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Mon Malagar
Sinzelle Lucienne
GALLIMARD
13,15 €
Épuisé
EAN :9782070761623
Nénette, c'est Lucienne, la fille des Sinzenelle, les domestiques de Malagar. Et Malagar, ce n'est rien d'autre que la grande propriété girondine de François Mauriac. Soixante ans après son départ du célèbre domaine, elle lit Malagar, les souvenirs d'enfance de Jean Mauriac, fils du grand écrivain, et c'est le déclic. Sa plume retrace à son tour les douze années d'enfance passées dans "son" Malagar. En ne cessant, au fil de son récit, de s'adresser à Jean, elle fait revivre dans une langue naïve et touchante les jours écoulés dans le domaine des Mauriac, les foins et les vendanges, l'école buissonnière, en bref le meilleur de l'enfance. Elle évoque aussi, avec toujours la même candide franchise, le pire : les violences du père alcoolique, puis l'inceste, la guerre, la perte de son frère Lulu, et enfin, le départ de Malagar. De François Mauriac, il faut bien avouer qu'on ne retiendra que de furtives allusions. Quoi de plus normal puisque "au cours des douze années passées à Malagar, je n'ai dû l'approcher vraiment que cinq ou six fois". Voilà qui est honnête... et plutôt éloigné de cette nouvelle lumière annoncée, fût-elle "côté cuisine", sur le portrait de François Mauriac. Mon Malagar demeure un beau témoignage sur la vie paysanne française du Sud-Ouest, au début du XXe siècle. --Laure Anciel
Histoires d'elles présente des femmes confrontées aux turpides, aux délices de l'existence et aux surprises bonnes ou mauvaises. Elles subissent les carcans ou s'en affranchissent. Elles se battent, renoncent, aiment, souffrent, exultent... Elles sont flamboyantes et lumineuses ou passives et entravées. Dans différentes époques, diverses circonstances et des milieux variés, vous êtes invités à les rencontrer...
C'était Malagar. Nous y sommes arrivés en 1929, j'avais deux ans et Lulu quatre, et j'allais vivre dans ce lieu paradisiaque les plus belles années, les plus douloureuses aussi, de ma vie. "Ce sont les souvenirs de cette enfance passée dans la célèbre propriété de François Mauriac que Lucienne Sinzelle, dite Nénette, fille d'un ouvrier agricole de Malagar, restitue dans ce récit âpre et intense.Côté communs, c'est la chronique d'une petite paysanne intelligente et sensible : un regard inestimable sur la vie rurale dans la première moitié du siècle dernier, une évocation vibrante des êtres qui l'entourent - Lulu, le frère tant aimé, Jean Mauriac, le jeune garçon avec qui elle partage ses jeux, le bel adolescent dont elle rêve en secret -, mais aussi une enfance blessée au vif par l'inceste.Côté jardin, c'est une autre lecture du monde mauriacien qui affleure, un portrait singulier de l'écrivain, parfois hautain, indifférent, toujours respecté.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.