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J'ai vu les Muses. Edition bilingue français-italien
Sinisgalli Leonardo ; Masson Jean-Yves
ARFUYEN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782845900974
Publié en 1943 chez Mondadori, J'ai vu les Muses a imposé Leonardo Sinisgalli (1908-1981) comme l'un des grands poètes italiens de l'après-guerre. L'été 1935, Sinisgalli retourne dans sa terre natale, cette Lucanie - appelée aujourd'hui Basilicate - qui fut la patrie d'Horace. L'automne venu, " quasi décidé à ne plus retourner en ville ", il compose les 18 poésies qui formeront le c?ur de son recueil. Il y trouve soudain son ton véritable, détaché des influences d'Ungaretti et de Quasimodo, perceptibles dans ses premiers poèmes. Une personnalité se dessine, en marge de l'" hermétisme " naissant auquel il lui arrivera - notamment à Montale - de reprocher une excessive obscurité. La réflexion sur les convergences entre poésie et sciences, la méditation des conséquences pour l'homme des progrès de la technique, une vive attention aux arts plastiques - lui-même dessine et peint - constitueront les axes majeurs d'une pensée inlassablement tournée vers le présent, mais revenant toujours à ses grandes références : Léonard de Vinci, Descartes, Pascal. Rétif à toute pose esthétique, Sinisgalli met en ?uvre une poétique de la confidence, solidaire d'une éthique de la confiance et du partage. Privilégiant les rythmes brefs et impairs, les textes de J'ai vu les Muses affirment les traits majeurs qui caractériseront cette poésie : le refus de l'éloquence, le goût du détail incongru, l'éloge des choses de la vie quotidienne. Rarement poésie aura su faire voir avec autant de justesse et de tendre ironie un monde saisi dans son essentielle fragilité. " Jai vu les Muses " : cette affirmation, qui peut sembler orgueilleuse, il faut l'entendre comme portée par un souffle ténu et aussitôt mise à distance par un sourire gentiment moqueur, car les Muses ne sont ici que de vieilles créatures au statut indéfini qui " jacassent " dans un arbre... Dans sa subtilité, son humour et sa discrétion revendiquée, l'?uvre de Sinisgalli nous apparaît aujourd'hui comme l'une des plus puissamment personnelles de ce temps.
Résumé : "Je dis parfois en plaisantant que je suis mort à neuf ans ; je vous dis, à vous mes amis, que le pont sur l'Agri s'écroula une heure après notre passage ; et toujours plus je me convaincs que tout ce qui m'est arrivé ensuite ne m'appartient pas." Né au début du 20e siècle dans une famille paysanne, au sud de la péninsule italienne, Leonardo Sinisgalli quitte très tôt sa famille pour poursuivre ses études à Caserte, à Naples puis à Rome. Devenu ingénieur, il travaillera à Milan tout en commençant à publier ses premiers poèmes. Dans toute son oeuvre, il ne cessera de revenir aux paysages et aux coutumes de son enfance, qui nourriront toujours son imaginaire. Devenu un poète reconnu et un critique d'art influent, il publie en 1945 ce premier livre de souvenirs où il évoque à la fois la Basilicate de ses premières années (qu'il préféra toujours appeler de son ancien nom latin, la Lucanie) et quelques-uns des épisodes marquants de sa jeunesse loin de son village natal, ainsi que ses périodiques retours pleins de nostalgie vers sa terre natale, auprès de ses parents vieillissants et de ses meurs. Ce livre envoûtant restitue l'atmosphère d'une époque et surtout d'un territoire immémorial comme seul un poète sait les évoquer.
Résumé : " Quelle vie doit-on mener ? La vie que l'on aime. J'aime écrire, j'aime le changement, j'aime lancer mon esprit dans les hauteurs et attendre de voir où il va retomber. " Virginia Woolf écrit ses lignes dans le monumental Journal qu'elle a commencé de rédiger lorsqu'elle avait 15 ans et qu'elle tiendra jusqu'à sa mort. Et dans une lettre à Horace Walpole ce qu'elle écrit poursuit même interrogation : " Je pense parfois que seule l'autobiographie relève de la littérature ; les romans sont les pelures que nous ôtons pour arriver enfin au coeur qui est vous ou moi, rien d'autre. " C'est la vie qui intéresse Virginia Woolf, et rien d'autre. Qui l'effraie aussi : " La vie, pour les deux sexes est ardue, difficile, une lutte perpétuelle. Qui demande un courage et une force gigantesques. " Ces lignes, elle les écrit dans un recueil de conférences intitulé Une chambre à soi. Dans ses journaux, lettres, essais, il n'est rien dont Virginia Woolf ne fasse l'objet de son écriture. Car écrire, pour elle, c'est avant tout se libérer : " Le premier devoir de la femme écrivain, c'est de tuer l'Ange du Foyer " (Journal). Il faut avoir lu, bien sûr, les géniaux romans de Virginia Woolf ? Mrs Dalloway, Les Vagues etc. ?, mais elle ne ?y trompait pas : c'est dans les écrits autobiogra-phiques que nous arrivons avec elle " au coeur " : ce " coeur qui est vous ou moi, rien d'autre ".
L'oeuvre de Rilke n'a cessé d'accompagner les éditions Arfuyen depuis leur création. De Rilke elles ont publié six ouvrages, souvent réédités : Le Vent du retour, trad. Claude Vigée (1989, rééd. 2005) ; La Vie de Marie, trad. Claire Lucques (1989, rééd. 1992 et 2013) ; L'Amour de Madeleine (1992, rééd. 2000 et 2015) ; Le Livre de la Pauvreté et de la Mort, trad. Jacques Legrand (1997, rééd. 2016) ; " Donnez-nous des maîtres qui célèbrent l'Ici-Bas " (2006), enfin Ainsi parlait Rainer Maria Rilke, trad. Gérard Pfister (2018). Le Livre de la vie monastique (Das Buch vom mönchischen Leben) a été écrit par en 1899 au retour de son premier voyage en Russie (avril-juin 1899) avec Lou Andreas-Salomé, à qui il est dédié. Il constitue la première partie du Livre d'heures publié en 1905. Lou Andreas-Salomé en conservait le manuscrit original qui sera publié en fac-similé en 1936 : y figurent à côté des poèmes de nombreux et précieux commentaires sur les lieux, les circonstances et l'état d'esprit dans lesquels ils ont été écrits par le " moine " réputé en être l'auteur. Ils sont reproduits ici pour la première fois avec les poèmes. Ecrit dans des circonstances exceptionnelles, ce texte est une des oeuvres les plus fortes, les plus " nietzschéennes " de Rilke, l'une de celle qu'Etty Hillesum gardait toujours avec elle. Peu et souvent très mal traduite en français (car très difficile à rendre), elle reste à découvrir par le public français.
Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'?uvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : vie littéraire : le métier d'écrire au XIXe siècle ; l'écrivain est sa table de travail : la rencontre d'un peintre et d'un poète ; groupement de textes thématiques : un paysage est un état d'âme ; groupement de textes stylistique : de la musique avant toute chose ; chronologie : Verlaine et son temps ; fiche : des pistes pour rendre compte de sa lecture.
Prenez des lettres, des mots, des phrases. Disposez-les sur une feuille blanche de façon que les phrases, les mots, les lettres composent des figures. Plissez les yeux, et apparaissent une montre, une cravate, un jet d'eau. Associés l'un à l'autre, le dessin et l'écriture créent une forme neuve et intrigante. Et si la guerre de 14-18 accable le monde, dans le même temps, l'esprit nouveau surgit et souffle sur la poésie avec enthousiasme. Le poète-soldat Guillaume Apollinaire, de la pointe de sa plume-pinceau, ouvre des horizons: du jamais vu et du jamais lu. L'accompagnement pédagogique fait l'historique du calligramme, depuis les idéogrammes chinois jusqu'à la poésie contemporaine, en passant par les Djinns de Victor Hugo. Privilégiant cette forme singulière, le commentaire propose de nombreux exercices d'écriture, invitant à réinterpréter les poèmes d'Apollinaire. Par ailleurs, le contexte historique est précisément mis en relation avec la construction du recueil.
Résumé : Fêtes galantes, un recueil court, composé de 22 poèmes dans des formes métriques très variées, met en scène des scènes de séduction et de badinage amoureux entre des personnages issus du monde de la commedia dell'arte italienne et d'une campagne idéalisée. Quant au recueil Romances sans paroles, il se divise en 4 parties : les Ariettes oubliées, Paysages belges, Birds in the Night et Aquarelles. Le recueil porte l'empreinte de l'intérêt du poète pour la musicalité des chansons et pour la peinture en général. Paul Verlaine, poète français (1844-1896). Fêtes galantes est un recueil de poèmes publié en 1869. C'est le deuxième recueil signé par le poète après les Poèmes saturniens de 1866. Il publie quelques années après le recueil de poésie Romances sans paroles (1874).
Traducteur exemplaire, essayiste d'une grande délicatesse, particulièrement voué à l'espace de la calligraphie et de la peinture chinoises, romancier intuitif et profond, François Cheng a également développé une ?uvre de poète qui le révèle tel qu'en lui-même : discret, pudique, attentif aux mouvements des choses, des êtres et du temps. Cette anthologie poétique, la première composée par l'auteur de L'éternité n'est pas de trop, incite à un partage qui délivre, propose un parcours lucide qui se veut à la fois serein et alerté. Tous les poèmes rassemblés par François Cheng ressemblent à des instants fragiles, des envols à peine notés, des méditations légères. Avec eux, le fugace, l'impermanent peuvent devenir des alliés, des amis bénéfiques et transitoires, même si rien ne peut les empêcher de passer. Sans oublier qu'il est toujours un viatique pour les obstacles qui restent à franchir, pour la route qui reste à inventer, pour la beauté qui reste à capter en chacune de ses incarnations, en chacune de ses métamorphoses.