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Comment j'ai tué mon chat
Sirjacq Louis-Charles
OLIVIER
20,00 €
Épuisé
EAN :9782879290997
Je suis un monstre. " Qui n'a prononcé, au moins une fois, ces mots terribles ? Pour sa part, l'auteur de cette confession cherche à savoir comment il en est arrivé à tuer Béatrice, sa chatte bien-aimée. Il lui faut donc revenir en arrière, sur les lieux du crime, dans les mois et les années qui ont précédé son forfait, et plus loin encore. Les souvenirs qu'il égrène - son adolescence fugueuse en Bretagne, ses aventures tour à tour comiques et macabres, ses démêlés avec les femmes - l'amènent à douter de la réalité du crime. Qui a-t-il tué ? Ment-il ? Où est la vérité ? Ce livre, on l'a compris, appartient à une lignée qui, des Romantiques à Cami en passant par les surréalistes, est de l'humour noir. Sarcastique, touchant, subversif, Comment j'ai tué mon chat est le roman du garçon qui, comme chez Kipling, " s'en va tout seul ".
Qui se souvient encore du drame qui faisait, à la fin des années 1960, la une des journaux : Joe Orton, auteur à succès britannique, avait été tué à coups de marteau par son ami et compagnon de vie, Kenneth Halliwell, qui s'était suicidé après ? Le sentiment de jalousie que Halliwell éprouvait pour les premiers succès publics d'Orton avait pris le dessus. A l'origine de la pièce, un fait divers donc qui sent fort le sensationnalisme. Mais on aurait tort de penser que l'auteur l'a recherché en montrant sur scène des personnages sulfureux. Au contraire, la pièce décortique la banalité d'une relation entre deux hommes très différents, à un moment de leur vie attirés l'un par l'autre. Qui cherchent tous les deux leur petite part de bonheur. Mais leurs chemins commencent à bifurquer et un mobile assez ordinaire s'insinue : la jalousie dans tous ses états.
Parmi les nombreux poèmes de Brecht se trouvent quelques chefs-d uvre longtemps inédits, des poèmes sur l amour. Autre trouvaille: quatre textes érotiques proposant au lecteur quelque chose de très surprenant, un érotisme didactique. C est au buffet de la gare d Helsingfors que Ziffel parle avec Kalle, un ouvrier métallurgiste. Les deux exilés parlent de politique, mais on pourrait très bien imaginer qu ils parlent d amour. L origine des quatre textes, qu on a trouvés cinquante ans après leur écriture dans les archives de l écrivain, remonte à l époque où Brecht, lui-même exilé, se trouvait en Finlande et écrivit les Dialogues d exilés. Le parler de Kalle rappelle le style de ces dialogues, et ce langage populaire rend ses observations sur le comportement amoureux des hommes et des femmes encore plus étonnantes. Bien que le goût de Brecht pour les femmes soit connu, il n est ni érotologue ni érotomane. Il reste toujours à la recherche des mécanismes sociaux qui déterminent, en amour aussi, le comportement humain. Ses consignes pratiques « Il vous faut des occasions » ou ses observations sur l amour qui naît au premier regard ce qu il distingue, bien sûr, du moment où son il tombe sur le cul d une femme de ménage sont vraiment très amusantes sans jamais rien perdre de leur pertinence.
Lars Norén est né en 1944 à Stockholm. Bien qu'il ait commencé très jeune à écrire, il n'a connu son premier succès qu'en 1982 avec une pièce retraçant sa jeunesse dans une famille d'hôteliers tiraillé entre un père ivrogne et une mère malade. Qu'il plonge son regard dans l'univers étroit de couples bourgeois ou qu'il le tourne vers la rue et les marginaux, il fait preuve d'une grande maestria dramaturgique et peut être considéré comme le digne successeur d'Ibsen ou de Strindberg. Les trois pièces que réunit ce volume témoignent bien de l'impressionnante étendue de l'oeuvre. L'héritage scandinave de Norén se combine avec ses affinités électives américaines : Williams et O'Neill. Embrasser les ombres qui peut être lue comme une pièce sur Eugene O'Neill est néanmoins complètement intemporelle. Norén esquisse ici la situation d'un auteur qui a cessé d'écrire, qui doit supporter que sa femme se drogue et que son fils ne soit qu'un vaurien. Il trace le portrait d'un homme pour qui le tragique n'implique pas forcément le malheur et pour lequel la confrontation avec la vérité est libératrice. Dans Bobby Fischer vit à Pasadena, nous passons une soirée en famille. Ellen a décidé de mourir le lendemain, jour de l'anniversaire de Jenny, sa petite fille morte cinq ans auparavant. Elle ne s'en est jamais remise et a sombré dans l'alcoolisme. Les parents ont préféré effacer le drame, tandis que Tomas, le frère, sort d'un long séjour en hôpital psychiatrique. Acte nous plonge complètement dans le milieu carcéral et psychiatrique. Un médecin, apparemment sain de corps et d'esprit, face à une femme enchaînée, affaiblie et instable qui purgerait une peine pour des agissements terroristes. Au fil de la conversation, on ne sait lequel des deux assume le mieux ses actes et ceux qui ont marqué l'Histoire du XXème siècle.
Résumé : Lors d'un été caniculaire marqué par une invasion de mouches, une adolescente connaît ses premiers émois auprès d'un ouvrier australien engagé par son père. Une enseignante explore les vicissitudes des rencontres amoureuses en ligne alors que la fin du monde approche. Un ancien mannequin revient dans sa ville natale pour travailler dans un lieu qui n'a de station-service que le nom... Les huit nouvelles de Dans la joie et la bonne humeur déroutent et interrogent. Si les femmes qu'elles mettent en scène sont souvent cantonnées à des rôles trop étriqués pour elles, elles ne sont pourtant jamais dupes. Nicole Flattery est l'une des grandes voix irlandaises d'aujourd'hui. Elle manie l'humour noir et l'étrange comme personne. Traduit de l'anglais (Irlande) par Madeleine Nasalik.
Dublin, de nos jours. Frances et Bobbi, deux anciennes amantes devenues amies intimes, se produisent dans la jeune scène artistique irlandaise comme poètes-performeuses. Un soir, lors d'une lecture, elles rencontrent Melissa, une photographe plus âgée qu'elles, mariée à Nick, un acteur. Ensemble, ils discutent, refont le monde, critiquent le capitalisme comme les personnages de Joyce pouvaient, en leur temps, critiquer la religion. Ils font des photographies, ils écrivent, ils vivent. C'est le début d'une histoire d'amitié, d'une histoire de séduction menant à un " mariage à quatre " où la confusion des sentiments fait rage : quand Frances tombe follement amoureuse de Nick et vit avec lui une liaison torride, elle menace soudainement l'équilibre global de leur amitié.Mais Conversations entre amis n'est pas qu'une banale histoire d'adultère : c'est avant tout le portrait attachant, empathique, des jeunes gens contemporains, ces millenials qui ne parviennent pas à trouver leur place dans le monde que leur ont laissé leurs aînés. La voix de Frances, poétique, désinvolte, parfois naïve, d'une extraordinaire fraîcheur est, par de multiples aspects, celle de sa génération.
Résumé : C'est l'histoire d'une famille. Un père, une mère, deux enfants nés d'unions précédentes. Le père et la mère sont écrivains. Ils se sont rencontrés lors d'un projet où ils enregistraient les sons de New York, de toutes les langues parlées dans cette ville. C'est l'histoire d'un voyage : la famille prend la route, direction le sud des Etats-Unis. Le père entreprend un travail sur les Apaches et veut se rendre sur place. La mère, elle, veut voir de ses yeux la réalité de ce qu'on appelle à tort la " crise migratoire " touchant les enfants sud-américains. A l'intérieur de la voiture, le bruit du monde leur parvient via la radio. Dans le coffre, des cartons, des livres. C'est l'histoire d'un pays, d'un continent. De ces " enfants perdus " voyageant sur les toits des trains, des numéros de téléphone brodés sur leurs vêtements. Des paysages traversés et des territoires marqués par la chronologie, les guerres, les conquêtes. C'est l'histoire, enfin, d'une tentative : comment garder la trace des fantômes qui ont traversé le monde ? Comment documenter la vie, que peut-on retenir d'une existence ? Et enfin : comment parler de notre présent ? Avec Archives des enfants perdus, Valeria Luiselli écrit le grand roman du présent américain. Mélangeant les voix de ses personnages, l'image et les jeux romanesques, elle nous livre un texte où le propos politique s'entremêle au lyrisme.
Résumé : A 26 ans, après avoir terminé de brillantes études de philosophie, Théodore-James Libski ne sait plus quoi faire de sa vie. Par dépit (ou par obéissance ? ), il accepte la proposition de son père, haut fonctionnaire aux Nations-unies : prendre part à une expédition autour du monde à la rencontre des espèces animales migratrices. Il s'embarque donc sur l'Izoard, un bateau à l'équipage haut en couleur : les scientifiques y côtoient des artistes et divers originaux. Ensemble, ils longeront les côtes flamandes, l'Alaska, le Japon... ils apercevront des phoques, des petits poissons parasites, le dernier pigeon migrateur. Ils essuieront une mutinerie causée par le végétarisme d'une partie de l'équipe, croiseront une star réfugiée sur les glaciers, suivront la trace d'une baleine très solitaire... Ce voyage aidera-t-il Théodore-James à trouver une place dans le monde ? Ou bien cette entreprise était-elle dès l'origine vouée à l'échec ? Au contact des animaux, devient-on plus humain, plus sensible ?