Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Beau voir. (Bestiaire)
Smirou Sébastien
POL
13,20 €
Épuisé
EAN :9782846822510
Cette fois, c'est autour d'un bestiaire que le poste d'observation des regards s'est constitué - en miroir, donc. Mais bien qu'il débute par un lion et qu'il ordonne ensuite classiquement les animaux en fonction de leur degré de sauvagerie et de leur taille, il s'inscrit davantage dans une vision profane du genre que dans sa visée chrétienne. Pas de vertu particulière à mettre en scène, pas de dindon de la farce, pas de fable à raconter ; juste la tentative, à chaque fois, de mieux cerner l'animal que donc je suis, pour reprendre la dernière grande formule de Jacques Derrida. Par différence avec lui, ou plutôt par différence avec chacun d'entre eux , à l'infini de la Création. Sébastien Smirou s'inflitre, donne à voir des images denses, irréductibles, éclatantes. Il s'agit avec elles d'absorber et de concentrer le regard sur un plan défini plutôt que de le laisser se diluer dans une profondeur in(dé)terminable. Comme si au lieu de revenir à lui-même en boomerang après avoir atteint sa cible, ce regard venait s'écraser au retour, à mi-distance, contre un miroir sans tain apparu par miracle. Toute la matière dont il s'était chargé viendrait alors s'étaler par diffraction sur l'ensemble de la surface, dans une lumière inédite, et dans l'oubli de sa destination première. C'est ce tableau rêvé que cherche à produire chaque poème de Beau voir, avec les outils de l'écrivain.
Résumé : Cet essai visionnaire de 1947, aussi célèbre que La mère suffisamment bonne, montre que si l'analyste ne reconnaît pas la haine que génèrent en lui les attaques incessantes de ses patients psychotiques ou antisociaux, il ne peut tout bonnement pas leur venir en aide.
Résumé : Dans un geste inaugural, Platon aurait séparé image et idée, corps et âme, infligeant ainsi une blessure métaphysique au coeur de la pensée occidentale, blessure dont la psychanalyse porte la trace. Freud nous dit en effet que les images ont besoin d'être traduites en mots. Mais il nous montre aussi comment des mots deviennent parfois des images. Aurions-nous affaire à un pacte mutuel de réversibilité grâce auquel, émergeant du fond de nos obscures tensions psychiques, mot et image se relaieraient sans heurts ni restes ? Dans cet ouvrage richement illustré, Domenico Chianese et Andreina Fontana, psychanalystes italiens, nous invitent à un voyage dans le monde des images. A partir de Freud, en compagnie d'auteurs comme Lacan, Bion, Aulagnier, Pontalis, Merleau-Ponty ou Foucault, mais surtout en se laissant guider par Didi-Huberman et Gombrich dans l'univers iconique d'Aby Warburg, ils associent librement leurs idées et leurs lectures, et plaident en faveur d'un "tournant iconique" au sein de la pensée psychanalytique.
Résumé : La psychanalyse repose en grande partie sur cinq cas célèbres : "Dora", "Le Petit Hans", "L'Homme aux Rats", "L'Homme aux Loups", et "Le Président Schreber", qui abordent des notions clés : l'hystérie, la phobie, l'obsession, la castration, la paranoïa. Freud les a regroupés dans "Cinq psychanalyse""s". Cet ouvrage lu par des générations d'étudiants et de thérapeutes, qui n'était disponible que dans la traduction des PUF, est publié aujourd'hui par Payot dans une édition attractive (traduction nouvelle, préface substantielle pour chaque cas).
Résumé : Des notes prises par un narrateur-chercheur entre octobre 2013 et août 2014 forment une fiction psychanalytique où l'on découvre un Robert Capa, épris du danger qui lui donne toute la mesure de la vie et pris dans l'impossibilité de témoigner des camps. Déroulant la pellicule de cette existence en fusion où le danger n'est jamais assez proche, l'auteur déjoue sa propre culpabilité et renoue avec sa judéité.
4e de couverture : "- Les enfants ? Quels enfants... ? C'est pas nos enfants, Bobby. C'est pas les nôtres... J'ai des enfants. Je n'en ai plus. Je veux des enfants. Je n'en veux pas. La vie de famille c'est un truc de dingue, je te jure."
Résumé : Tilliers, petite ville de France, à la fin des années soixante. Dans la famille Farkas, Claire (la mère) soutient et transmet ; Luciane (la fille) se révolte et s'émancipe ; Abraham (le père) écoute et soigne ; Franz (le fils) observe et (s')écrit. Ensemble et séparément, ils vivent et racontent les séquelles de la guerre d'Algérie et les conséquences de Mai 68 ; la cause des femmes et les silences des hommes ; l'acné juvénile et les cicatrices du colonialisme ; les mélodies des Beatles et les maladies d'amour.
Résumé : "Quand je quitte la route principale, Hélène se relève et vient poser sa tête sur mon épaule, nos regards se trouvent dans le rétroviseur central, elle murmure : "Ici finit la civilisation ! " C'est elle qui le dit".
Résumé : "J'essaie peut-être de dire une chose impossible : être où je ne suis pas, parler avec les morts, aimer une inconnue. J'essaie, penché sur l'image, de fixer le point où la fiction prend corps. Des histoires liées à la photographie, au cinéma, à des images qui hantent la mémoire ; des récits en train de s'écrire, des enquêtes en train d'être menées, des scènes en train de se filmer ; des études de cas : Antonioni, Gus Van Sant, Chris Marker, Giacometti, Stendhal, Duras¿ Au fond de toute image, de tout récit, il s'agit avant tout de saisir l'absence, d'écrire la disparition". Bertrand Schefer.