nul ne peut l'évoquer devant toi. Il n'y a peut-être pas de mots, d'ailleurs, qui te permettraient d'en parler à l'enfant que je suis, ni à personne d'autre..."
La musique existe pour être belle et le beau existe pour donner joie, la joie esthétique. L'enseignement de la musique a pour but de favoriser un face à face heureux des élèves avec les oeuvres. Jouer soi-même, voire composer peuvent y aider grandement. L'enseignement de la musique est le plus désespéré: il compte si peu pour l'avenir professionnel et scolaire de l'ensemble des élèves. Et il est chargé d'une dose folle d'espoir, l'école devenant lieu de joie culturelle présente.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.