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Culture et Guerre froide
Sirinelli Jean-François ; Soutou Georges-Henri ; T
SUP
26,00 €
Épuisé
EAN :9782840505471
La Guerre froide fut d'abord un combat idéologique, et la culture était en première ligne, comme les deux camps le prouvent dès la seconde moitié des années 1940. Sur le plan politique comme sur le plan culturel, le clivage passait certes entre deux ensembles d'États, mais il était visible à l'intérieur de chaque société et, parfois, de chaque individu. La guerre civile entre marxistes et libéraux battait son plein dans la culture "occidentale". Au début, lors de la tension extrême des années 1947-1953, le combat pour la culture a souvent été du ressort de la propagande; dès que l'on a commencé à espérer une détente, les relations culturelles entre les deux blocs ont été considérées de chaque côté comme un vecteur essentiel d'une lutte plus élaborée. Les premiers à dépasser véritablement la Guerre froide ont été les écrivains, les penseurs et les artistes: ce fut, en particulier, le cas des intellectuels des pays de l'Est qui, dans leur esprit, avaient abattu le Mur des années avant la chute de celui de Berlin.
Résumé : Il s'agit ici de tenter de soumettre un système politique - en l'occurrence, la République, variante française de la démocratie libérale - à une approche d'histoire globale, à la croisée notamment de l'histoire politique en pleine reviviscence et de l'histoire culturelle en développement rapide. Or un système politique est un organisme vivant, qui s'inscrit dans le temps et évolue dans un contexte qui n'est pas immuable. Il est doté d'un métabolisme propre, dont l'étude est l'objet de ce livre. L'histoire politique vivifiée par l'histoire culturelle permet d'analyser ces précipités complexes que sont les cultures politiques, les représentations collectives et les imaginaires sociaux. Dans la mise en ?uvre d'une telle démarche, on a privilégié ici un angle d'attaque : celui des dissensus. La République, en effet, même quand, victorieuse, elle a cessé à la fin du XIXe siècle d'être en elle-même un enjeu politique majeur, est demeurée au fil du siècle suivant la boussole de notre vie politique : on se situe par rapport à elle, car elle matérialise à la fois le bien - un régime qui fut à bâtir et demeura à défendre - et le mal - un régime honni par phases. L'étude de ces phases permet d'ébaucher une histoire de la brèche en démocratie. Question au demeurant essentielle car, depuis l'instauration de la République, l'homme en société est aussi, peu ou prou, homme de l'agora : c'est donc sur cette agora que se croisent, s'affrontent mais aussi, plus prosaïquement, se reflètent toutes les composantes de la Cité. Il n'en est que plus important, de ce fait, de recenser et d'analyser les moments de l'histoire nationale où cette agora devient une place de pas perdus.
L'opposition entre droites et gauches est le grand clivage français. Jusqu'aujourd'hui, sa disparition, régulièrement annoncée, n'a cessé d'être différée : que soit proclamée une ère du consensus et toujours on observera concurremment une montée aux extrêmes de la vie politique et civique. Les droites parlementaires en offrent un nouvel exemple qui, après avoir prôné la fin des divisions idéologiques et l'union nationale autour d'un libéralisme tempéré, sont désormais flanquées d'une extrême droite rejetant la tradition républicaine.Cette Histoire restitue l'identité des droites françaises - contre-révolutionnaire, légitimiste, orléaniste, bonapartiste, libérale, révolutionnaire, fasciste, extrême et gaulliste - dans sa triple dimension de la politique (tome I : les mouvements et les partis, mais aussi les horizons idéologiques des théoriciens et des militants qui définissent les identités des grandes familles de la droite en termes de conception du monde, d'idées communes et de discours), des cultures (tome II : les formes de rassemblement, les moyens de diffusion de l'idéologie hors de la sphère politique, les visions de l'histoire partagées par les hommes de droite), des sensibilités (tome III : l'organisation de l'espace social et ce qui s'y dévoile de l'héritage commun au peuple de droite).
L'opposition entre droites et gauches est le grand clivage français. jusqu'aujourd'hui, sa disparition, régulièrement annoncée, n'a cessé d'être différée: que soit proclamée une ère du consensus et toujours on observera concurremment une montée aux extrêmes de la vie politique et civique. Les droites parlementaires en offrent un nouvel exemple qui, après avoir prôné la fin des divisions idéologiques et l'union nationale autour d'un libéralisme tempéré, sont désormais flanquées d'une extrême droite rejetant la tradition républicaine. Le clivage droites-gauches, fondé en août 1789 par une Révolution qui autonomisa la société de l'univers politique, ne structure pas seulement la sphère du pouvoir, il traverse et souvent organise la Cité dans ce que celle-ci peut avoir apparemment de moins politique et de plus économique, social, culturel. C'est de cet excès même qu'il tire sa vigueur. Cette Histoire restitue l'identité des droites françaises - contre-révolutionnaire, légitimiste, orléaniste, bonapartiste, libérale, révolutionnaire, fasciste, extrême et gaulliste - dans sa triple dimension de la politique (tome 1: les mouvements et les partis, mais aussi les horizons idéologiques des théoriciens et des militants qui définissent les identités des grandes familles de la droite en termes de conception du monde, d'idées communes et de discours), des cultures (tome 2: les formes de rassemblement, les moyens de diffusion de l'idéologie hors de la sphère politique, les visions de l'histoire partagées par les hommes de droite), des sensibilités (tome 3 l'organisation de l'espace social et ce qui s'y dévoile de l'héritage commun au peuple de droite).
A travers les mille manières qu'ont les individus d'inventer un quotidien viable dans la Cité, à travers la gestion des rapports sociaux les plus immédiats et les plus simples comme à travers l'élaboration des produits de la pensée et du goût les plus accomplis se révèlent les sensibilités, ces grandes manières partagées de vivre, de concevoir, de sentir, de s'exprimer.... Formes héritées des générations devancières que chacun fait siennes grâce à son milieu, à son éducation, à sa formation, les sensibilités sont stratifiées par les dépôts d'une mémoire sociale, perdue par presque tous, et qui fabrique ces croyances, ces valeurs, ces certitudes instinctives en puisant aux horizons idéologiques contemporains les réponses aux crises et aux défis de chaque époque. Par-là, les sensibilités sont la source d'une vigueur pérenne de l'axe droites-gauches en des périodes où celui-ci semble s'effacer du champ politique. Les sensibilités de droite structurent essentiellement quatre domaines la présence au monde (ou les modalités d'inscription de l'individu dans l'espace social); l'organisation de la Cité (ou la détermination des valeurs qui sont au principe de l'univers de l'individu); la vie dans la Cité (ou le rapport de soi aux autres); le moule de l'individu (ou ce qui ancrerait le citoyen à droite). De l'étude des sensibilités, telles que reflétées également par la littérature comme par l'image de l'adversaire dans la mythologie des gauches, se dégage pour finir la réponse à la question: qu'est-ce qu'être de droite?
Tout en montrant la nouveauté radicale du bolchevisme, et les techniques de Staline pour faire régner sa tyrannie, ce livre fait ressortir les continuités de l'histoire russe et ses constantes (idéologie, pratiques du pouvoir, place et influence de l'empire, conceptions et méthodes de politique étrangère, utilisation de la propagande). L'ouverture des archives de l'URSS et leur abondance a enrichi la connaissance de ce monde autrefois fermé et rend indispensables certaines clés de compréhension : elles faciliteront aussi l'abord de la Russie post-communiste et son passé difficile à surmonter.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "