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Le jour du Saint-Esprit
Skobtsov Marie ; Comanes Gabriel de ; Ladouceur Pa
CERF
44,00 €
Épuisé
EAN :9782204097062
Véritable être de feu, sainte Marie de Paris (1891-1945) fut une femme passionnée dont l'existence témoigne de son amour des hommes, de la vie, du Christ. Etoile des salons littéraires de Saint-Pétersbourg, deux fois mariée, mère de trois enfants, socialiste-révolutionnaire impliquée dans la révolution russe, maire d'une ville de la mer Noire, émigrée en France, déportée en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, elle meurt à Ravensbrück le samedi saint 1945. Dotée de nombreux talents, elle a laissé poèmes, articles, récits, pièces de théâtre, icônes et broderies. " Je veux être une mère pour tous ", dit-elle en sollicitant la tonsure monastique en 1932. Son évêque lui recommande : " Votre monastère sera le désert des coeurs humains. " Au scandale de certains, elle ouvre des foyers et des cantines, et son " couvent dans le monde " devient le refuge de tous les blessés de la vie : clochards, ivrognes, sans-abri, et, dans Paris occupé, des Juifs persécutés. Honorée du titre de Juste parmi les nations en 1985 par l'institut Yad Vashem de Jérusalem, elle est canonisée par l'Eglise orthodoxe en 2004. Ce livre rassemble des écrits de Mère Marie pour la plupart inédits en français : récits autobiographiques, pièces-mystères, essais théologiques, articles polémiques destinés à " ouvrir les yeux des aveugles ", ainsi que des souvenirs de proches parents et de compagnons. " Je ne veux pas être pour vous un souvenir, écrivait la moniale quelque temps avant son arrestation, mais un appel. " -- Saint Marie de Paris (1891-1945), was a firebrand of a woman, a passionate being whose existence bore witness to her love for mankind, life itself, and Christ. Star of the Saint Petersburg literary salons, twice married and mother of three children, a Socialist-Revolutionary involved in the Russian Revolution and mayoress of a Black Sea town, she emigrated to France, was deported to Germany during the Second World War and died in Ravensbrück on Holy Saturday 1945. This woman of many talents has left us poems, articles, stories, plays, icons and embroideries. 'I want to be a mother to everyone, ' she declared when she applied to enter a convent in 1932. Her bishop advised her : 'Your monastery will be the desert of human hearts. ' Scandalising some, she opened foyers and canteens, and her 'convent in the world' became the refuge of all those whom life had wounded : tramps, drunkards, the homeless and in occupied Paris, persecuted Jews. In 1985, the Institut Yad Vashem in Jerusalem made her a 'Righteous among the nations' and she was canonised by the Orthodox Church in 2004. This book assembles the writings of Mother Marie, most of them published for the first time in France : autobiographical accounts, mystery plays, theological essays, polemic articles intended to 'open the eyes of the blind' as well as recollections of her close relatives and companions. 'I don't want to be a memory for you', wrote the nun some time before her arrest, 'but a call'.
Résumé : Elle faillit suffoquer dans l'eau de son baptême, elle mourra dans les chambres à gaz de Ravensbrück pour avoir sauvé des Juifs. La vie de Mère Marie Skobtsov (1891-1945) est un roman. Épique, tragique. Étoile des salons littéraires de Saint-Pétersbourg, socialiste-révolutionnaire chargée d'assassiner Trotski, maire d'une ville au bord de la mer Noire, exilée en Europe, mère de trois enfants, elle a tout vécu. Tentée par l'athéisme après la mort de son père, elle est visitée par Dieu à la mort de sa fille Nastia. Mariée et divorcée deux fois, elle prend l'habit monastique en 1932. Mais au désert du cloître, elle préfère le désert des c?urs humains consumés par l'Histoire. A la discipline du couvent, la bohème d'une vie livrée au souffle imprévisible de l'Esprit. Son but ? Vaincre la démesure. Sa règle ? Se donner totalement, vivre la compassion jusqu'à la folie de la Croix. À Paris, elle sera la mère de tous les blessés de la vie, clochards, fous et juifs persécutés. Mais Mère Marie fut aussi une théologienne et une artiste. En signe de sa foi et de son combat, elle a laissé des icônes, des dessins et des textes brûlants sur les fondements mystiques de la relation à autrui, la spiritualité de l'action sociale, le sens du travail, le monachisme dans le monde, la liberté dans l'Église, l'acte créateur. Trace d'une vie et d'une réflexion puissamment inspiratrices, ce livre se veut l'écho de l'appel, prophétique et provocateur, que Mère Marie avait souhaité être.
Résumé : A l'aube du VIIe Siècle la chrétienté a déjà une longue histoire dans l'Orient romain, puis byzantin. Pourtant, elle n'a pas encore pleinement atteint son équilibre et ne le trouvera qu'après la rude secousse de la crise iconoclaste, événement complexe qui mérite une analyse détaillée. Réussissant à se faire passer pour les vainqueurs de cette crise, les moines, qui détiennent un quasi-monopole de la sainteté, occupent une place croissante dans la société chrétienne byzantine. Rome, d'abord poste avancé de l'Empire byzantin en Occident, mais rendue sans cesse plus indépendante par les circonstances politiques, se saisit de cette crise pour se détacher de l'Orient; c'est le début d'un lent éloignement dont la crise de 1054 n'est sans doute pas l'événement majeur, et qui touche autant les mentalités que les institutions. Tels sont les principaux aspects de la question que le présent volume entend éclairer.
Résumé : Peu de textes de la spiritualité orthodoxe sont aussi populaires en Occident que les Récits d'un pèlerin russe (" Points Sagesses " n°14). Les trois récits du présent volume ont un caractère plus ouvertement didactique. Il est probable qu'ils ont été retouchés et complétés à Optima, ce foyer spirituel de la Russie du XIXe siècle où affluaient écrivains, philosophes, " chercheurs de Dieu ", où la tradition spirituelle de l'Orient chrétien prenait à nouveau conscience d'elle-même pour répondre aux recherches et inquiétudes que la pensée occidentale introduisait alors en Russie. Une partie des trois récits est faite de réponses aux objections d'un intellectuel, et des instructions systématiques, véritables petits traités, s'intercalent entre narrations et dialogues.
La religion chrétienne orthodoxe est aujourd?hui probablement la plus méconnue et la plus sujette aux confusions. D?entrée, dans une ignorance largement partagée, on songe aux liens de soumission de l?Église de Moscou au pouvoir russe - mais on oublie que la deuxième Église orthodoxe orientale est celle d?Éthiopie ; à l?association historique de l?orthodoxie au panslavisme - mais c?est ne pas mesurer l?importance que prend désormais l?Église orthodoxe nord-américaine ; à une mystique impressionnante, telle celle du Mont Athos, mais c?est alors prêter à cette religion une unité liturgique plus qu?institutionnelle. Antoine Arjakovsky, dans cet ouvrage d?une singulière originalité, nous fait découvrir l?orthodoxie dans la dynamique de l?histoire, c?est-à-dire dans la crise profonde que traversent aujourd?hui une religion, des Églises et leur identité trop souvent figée. Car les orthodoxes ne s?entendent pas sur la définition de leur Église (est-elle celle des sept premiers conciles ?cuméniques ? ou, plutôt que la fidélité à la mémoire, est-ce la capacité à incarner, avec l?aide de l?État, le règne de Dieu sur la terre grâce à la «droite vérité» qui la définit ? ou bien encore se ramène-t-elle à la «juste glorification» - c?est-à-dire sa spiritualité, son culte, sa prière, qui remontent aux apôtres notamment ?) ; moins encore sur la place des femmes ni sur les rapports aux puissances politiques. Face à des tensions internes qui peuvent conduire à l?éclatement d?une identité commune devenue impossible, Antoine Arjakovsky montre l?émergence d?une conception nouvelle de l?orthodoxie comme «la connaissance juste», celle qui unifie ce qui est cru avec ce qui est vécu, en quelque lieu que ce soit. Il n?y va plus seulement de questions de doctrine mais, pour le monde contemporain, aussi de rééquilibrages géopolitiques.
Résumé : Publié pour la première fois en Russie en 1870, ce petit livre, dont l'auteur est resté anonyme, représente l'un des plus beaux textes spirituels de l'orthodoxie russe. A travers un style qui garde le charme du langage populaire, le lecteur découvre la piété russe, dans ce qu'elle a de frais et de pur. Des épisodes nombreux et colorés le mettent au contact de la Russie ancienne, celle qui a inspiré les grands écrivains du siècle passé. Il rencontre enfin une tradition contemplative remontant aux premiers siècles de l'Orient chrétien, appliquée dans ces Récits du pèlerin par un contemporain de Dostoïevski et de Tolstoï. Une introduction et des notes donnent les commentaires nécessaires à une bonne compréhension du texte.