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Pour une grammaire endophasique. Volume 1, Voix intérieures : un moi locuteur-auditeur
Smadja Stéphanie
HERMANN
35,15 €
Épuisé
EAN :9791037006875
Qui parle quand je me parle ? Est-ce que ça parle en moi ? Comment est-ce que je me représente ? Certaines personnes entendent une voix ou des voix intérieures, d'autres ont une sensation de voix, d'autres lisent ou écrivent leur parole intérieure. D'autres encore pensent sans l'intermédiaire des mots. L'énonciation endophasique (qui me parle ? quand ? où ? ) varie grandement d'une personne à l'autre et se caractérise par sa multiplicité (souvenirs, projections, etc.). Ma parole intérieure me définit, me relie au monde et me permet d'agir sur moi. Les actes de langage intérieurs sous-tendent non seulement nos échanges avec autrui mais aussi toute notre vie quotidienne : nos décisions, nos humeurs, nos constructions identitaires, nos intermittences. A travers l'hypothèse d'une grammaire endophasique, ce premier volume vise à proposer des outils pour comprendre l'invisible de la parole et de l'être humain.
Comment le langage intérieur se structure-t-il ? Nous parlons-nous nécessairement sous une forme abrégée, condensée, elliptique, comme le supposent Egger, Vygotski et la plupart des chercheurs qui se sont interrogés sur cette question ? Nous parlons-nous intérieurement comme nous parlons extérieurement ? Bien plus, au-delà de la seule question de la structuration syntaxique, quels rôles les mots intérieurs jouent-ils dans nos représentations, nos perceptions et nos émotions au quotidien ? Comment s'élaborent nos temporalités intérieures ? Quels sont les rythmes et les mélodies de notre langage intérieur ? Autant de questions pour lesquelles ce second volume élabore un parcours en direction d'une grammaire endophasique, de la syntaxe de la phrase, de la sémantique des noms, des adjectifs et des verbes, de la présence ou de l'absence de phrases vers la musique des mots ou des silences.
A l'orée des années vingt, la question du style en prose narrative est projetée sur le devant de la scène littéraire, à travers, d'une part, l'attribution du prix Goncourt à Proust en 1919 et, d'autre part, la querelle sur le style de Flaubert en 1919-1920. La Recherche, qui semble ne relever d'aucun courant stylistique nettement identifié, renouvelle radicalement la question du style dans les romans. En outre, cette question se pose en des termes différents : la langue littéraire ne se définit plus seulement par un usage particulier du lexique, mais également (et peut-être avant tout) par un maniement spécifique de la syntaxe. La littérature, en particulier la prose narrative, devient un laboratoire de langue. Dès lors que la prose constitue le lieu privilégié des expérimentations stylistiques, l'un des enjeux majeurs de la période réside dans l'identification d'un "style d'époque". Comment se définit, aux yeux des contemporains, la nouvelle prose française dans les années 1920 ? Est-il seulement possible de désigner un "style moderne" ?
Soixante-dix centimètres, la peau couleur d'ébène, le regard indéchiffrable : quelle est l'origine des Vierges noires, vénérées à travers l'Europe ? Pour sa thèse, Sarah Lumea mène l'enquête sur cette énigme historique issue du Moyen Age. A l'île de La Réunion, où la légende de la Vierge noire évoque l'histoire de l'esclavage et des noirs marrons, Sarah se rend rapidement compte qu'elle n'est pas la seule à s'intéresser aux mystérieuses statues.
Un monologue est-il nécessairement dialogue ? Ma voix ne s'abstrait jamais de la voix des autres. En est-elle pour autant dialogale ? Un dialogue peut-il échapper aux monologues croisés ? Le monologue n'est-il pas parfois un dialogue biaisé, l'aveu fondamental (et parfois déchirant) d'une solitude ? De ce point de vue, le monologue serait révélateur de ressorts psychiques fondamentaux mais aussi, plus généralement, de la condition humaine. Le monologue représente une constante dans les formes que prend le discours humain, parce que l'homme est cet être enraciné dans sa propre finitude, qui naît et meurt seul. Entre littérature et théâtre, cet ouvrage collectif propose une traversée aux frontières du monologue et du dialogue.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.