Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La photographie de groupe et la politique de la disparition dans la Russie de Staline
Skopin Denis
L'HARMATTAN
25,50 €
Épuisé
EAN :9782343055961
L'Union soviétique, l'an 1937. Les purges staliniennes atteignent leur paroxysme. Ceux qui sont jugés "ennemis du peuple" sont exécutés ; les autres, dont les "crimes" sont considérés comme moins graves, partent au Goulag. Mais ce ne sont pas seulement les personnes elles-mêmes qui disparaissent : leurs représentations picturales et photographiques sont également vouées à la disparition. C'est à ce dernier phénomène que s'intéresse l'auteur de cet ouvrage. Il montre que dans la plupart des cas l'élimination des ennemis du peuple des photographies n'a rien à voir avec la censure. Ce sont les proches de la victime - ses collègues, ses amis et parfois les membres de sa famille - qui font disparaître sa représentation des photographies de groupe. Quelles sont les raisons qui ont poussé les gens à mutiler les portraits de leurs proches, à les rayer, les découper, ou encore les noircir avec de l'encre ? L'auteur propose ici, en s'appuyant sur les matériaux visuels qu'il a découverts dans les archives russes et en s'intéressant plus particulièrement à l'essence même de ce "médium" qu'est la photographie, une analyse de ce phénomène dont les ressorts sont tout autant politiques, historiques et psychologiques.
Les vingt nouvelles qui composent ce recueil restituent quelque cinquante années de création highsmithienne. Nouvelles de jeunesse ou de la maturité, ce sont des petits bijoux de la littérature, finement ciselés par une Patricia Highsmith, monstrueusement maître de son art dès son plus jeune âge. Comme dans l'oeuvre romanesque, l'ordinaire bascule dans l'extraordinaire, chacune des vulnérabilités des personnages est savamment exploitée avec un souci d'économie dramatique parfaitement dominé. Drôle mais souvent cruelle, égratignant au passage l'image d'une Amérique forte de ses valeurs, Patricia Highsmith esquisse les personnages et les thèmes qui seront ceux de ses grands romans. On y découvre notamment l'ébauche d'un Tom Ripley ou les grandes figures féminines proches dans leur construction de l'héroïne du Journal d'Edith.
En l'absence de Cat, invitée à un mariage en Italie, Isabel Dalhousie, rédactrice en chef de la Revue d'éthique appliquée, s'occupe de l'épicerie de sa nièce à Edimbourg. Elle rencontre un homme qui vient de subir une greffe du coeur et se retrouve hanté par le souvenir d'événements qui ne lui sont jamais arrivés. Pour elle, il s'agit d'un débat philosophique : le coeur est-il le siège de l'âme ? Ces souvenirs ont-ils un quelconque rapport avec le donneur ? Par ailleurs, elle se méfie de Tomasso, ce bel Italien que Cat a rencontré au mariage et qui propose spontanément à Isabel de partir en vacances à deux. Qui est-il vraiment ? Voilà deux mystères à résoudre, et Isabel va s'y attacher !
? Mots branchés, ? Néologismes introuvables dans les dictionnaires, ? Mots ayant acquis un sens métaphorique bien différent de celui qu'on leur connaît, ? Création de mots nouveaux suite au développement des technologies d'information et de communication, cet ouvrage aidera tous ceux, étudiants ou grand public, qui doivent lire la presse de langue anglaise.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.