Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La démocratie participative. Histoire et généalogie
Sintomer Yves ; Bacqué Marie-Hélène
LA DECOUVERTE
29,00 €
Épuisé
EAN :9782707157201
Aujourd'hui, la démocratie participative s'institutionnalise dans la durée, faisant apparaître de nouveaux acteurs, de nouvelles légitimités, de nouveaux objets dans l'implication de "citoyens ordinaires" à la prise de décision publique. Cependant, si l'idée de participation est au moins aussi ancienne que l'histoire des démocraties modernes, l'étude de sa dimension diachronique restait à faire. D'où l'intérêt de cet ouvrage réunissant les contributions des meilleurs spécialistes, qui proposent, dans une perspective comparative, un regard historique organisé en trois temps. La première partie interroge la généalogie des catégories utilisées par les acteurs et par les observateurs. La deuxième met en regard la France et les Etats-Unis, dans une période charnière de réformes progressistes - la fin du XXe et le début du XXe siècle-, qui voit se mettre en place les premiers éléments de l'Etat-providence et s'expérimenter de nouvelles formes de participation. Enfin, la troisième partie retrace les relations qui se nouent entre les sciences ou l'université et le reste de la société, et la façon dont la question de la participation citoyenne a été posée dans ce contexte. Une réflexion sur le temps long débouchant sur des propositions politiques et normatives pour les débats du présent.
Au carrefour de la sociologie et de la philosophie, une réflexion collective de première importance sur l'oeuvre de Bourdieu, pensée en mouvement plus que jamais d'actualité.
La démocratie participative, dont les racines sont anciennes, connaît un renouveau retentissant depuis une dizaine d'années. Elle semble s'institutionnaliser dans la durée, dans une dynamique qui se différencie du caractère contestataire des mouvements sociaux des années 60 et 70. Cet ouvrage analyse ses dynamiques de diffusion, le succès particulier de certains dispositifs, les aléas de tel ou tel parcours, la multiplicité des expériences locales et l'inachèvement général d'un processus qui semble, pourtant, porté par des tendances lourdes. Comment expliquer, par exemple, la grande diversité des budgets participatifs, en Europe mais aussi à l'intérieur d'un même pays? Pourquoi le recours au tirage au sort s'est-il d'abord répandu en Allemagne, en Grande-Bretagne et en Espagne, puis plus tardivement en France? Comment comprendre le fait que, malgré les succès des expériences qui ont recours à cette procédure, celle-ci ne soit pas encore devenue une composante standardisée du fonctionnement démocratique? Pourquoi une telle diversité des dispositifs participatifs liés aux enjeux urbains? Pour favoriser une meilleure compréhension de ces phénomènes, l'accent est ici mis sur deux aspects peu étudiés jusque-là dans une optique comparative: l'évolution dans le temps et la place des acteurs, individuels ou en réseau. A travers quels réseaux d'acteurs, quelles institutions, se sont opérés des transferts? Retracer cette généalogie de la démocratie participative permet de mieux en comprendre la portée et les limites. Et donne des clés à ceux qui veulent la faire vivre aujourd'hui.
Résumé : Au début des années trente, des auteurs comme Horkheimer, Marcuse, Adorno et Benjamin formèrent le projet d'une théorie critique qui fut nommée par la suite Ecole de Francfort. Ce projet consistait initialement à articuler une philosophie sociale inspirée par le marxisme et les différentes sciences sociales. Dans les décennies qui suivirent, il conduisit à l'élaboration d'une sociologie critique et d'une psychologie sociale de la domination. Il s'étendit ensuite à la théorie de l'art, à la critique de la culture et de la modernité. Où en est la théorie critique ? Quel rapport entretient-elle avec son projet initial ? Dans quelles voies est-elle actuellement engagée ? A quels objets peut-elle encore être appliquée ? Quels enseignements la philosophie politique et les sciences sociales contemporaines peuvent-elles en tirer ? Cet ouvrage tente de répondre à ces questions en réunissant deux types de contribution : plusieurs articles écrits par des représentants actuels de la théorie critique (J. Habermas, A. Honneth, N. Fraser, S. Benhabib), et une série de textes qui reflètent la réception récente de l'Ecole de Francfort en France. Ces différentes contributions dressent un panorama des orientations actuelles de la théorie critique et des différents débats auxquels elle est confrontée. Elles appellent ainsi un programme de recherche interdisciplinaire fécond, un projet théorique et politique à poursuivre ou à renouveler.
Résumé : Vingt ans après la chute du mur de Berlin, la dynamique européenne est menacée par les replis nationaux et la démocratie représentative n'est plus susceptible de faire face à elle seule aux défis nouveaux, ni apte à mobiliser les énergies et la confiance des citoyens. Inventé à Porto Alegre, au Brésil, le budget participatif, qui consiste à associer des citoyens non élus à l'allocation des finances publiques, s'est répandu très rapidement dans le reste du monde. Il est désormais préconisé aussi bien par le mouvement altermondialiste que par la Banque mondiale et des partis de tout bord. S'agit-il d'une mode passagère ou d'un mouvement de fond amené à bouleverser les pratiques administratives et politiques ? Cet ouvrage présente une synthèse de la première recherche comparative menée à partir de la centaine de budgets participatifs existant en Europe. La première partie explique l'émergence des budgets participatifs et prend la mesure de leur diversité. La deuxième examine dans le détail une vingtaine d'expériences, soulignant particularités et traits communs. La troisième partie s'interroge de façon transversale sur les effets, les dynamiques et les enjeux de ces démarches. Elle analyse comment les différents modèles de participation s'articulent aux mutations à l'?uvre dans le domaine social, dans l'action publique et dans le système politique. Pour que les services publics puissent s'affirmer face aux logiques marchandes, ils doivent se mettre véritablement au service du public. C'est pourquoi le couplage de la modernisation et de la participation représente un enjeu crucial.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.