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Syrie, l'invention de la guerre. Suivi de Sednaya
Smith Frank
LANSKINE ED
20,00 €
Épuisé
EAN :9782359630947
Relevant de " l'art documentaire " (Carole Talon-Hugon) ou d'une " factographie " (Marie-Jeanne Zenetti), ce livre de poésie est composé de deux récits d'investigations complémentaires dont l'ambition serait de produire un savoir inédit sur le conflit qui sévit en Syrie depuis 2011. Syrie, L'invention de la guerre (qui donne son titre au livre) se concentre sur les événements qui ont eu cours tout au long de l'année 2013. Fondée sur des " Rapports de la commission d'enquête internationale indépendante sur la République arabe syrienne " - soumis en application de la résolution 22/24 du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, cette série de récitatifs s'intéresse aux protocoles de production, d'attestation et de transmission de la vérité des documents sources et, dans une perspective forensique, tache d'ouvrir des points de vue et des lignes de dire pour essayer de renouveler la valeur discursive et démonstrative des représentations de la guerre. La seconde partie du livre s'intitule " Sednaya " et se concentre sur cette prison d'Etat située à 20 kilomètres au nord de Damas où des milliers d'opposants au régime syrien y trouvent la mort, sous la torture ou exécutés par pendaison. Cette fois, à partir de plusieurs types de rapports officiels émanant des sphères juridique et diplomatique (Amnesty international, Observatoire syrien des droits de l'homme, commissions d'enquêtes internationales), s'organise un récit qui tache de rendre compte des états de faits établis au sein de la prison en reconstituant le " parcours " des victimes depuis leur arrivée en détention jusqu'au jour de leur mort. Ce texte de Frank Smith se propose de "dérouter la politique par la poésie" en reprenant les Rapports de la commission d'enquête internationale indépendante sur la République arabe syrienne, illustrant ce que Goldsmith revendique : un " geste d'écrire [ qui] est un transfert littéral de langage d'un lieu à un autre, proclamant que le contexte est le nouveau contenu ". Il ne s'agit pas tant ici de montrer et mettre à disposition une masse de documents que de permettre de la voir, de se familiariser avec, de " mettre en évidence " et " rendre manifeste ", à partir d'un traitement et d'une expérimentation singulièrement poétiques. Le texte explore les effets détonants que peut produire le simple déplacement d'un même texte, dès lors qu'il se voit attribuer un nouveau public, un nouveau statut, un nouveau voisinage, un nouvel horizon d'interprétation, de nouveaux branchements institutionnels, avec chaque fois de nouvelles attentes, de nouvelles normes éthiques, de nouvelles formes de sensibilité et de nouvelles implications politiques - bref, de nouveaux effets de sens. Frank Smith a travaillé à France Culture, il est cinéaste.
L'Isle de Jean Charles est une langue de terre située aux confins de la Louisiane. Première victime d'une érosion côtière qui ronge la région depuis des siècles, décuplée par les effets des tempêtes qui balaient régulièrement le golfe du Mexique. Avec elle, une communauté d'Indiens issus de trois tribus – Biloxi, Chitamacha et Choctaw – coule doucement. Pêcheurs de père en fils, ils parlent partiellement le français des Cajuns, descendants de Français chassés d'Acadie par les Anglais en 1755 et réfugiés en Louisiane. Sélection Prix des découvreurs 2017
Le 23 janvier 2006, quatre ans après l'ouverture du camp pour terroristes présumés sur sa base navale de Guantanamo, le Pentagone est contraint par la presse américaine, au nom de la liberté d'information (Freedom of Information Act), de rendre publiques les transcriptions d'interrogatoires de plusieurs centaines de prisonniers. Le département de la Défense décide de ne pas faire appel, s'incline et livre trois cent dix-sept procès-verbaux - certains comportant les noms des détenus - sous la forme de CD-rom ou accessibles à la demande sur son site Internet. Frank Smith se saisit des documents publiés, les déverrouille pour en faire une suite de récitatifs. Ça se lit comme une enquête pour dire l'innommable, par les seuls moyens de la langue.
Pour qu'enfin cesse la vaine construction et déconstruction de châteaux en Espagne qui reposent sur le sable de nos partis pris, Frank Smith nous livre un petit vade-mecum à l'usage d'une linguistique mise sur l'établi, tout près des tournevis, des marteaux et des ciseaux à bois à destination démocratique. Rédigé à l'impératif car il nous est fondamental de sortir de nos torpeurs, de nos renoncements et de nos incertitudes. (Eric Coder)
Louise est une petite fille qui comme beaucoup de petites filles aime les robes qui tournent, les rubans dans les cheveux, et sauter à pieds joints dans les flaques. En grandissant, elle devra aussi apprendre à guetter le grincement de la poignée de la porte. Tenter d'écrire là où les regards se détournent. Un récit poétique écrit à la première personne du singulier disloquée, où identité, temporalité et écriture se détraquent. Un texte empli de douceur et de douleur.
Si nous nous éloignons à la fois du lieu où nous sommes et, en y allant, du lieu où nous allons, en nous rapprochant du lieu d'où nous venons nous arriverons au lieu où nous sommes." Ainsi avance-t- on dans un texte où on parcourt un paysage réduit à ses linéaments, faisant halte tantôt dans l'un, tantôt dans l'autre, échangeant parfois des idées. C'est une aventure au sens où il faut bien qu'il arrive quelque chose.
Un endroit étrange où sont réunis deux personnages... Ils ne se connaissent pas. Lui cherche une réalité qu'il a oubliée, elle cherche le temps, celui de l'attente. Ensemble, ils trouveront le bal et ce moment suspendu où les souvenirs se créent. Chacun se reconnaîtra dans l'autre... Pour qui, pour quoi ? On ne le saura pas... Mais le bal, lui, nous fera réapprendre la nécessité du temps perdu".
C'est l'histoire d'un visage qui devient. Une naissance, sa traversée. Son aventure de pensée, de langage et de corps. Quatre saisons, en regardant les ciels et ce que le temps fait à nos questions. Le nid, ainsi cousu de l'air qui traverse, car tout ne sera pas dit.