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Karen et moi
Skowronek Nathalie
ARLEA
8,00 €
Épuisé
EAN :9782363080141
Les volumes s'accumulent sur la table de mon bureau. Des éditions courantes, des traductions. Je les classe en piles et corne des pages. Je prends des notes aussi. Dans le tas, il y a un essai en danois sur le père de Karen - je ne lis pas le danois mais il me semble ainsi me rapprocher d'elle -, quelques ouvrages illustrés, puis les romans, les contes et la correspondance. Appuyés contre la fenêtre, d'autres livres, mes compagnons de route, les Mémoires d'Hadrien, Aurélien, L'Appel de la forêt. Ils me servent de repères. J'ai ressorti depuis peu Une saison en enfer, un fac-similé daté du 19 octobre 1873, L'Or de Cendrars, pour le goût de Tailleurs, et aussi La Chèvre de monsieur Seguin que je relis le soir, avec mes filles.Cela fait longtemps que Karen est entrée dans ma vie. J'étais déjà familière de son aventure africaine, de Denys et de Bror, les hommes de sa vie, de son attachement aux animaux, et puis, il y a peu, j'ai ressenti un besoin impérieux de revenir vers elle. Moins pour elle que pour moi, à dire vrai. J'ai commandé sa correspondance sur un site de vente en ligne, j'étais pressée de la retrouver et la couverture du livre me plaisait: elle me rappelait celle du Marin de Gibraltar, dans une de ses versions anciennes.J'ai découvert Karen Blixen, sous une tente, au Kenya, j'avais onze ans, je voyageais avec mon frère et mes parents. À la lumière d'une lampe de poche, je lisais La Ferme africaine et elle c'était moi et moi j'étais elle. Karen, my sister. Comme elle, je venais d'un monde qui m'étouffait, petite fille choyée de la bonne société, pélican noir au milieu de demoiselles bien peignées, comme elle j'étais la moins préparée à faire face à cette force que je sentais rugir et qui me poussait vers Tailleurs, loin, très loin de ce pour quoi j'avais été programmée (enfance sans histoire, études honorables, beau mariage). J'étais une écorchée vive, j'étais un sac de larmes. L'envie de bien faire et d'être aimée m'avait poussée à taire cette fureur qui bouillait en moi, une envie de crier quand on m'avait appris à sourire, tendre le cou pour que glisse le collier, ajouter du silence au silence, alors qu'au milieu de cette nature sauvage, parmi les lions, les gazelles, les girafes, je retrouvais ma nature intime et profonde: l'appel de la forêt m'avait saisie. Je rêvais d'être cette enfant qui chemine avec le lion de Kessel et je pleurais à gros sanglots pendant que Buck, le chien de Jack London, traversait le Grand Nord. Cette aspiration à la noblesse me grisait, j'étais passée de l'autre côté, j'avais percé le secret, poussé la porte. Ils m'avaient réveillée. Je me découvrais une nouvelle famille, imaginaire, des dizaines et dizaines d'aspirants à la Beauté. Je tendais l'oreille, j'ouvrais mon coeur, je devenais une des leurs.
Karen et moi est d?abord l?histoire d?une rencontre, une rencontre que seule la littérature rend possible, entre un écrivain magnifique, Karen Blixen, morte en 1962, et une petite fille de onze ans qui lit La Ferme africaine sous une tente. Le temps passant, la petite fille solitaire est devenue une jeune femme, la narratrice du livre, laquelle entreprend d?écrire la biographie de celle qui l?accompagne depuis son premier voyage au Kenya. Plus elle s?enfonce dans son récit, plus elle découvre que son personnage, la Karen de ses rêves, celle qui étouffe dans les salons danois de son enfance, embarque pour l?Afrique avec Bror, son mari, se bat contre les éléments pour rendre florissante sa plantation de café, brûle d?amour pour Denys puis revient, dix-sept ans plus tard, à la maison familiale de Rungstedlund, seule et brisée, la renvoie à son existence et à ses aspirations enfouies. Alors elle se tourne vers son amie et lui demande de l?aider à résoudre ses tourments intérieurs: un sentiment d?étrangeté au monde, des souvenirs douloureux, des désirs contenus sous les apparences d?une vie rangée, et un besoin lancinant de poésie. Car c?est par l?écriture que Karen se sauve.
Le silence de l'île surprend Neil. Quand il sort de la cabane pour faire ses observations, il n'entend que le bruit du vent ou le craquement de la banquise. Parfois un cri d'animal ou l'appel d'un oiseau. Tout est plus doux. Cela donne une atmosphère très particulière à l'endroit. C'est pour cela que Neil est ici. Il est à sa place. Un simple être humain au milieu du grand univers.
Comment Racine, Flaubert ou Proust se sont-ils "trouvés" ? Et tant d'autres, de Kerouac à Bernhard, de Woolf à Duras, en quoi leur oeuvre apporte-t-elle des réponses aux romanciers en proie à la passion d'écrire, mais aussi aux blocages, aux doutes, aux errances ? Puisant dans l'histoire des lettres comme dans la pratique des ateliers d'écriture, Jean Rouaud et Nathalie Skowronek proposent un voyage aux sources de la création, mêlé de conseils et d'exercices, pour livrer un art poétique tout personnel.
Des marchés où s'était épuisée notre arrière-grand-mère aux magasins de prêt-à-porter montés par nos parents, tout nous ramenait aux tailleurs juifs des shtetls de Pologne. Quatre générations plus tard, on ne se fournissait plus dans le Sentier, à Paris, mais chez d'invisibles intermédiaires qui ramenaient la marchandise du Bangladesh, du Pakistan ou de Chine. Qu'importait la provenance des pièces, qui les avaient confectionnées et comment, nous devions reconnaître parmi les vêtements entassés les articles susceptibles de plaire. Il fallait être rapide, choisir juste. Nous prenaient de court ces nouvelles enseignes qui ouvraient dans toute l'Europe. Le shmattès yiddish allait bientôt disparaître." N.S.
Deux soeurs se retrouvent à Ville-d'Avray, un dimanche alors que fléchit la lumière. L'une révèle à l'autre son errance avec un inconnu : une brève histoire, inquiète et trouble comme les eaux des étangs tout proches, mystérieuse et violente comme notre insatiable besoin de romanesque.
Chez nous, c'est-à-dire dans notre famille, toute maladie était mortelle. Toute maladie sauf l'angine, qui était sans équivoque à cause de ses petites plaques blanches... Une fille de médecin grandit avec le Vidal et la peur panique de savoir que toute maladie est potentiellement mortelle. Sont alors passées au tamis de la cellule familiale les grandes terreurs du possible et de l'improbable des infections et bactéries qui nous cernent en permanence. Pathologies est l'aveu d'une délicieuse et bouleversante hypocondriaque : le cours des jours épouse alors la trame d'un film noir !
Comme l'affirmait Montaigne, les Lettres à Lucilius constituent sans discussion le chef-d'oeuvre de Sénèque. Plus que ses traités ou son théâtre elles dévoilent sa pensée et toute sa philosophie. Elles sont un fleuve souterrain qui a nourri de nombreuses vies de ses limons. Beaucoup de grands auteurs ont puisé en elles la plus essentielle des leçons: apprendre à vivre. Véritable courrier de l'âme, plaidoyer pour la vraie vie, manuel de détachement, invitation à la sagesse et au bonheur, elles sont à mettre sur les tables de chevet, ou plutôt dans les trousses de secours, à côté des Pensées pour moi-même de Marc Aurèle, de L'Ecclésiaste, des Quatrains d'Omar Khayyârn, ou de quelques autres livres essentiels, et nécessaires.
Ce livre est tout entier consacré à la nourriture et surtout au rapport que l'on entretient avec elle. En une série de portraits, allègrement croqués, Hélène Lanscotte fait le tour de ces mangeurs qui peuplent sa vie, proches, tout proches ou inconnus, observés à la volée, dans des restaurants, des rencontres de hasard, dîners improvisés ou patiemment préparés. A 5 ans, Hélène Lanscotte reçoit le premier prix de gourmandise. La récompense détrône le péché. Sa vie sera gourmande, exigeante en goûts, curieuse de toutes les saveurs et de tous les mets. Manger a toujours été un acte simple, naturel et vital pourtant jamais une telle évidence n'aura été disséquée, analysée et cataloguée. Regarde comment tu manges et tu sauras qui tu es. Ce pourrait être l'exergue de ce livre, tout entier consacré à la nourriture et surtout au rapport que l'on entretient avec elle. En une série de portraits, allègrement croqués, Hélène Lanscotte fait le tour de ces mangeurs qui peuplent sa vie, proches, tout proches ou inconnus, observés à la volée, dans des restaurants, des rencontres de hasard, dîners improvisés ou patiemment préparés. De la pinailleuse qui cache son jeu au glouton qui semble jouer sa vie à chaque repas, des habitudes de cuisine aux recettes transmises de génération en génération, elle dresse un panorama sensible et gourmand de ces comportements alimentaires, et ce faisant, parle de la vie tout court. Elle oscille sans cesse entre le coup de fourchette et le coup d'oeil, débusquant celle qui n'aime pas, celui qui déguste, ou encore celui qui fait de chaque repas une cérémonie immuable. De quelques miettes, elle fait son essentiel, comme si manger était bien plus que se nourrir, mais aussi se dire et se dévoiler.
Balzac Honoré de ; Lisle Isabelle de ; Roger-Vasse
Résumé : Déclaré officiellement mort à la bataille d'Eylau (8 février 1807), le colonel Chabert, enfant trouvé devenu héros des guerres napoléoniennes, resurgit, une douzaine d'années plus tard, miraculeusement vivant. Ou plutôt survivant et désormais exclu, dans une France de la Restauration qui veut littéralement effacer toute trace de l'Empire. Quant à son épouse, "veuve" remariée à l'ambitieux comte Ferraud dont elle a eu deux enfants, et qui a profité de l'immense fortune de ce premier époux, que fera-t-elle face à ce revenant ? Dans ce nouveau monde de l'argent et du droit, où l'être n'est plus rien face à l'avoir, Chabert incarne l'envers sordide et tragique de La Comédie humaine... bien plutôt inhumaine, en réalité. Le texte intégral annoté. Des questionnaires d'analyse de l'oeuvre. Une présentation de Balzac et de son époque. Le genre de l'oeuvre et sa place dans l'histoire littéraire. Une rubrique "Portfolio" pour la lecture d'images. Un dossier "Spécial bac" proposant un groupement de textes et des sujets d'écrit sur le parcours : L'injustice sous toutes ses formes.
Didier van Cauwelaert est né à Nice en 1960. A huit ans, pour devenir indépendant et nourrir sa famille, il décide de publier des romans. Face aux refus des éditeurs (une demi-douzaine par mois) et aux menaces de ses parents, il est sur le point d'abandonner la littérature à dix ans et demi, lorsqu'il croise Greta Garbo dans un restaurant. Du hasard de cette rencontre naît l'idée d'un entretien imaginaire. De larges extraits paraîtront dans le courrier des lecteurs de "Télé-7-jours'. Cette première publication inespérée sauve ses ambitions d'écrivain. Il reprend donc son stylo, ses enveloppes et le fichier des éditeurs parisiens. Après quelques années consacrées au théâtre (il joue Sartre, met en scène Beckett, Anouilh, Ionesco) et une brève carrière de critique littéraire pour enfants à FR3 Côte-d'Azur, il finit par trouver un éditeur qui s'intéresse à lui, en 1981, après treize ans de traversée du désert. On comprend donc son agacement lorsqu'on lui attribue une réussite rapide.S'ensuit la publication de romans avec lesquels il touche un public de plus en plus large: Vingt ans et des poussières (prix Del Duca 1982), Poisson d'amour (prix Roger Nimier 1984), Les Vacances du fantôme (prix Gutenberg 1987), Un objet en souffrance (1991) qui marque son arrivée chez Albin Michel. En 1994, Un aller simple est couronné par le prix Goncourt. Depuis lors, avec des romans tels que La Vie interdite, La Demi-pensionnaire et L'Education d'une fée, L'Apparition, Rencontre sous X son succès ne se dément pas. Au théâtre, il a reçu le Molière 97 du meilleur spectacle musical pour son adaptation du Passe muraille, avec Michel Legrand. Ses pièces lui ont valu le Grand Prix du théâtre de l'Académie française.Au cinéma, tandis que son adaptation de La Demi-pensionnaire va être tournée par Claude Pinoteau, Miramax vient d'acquérir après des enchères records les droits de L'Education d'une fée, qui sera réalisé aux Etats-Unis.Les livres de Didier van Cauwelaert sont aujourd'hui traduits dans plus de vingt langues."
Le Divin enfant. Croyez-vous qu'un seul bébé accepterait de naître si on lui représentait ce qui l'attend? Enceinte de jumeaux, la jeune Madeleine décide d'instruire ses petits et ce dès les premières semaines de sa grossesse. Par malheur, elle y parvient. Au bout de six mois, les deux foetus, Louis et Céline, ont atteint le niveau de connaissance d'un étudiant modèle. Mais avec les mathématiques, la philosophie et les sciences naturelles, ils apprennent aussi et malgré eux l'existence de la souffrance, de la maladie et de la guerre. Si bien qu'au moment de venir au monde, alors que tous s'apprêtent à célébrer leur arrivée, Louis et Céline se demandent anxieusement: naître ou ne pas naître?
Perrault Charles ; Lezin Emmanuelle ; Grossir Clau
Résumé : Il était une fois un Petit Chaperon rouge, un bûcheron et une bûcheronne, un gentilhomme... Il était une fois des ogres, des loups, des fées et des citrouilles... Il était une fois une chevillette et une bobinette, une soeur qui décidément ne voyait rien venir... Il était une fois six contes entre épouvante et merveilleux, entre terreur et féerie. Six contes à lire et à relire pour rêver ou pour frissonner. - le texte intégral annoté de six contes : Le Petit Chaperon Rouge, La Barbe Bleue, Le Chat botté, Les Fées, Cendrillon et le Petit Poucet, - des questionnaires au fil du texte, - des documents iconographiques exploités, - une présentation de Perrault et de son époque, - un aperçu du conte, - un groupement de textes : "Les contes d'hier et d'aujourd'hui" .