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L'art en Inde
Sivaramamurti C ; Taha-Hussein Okada Amina ; Zéphi
CITADELLES
215,00 €
Épuisé
EAN :9782850880735
D'inspiration avant tout religieuse, l'art indien reflète la vision collective et hautement idéalisée d'une réalité transcendante et d'un ordre divin, sans jamais procéder d'une interprétation personnelle du monde. C'est du carcan des traités iconographiques qu'il tire sa sève et sa grandeur. L'image de la divinité est à la fois une icône, matérialisation de la présence sacrée, et un support de méditation pour le fidèle. Et le temple, réceptacle du divin et véritable microcosme, résume l'univers entier et le monde des dieux. C'est très précisément de cette " efflorescence du divin ", comme l'écrit André Malraux dans ses Antimémoires, que C. Sivaramamurti rend compte ici. D'où sa préoccupation constante d'évoquer les mythes et les gestes divines, et son souci de montrer les correspondances qui unissent l'art et la littérature. En raison de son exceptionnelle érudition, de sa vision infiniment poétique du champ culturel, mais également de l'amour passionné qu'il portait à sa terre natale, C. Sivaramamurti offre ici une brillante synthèse destinée à nous révéler l'âme immuable de l'Inde. Paru il y a vingt-cinq ans, L'Art en Inde appelait une remise à jour. Mise en ?uvre par Amina Okada et Thierry Zéphir, elle tient compte, entre autres, des fouilles réalisées depuis 1974 au Baluchistan, qui apportent un nouvel éclairage sur la préhistoire indienne et le développement de grands centres urbains comme Mohenjo-daro, ou de l'invention en 1985 du " trésor de Quetta ". L'iconographie, enrichie, rééquilibre un propos autrefois essentiellement consacré à l'Inde bouddhique et brahmanique en accordant une plus large place aux conséquences artistiques de l'arrivée des musulmans au XIIIe siècle. Du Kasmir au Kerala, le livre conduit le lecteur dans tous les grands sites - cent quarante sont présentés en fin d'ouvrage, parmi lesquels Khajuràho ou le Tàj Mahal -, et lui permet de mieux comprendre la sagesse de Buddha et les avatars de Visnu. Ainsi l'éblouissante richesse du patrimoine artistique indien sera-t-elle davantage perceptible à celui qui aborde au rivage d'une terre pétrie d'histoire, gorgée de légendes et de mythes, constellée de monuments grandioses.
Cet ouvrage est le premier à traiter de la peinture du rêve dans toute son extension historique. Riche d'un vaste corpus iconographique et organisé en périodes successives du Moyen Age nos jours, il montre le caractère polymorphe de la notion de rêve, associant le songe biblique, le rêve personnel, les recompositions oniriques, le fantastique enchanteur ou cauchemardesque... Au gré des époques et des mouvements esthétiques, le rêve suscite des allégories, nourrit des fantaisies légères ou nocturnes, ouvre un questionnement métaphysique ou se confond avec un chimérisme porteur d'illusion. Le symbolisme puis le surréalisme imposeront le rêve comme foyer d'inspiration, le confondant même avec le processus créateur. Les commentaires des tableaux croisent les techniques et esthétiques picturales avec l'histoire des idées et la notion freudienne de "travail du rêve". Grand pourvoyeur d'images, le rêve réactive la figure de Morphée, fils du sommeil et dieu des formes ; il propose aux peintres l'audacieux défi d'affronter le visible pictural à l'invisible du songe.
Les historiens de l'art ont l'habitude d'utiliser l'expression de "siècle d'or hollandais" (gouden eeuw) pour qualifier la civilisation néerlandaise du XVIIe siècle et, plus spécifiquement encore, l'art de cette période. Ce livre entend repenser cette notion en proposant d'analyser la manière dont elle a été définie, pensée et décrite au XVIIe siècle, par les Hollandais eux-mêmes, comme par leurs contemporains. Cet "âge d'or" est un moment historique marqué par de profonds bouleversements : alors que les guerres et les rivalités politiques traversent le siècle, la dissipation des tensions religieuses en fait une terre d'accueil et de tolérance ; les Provinces-Unies assoient fermement leur hégémonie économique et commerciale, fondée notamment sur les échanges coloniaux. Savants, poètes, philosophes et artistes forgent, chacun à leur manière, les représentations naturalistes ou idéalisées de ces transformations. Appréhender la société néerlandaise du XVIIe siècle à travers la grande variété de leurs créations rend compte de l'identité plurielle d'une nation en devenir. Tout en suivant le fil chronologique de l'histoire, des débuts de la guerre de Quatre-Vingts Ans jusqu'aux premières années du XVIIIe siècle, les principales théories et pratiques artistiques du siècle d'or sont ici exposées, sans tenter de reconstruire a posteriori une unité factice. Des oeuvres de Paul Bril à Adriaen Coorte en passant par Aelbert Cuyp, Gerard Dou, Gerard van Honthorst, Samuel van Hoogstraten, Gabriel Metsu..., sans oublier les incontournables Rembrandt, Vermeer et Hals, plus de 350 artistes et près de 600 oeuvres commentées accompagnent cette synthèse érudite et accessible, qui offre un éclairage renouvelé sur cette période phare de l'histoire de l'art.
Historienne de l'art et conservateur général du Patrimoine, Geneviève Bresc-Bautier a été directrice du département des Sculptures du musée du Louvre. Initiatrice au musée de la section "Histoire du Louvre", elle a écrit plusieurs publications sur le sujet, dont Mémoires du Louvre (Gallimard,1989), Le Louvre, une histoire de palais (Musée du Louvre éditions/Somogy, 2008) et a contribué à L'Histoire du Louvre (Musée du Louvre éditions/Fayard, 2016).
Les villas romaines stupéfient toujours les visiteurs par le caractère grandiose de leur architecture et par la somptuosité de leur décoration. Grâce à ce livre, nous allons visiter 28 parmi les plus belles d'entre elles qui possèdent de superbes fresques de l'époque romaine. Ce livre sur les fresques de l'Antiquité étudie la fonction de base de cet art : agrandir les espaces intérieurs des villas, à un degré extravagant, en y faisant entrer les vastes paysages qui les environnaient. Cette fonction répondait aux souhaits des commanditaires, mais était également un parfait reflet de la vision des artistes. Les peintres de l'Ancienne Rome ont été surtout attirés par l'espace, qu'ils pouvaient prolonger, au moyen de trompe-1'?i1, de façades de marbre splendides, de portiques et de balustrades. Au sein d'un cadre architecturé, ils ont donné vie à leurs paysages en y introduisant des hommes, des animaux, ainsi que des figures mythologiques. L'originalité de la peinture romaine se comprend seulement en notant son rapport étroit avec l'architecture, enrichissant considérablement l'art de peindre grâce à la perspective, imaginaire et symbolique, de l'espace infini. Les plus grands ensembles de fresques romaines sont ici présentés : à Pompéi, la villa des Mystères, la maison du Labyrinthe, la maison des Vettii ou la maison du Poète tragique ; à Rome, la Domus Aurea de Néron, la maison aux Griffons, la maison de Livie, ou les thermes de Trajan ; mais également des sites très proches Oplontis, Boscoreale, Herculanum... De plus, les nombreux détails (souvent en taille réelle) accentuent l'impression du lecteur : il peut presque toucher les fresques, comme s'il était sur place, à Rome, à Pompéi ou à Herculanum. Ce livre propose d'aller au-delà d'une lecture traditionnelle : il fournit une sensation magique et tactile grâce au nouveau papier utilisé pour reproduire ces chefs-d'?uvre !