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Prisonniers au Mont-Saint-Michel
Sinsoilliez Robert
ANCRE DE MARINE
25,36 €
Épuisé
EAN :9782841411122
Abbaye fortifiée de tours et de remparts, citadelle imprenable défendue par la mer, le Mont-Saint-Michel défiant les siècles se dresse orgueilleux dans son décor de sable et de ciel infini. Il fut pourtant, durant des décennies, un impitoyable univers carcéral avec ses cachots insalubres, ses sombres oubliettes et ses cages de fer. Successivement prison pour les prêtres indisciplinés et les individus arrêtés en,vertu de lettres de cachet, puis maison de force et de correction pour les condamnés à la réclusion et aux travaux forcés, l'abbaye ne cessa qu'en 1863 d'être un lieu de détention. Des milliers de prisonniers: hommes, femmes, enfants, déportés politiques, chouans, bagnards ou princes du sang y furent enfermés. Dans les cachots à l'air vicié, aux murs ruisselants d'humidité où les détenus s'entassaient, la mortalité était effrayante. En 1817 on dénombra 24 morts âgés de 17 à 76 ans, en 1818 on en compta 56 et l'année 1820 atteignit des sommets. Le typhus ravagea l'établissement causant 22 victimes en trois mois. Un prisonnier célèbre et mythomane qui affirmait être Louis XVII échappé du Temple, des hommes politiques comme Barbès et Blanqui ont marqué la longue histoire carcérale du Mont, faite de drames, de révoltes, d'incendies, d'évasions et de suicides. Ecrivain et historien, Robert Sinsoilliez signe une fois encore un ouvrage magistral, authentique et passionnant témoignage sur un aspect méconnu du prestigieux Mont-Saint-Michel.
A quelques encablures du Mont Saint Michel, de la préhistoire à nos jours, l'îlot de Tombelaine a connu une histoire aussi riche - mais peu connue - que celle du Mont
Résumé : C'était hier, dans la seconde moitié du XIXe siècle. Granville était alors le premier port de France pour la pêche à la morue, et chaque année une quarantaine de trois-mâts appareillait pour Terre-Neuve. Là-bas, au milieu des icebergs, dans la brume qui règne en permanence, les marins allaient durant six mois affronter les pires dangers. Terrible métier que celui des terre-neuvas, dont les voiliers naviguent dans un univers fantomatique. Le froid intense cuirasse de givre les mâts et accroche aux vergues d'étranges dentelles de glace. Les cordages deviennent raides et cassants, les poulies gelées ne fonctionnent plus. Alors, un mousse monte là-haut et les trempe dans des marmites d'eau bouillante pour les dégeler. Les doigts gourds de froid, les mains gercées ou crevées d'engelures, les hommes amorcent plusieurs centaines d'hameçons avec des bulots en putréfaction. Ils souffrent de panaris et de phlegmons. Sur leurs doris, ils s'enfoncent dans le brouillard humide pour poser des kilomètres de lignes. Malheur à ceux qui se perdent, aux malheureux qui dans le déchaînement des vagues n'entendront pas la corne de brume ou le coup de canon tiré depuis le navire. La grande misère des pêcheurs, mais aussi leurs petites joies comme autant de soleils dans la grisaille, servent de cadre authentique à ce récit cruel et tendre où s'expriment tour à tour l'amour et la haine. Passionnante histoire que celle-là où la tempête déchaîne les vagues de l'océan, et les passions dans le c?ur des hommes.
Hugo Victor ; Bayard Emile ; Brion Gustave ; Bodme
Résumé : Pourquoi lire Victor Hugo aujourd'hui ? Parce qu'a fréquenter le génie, on ne s'ennuie jamais. Parce que ce roman d'action et de réflexion n'a pas pris une ride. Lorsque le génie hugolien s'empare de la guerre civile en Bretagne, il en fait une prodigieuse épopée dont le récit, de coup de théâtre en rebondissements, vaut les meilleurs scénarios du cinéma. Le roman s'ouvre sur une patrouille en armes dans la forêt bretonne, ratissage qui évoque irrésistiblement le Vietnam, l'Algérie, l'horreur qu'inflige aux mères et aux enfants toute guerre civile. L'élan est donné... pour une cascade de scènes épiques. Le drame se noue en mer à bord de la corvette Claymore. Nous vivons, haletants, le massacre de la ferme d'Herbe-en-Pail, la prise de Dol par les Chouans, la querelle homérique des trois géants de la Révolution -Danton, Marat, Robespierre- jusqu'au dénouement de la prise d'otages (trois enfants) par l'assaut du château de la Tourgue... Le talent d'Hugo crée des personnages inoubliables. Le sergent Radoub, le mendiant humaniste Tell-march, le marquis de Lantenac, Michelle Fléchard et ses enfants... A chaque scène vécue parle lecteur, Victor Hugo donne toute sa portée : humaine, affective, historique, politique et, osons le dire, philosophique. Mais n'ayez crainte ! Hugo philosophe comme il poétise : en athlète complet, en boxeur. Chaque pensée, chaque dialogue claque comme un coup de karaté, clair, net et précis. Alors pourquoi lire Quatrevingt Treize ? Pour savourer le bonheur de lire le plus formidable roman de la grande littérature française. Pour le plaisir, tout simplement.
Résumé : Salé, poivré... savoureux ! Tel est le menu composé par André Gentil avec ses 36 nouvelles maritimes, aussi courtes que le clapot hargneux de la Manche. Certaines claquent comme une déferlante sur l'étrave. D'autres font partir l'imagination dans des surfs vertigineux sur l'écume des mots. Toutes sont émouvantes, comme seules peuvent l'être des tranches de vie authentiques. L'oeuvre d'André Gentil a pour théâtre l'océan, les grèves, les gens de mer que l'auteur a côtoyé. Les plus originales ont pour cadre le monde des marins pêcheurs, enfin vu de l'intérieur, sans folklore ou bien-pensance : ce n'est pas triste ! Toute simple, rapide, facile à lire, l'écriture d'André Gentil est à la fois caustique, drôle et tendre. Vous en lirez de raides ! Les personnages et les situations qu'il raconte, avec une verve étonnante, sont authentiques : notre conteur, pêcheur, régatier, tour-du-mondiste en solitaire tire ses histoires salées d'une vie de gosse la côte. Un fils de marin pêcheur qui apprit de l'océan à inventer une vie forte, exigeante, sauvage, loin de l'abondance et de ses artifices. Vous n'oublierez pas la mare aux gobies, ses personnages truculents, ses anecdotes originales.
Résumé : Traversant les siècles, les contes et légendes de nos provinces se sont transmis d'une génération à l'autre, d'abord issus de la tradition orale avant que d'être retranscrits dans leurs multiples splendeurs. Parce que l'homme a toujours eu besoin de rêve, la réalité s'est enrichie de l'imaginaire et le christianisme s'est fondu dans le paganisme pour nous offrir ces récits merveilleux et envoûtants venus des lointaines veillées. Voici aujourd'hui les légendes éternelles de Normandie. Cette Normandie des saints et des moines, (les sorciers et des magiciens, des revenants et des fantômes, des seigneurs et des rois. Elles composent un extraordinaire florilège d'histoires, où les trésors cachés et les animaux fabuleux fascinent et terrifient tour à tour. Et puis, loin des fées espiègles, il y a les varous, Souvent assoiffés de sang, qui ont fait un pacte avec le diable. Le varou n'est-il pas la métamorphose du corps d'un damné qui, après s'être tourmenté longtemps au fond de son tombeau, est parvenu à briser ses funèbres entraves et à s'évader. Et pourquoi le bateau du jour des Morts revient-il chaque année aux environs de Dieppe. Autant de mystères, autant de merveilles encloses dans ce livre passionnant, où s'exprime toute la richesse des traditions d'une terre bénie des Dieux : la Normandie...