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Cahiers Evangile N° 155, mars 2011 : Nos pères nous ont raconté
Ska Jean-Louis
CERF
10,00 €
Épuisé
EAN :9772204391581
Nos pères nous ont raconté " Introduction à l'analyse des récits de l'Ancien Testament. Parmi les approches littéraires des textes bibliques, la " narratologie ", née en milieu universitaire, est désormais bien implantée dans le public de ceux et celles qui cherchent des outils pour interpréter la Bible. Ce dossier spécial des Cahiers Evangile a pour but d'aider l'étudiant à se frayer un chemin dans la forêt des termes en usage chez les spécialistes. Illustré de nombreux exemples tirés de la littérature classique et des livres bibliques eux-mêmes, il donne des définitions, cite les ouvrages de base, évoque les discussions en cours. Adapté d'un manuel anglais qui est devenu une référence, il a été entièrement revu par son auteur. Il aborde les notions suivantes : histoire et récit, le temps, l'intrigue, le narrateur, le lecteur, le point de vue, les personnages.
Aujourd'hui tous, jeunes ou moins jeunes, se posent des questions essentielles sur le sens de l'existence humaine, notamment quand celle-ci est affrontée à la violence, à l'échec et à la mort. Les trois brèves études de Jean-Louis Ska, rassemblées dans ce cahier, nous font entrevoir comment la Bible entend répondre à ces questions fondamentales. Avec la pédagogie qui lui est propre, l'Écriture montre qu'il est toujours possible de renverser le signe de nos expériences les plus négatives. Pour ce faire, l'auteur relit avec attention quelques grandes pages de la Bible, de l'Ancien Testament d'abord - le Dieu potier (Jr 18), le Déluge (Gn 6), David dansant devant l'arche (2S 6) -, puis des Évangiles - les pèlerins d'Emmaüs (Lc 24) et Marie-Madeleine au tombeau (Jn 20).
Un seul verset. C'est l'espace qui sépare, dans le récit biblique, la victoire remportée par le peuple et ses plaintes dans le désert. Ce peuple décidé à se défaire de son esclavage, ardent à manifester sa joie, le voilà brusquement livré aux sables, à la faim, à la soif, au venin insidieux de ses propres regrets. Fragile, dépendant, le voilà à la merci. A la merci de quoi, de qui ? De la mort ? De la soif ? Du plus fort ? Des idoles ? De Dieu ? Telles sont les questions qu'il doit résoudre, avec l'aide de Moïse ".
Selon Umberto Eco, la Bible fait partie des Grands livres Non Lus... Et particulièrement l'Ancien Testament. Comment s'y prendre alors ? Le but de cette nouvelle et brève introduction est de permettre à tous une première lecture de la Bible. Rédigée simplement par un des meilleurs spécialistes de l'Ancien Testament, elle ne se contente pas de répondre aux premières questions que nous nous posons, mais elle fournit aussi les éléments d'une lecture critique pour éviter les erreurs qui surgissent lorsque l'on prend le texte ancien trop à la lettre.
Quatrième de couverture Comment présenter aujourd'hui le Pentateuque, alors que le modèle explicatif - l'hypothèse documentaire - qui en a assuré l'intelligibilité critique pendant près d'un siècle semble avoir vécu ? Dans l'ouvragé que voici, J.-L. Ska propose les éléments d'une synthèse nouvelle. Dans un préalable, l'auteur prend la mesure du Pentateuque dans sa forme actuelle et canonique. Cet état des lieux permet de faire ressortir le " relief " des textes législatifs et narratifs. Des fractures significatives et des techniques rédactionnelles déterminées se laissent repérer, que l'auteur interroge de manière renouvelée. Sur ces bases, en s'appuyant sur l'histoire de la recherche, J.-L. Ska propose sa propre synthèse. S'il fait le deuil d'un document complet pré-exilique, il met en lumière les tenants et aboutissants de la création du Pentateuque à l'époque perse. A la manière de Jacob qui demeure blessé après la lutte avec l'ange, le Pentateuque porte en lui les cicatrices de son histoire tourmentée. L'histoire de sa formation, montre J.-L. Ska, se confond avec son message, parce que cette histoire est une histoire de mort et de résurrection, celle du peuple d'Israël ressuscité après l'expérience mortifère de l'exil.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).