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Jamais avant le coucher du soleil
Sinisalo Johanna ; Colin du Terrail Anne
ACTES SUD
9,20 €
Épuisé
EAN :9782742754298
Je commence à m'inquiéter. Le visage de Martes, au quatrième verre de bière, flotte dans une légère brume. Sa main est posée sur la table, près de la mienne, et je vois ses poils bruns, ses solides jointures viriles et ses veines légèrement saillantes. J'amorce un léger mouvement de doigt dans sa direction mais, comme si nous étions reliés l'un à l'autre par un élastique passant sous la table, elle se rétracte en un éclair. Telle une écrevisse dans son trou.Je le regarde dans les yeux. Son visage affiche un sourire bienveillant, ouvert et compréhensif. Il me paraît à la fois incroyablement désirable et totalement inconnu. Ses prunelles sont des icones d'ordinateur, d'indéchiffrables pictogrammes derrière lesquels se cachent une infinité de merveilles, réservées aux seuls initiés."Pourquoi cette invitation ? Qu'est-ce que tu voulais ?"Martes se carre sur sa chaise. Si décontracté. Si insouciant."Bavarder agréablement.- Rien d'autre ?"Il me regarde comme si je venais de révéler de moi quelque chose de nouveau, quelque chose de gênant mais de négligeable, tout bien considéré. Un fait peut-être légèrement compromettant, mais sans grande conséquence pour de bonnes relations de travail. Comme un déodorant qui vous lâche."Je vais être franc, ce n'est pas mon style."Mon coeur explose en battements désordonnés et ma langue réagit plus vite que mon cerveau."C'est toi qui as commencé."Quand, à l'école, on cherchait le coupable des bagarres de cour de récré, c'était là le plus important. Savoir qui avait commencé.Et Martes, quand je poursuis, me regarde comme si j'étais complètement irresponsable."On n'en serait jamais arrivé là... si tu ne m'avais pas si clairement fait comprendre que tu étais disponible. Je t'ai déjà dit que la maîtrise de mes sentiments était un de mes points forts. Quand je n'ai pas de très solides raisons de croire que j'intéresse quelqu'un, je fais en sorte qu'il ne se passe strictement rien. Rien. Pas même dans un coin de mon cerveau, nom d'un chien."Les souvenirs me reviennent en foule, et je sais que je parle d'une voix bien trop hostile. Je me rappelle le contact de Martes contre moi, son érection au travers du tissu de son pantalon, alors que nous nous tenions appuyés, dans l'obscurité de la nuit, au garde-fou surplombant les rapides de Tammerkoski. Je sens sa bouche sur la mienne, son goût de tabac et de Guinness, le frôlement de sa moustache sur ma lèvre supérieure, et j'ai le vertige.Martes tend la main vers ses cigarettes, en prend une, se la cale entre les lèvres, fait jaillir du feu de son Zippo et tire une profonde et voluptueuse bouffée."Je n'y peux rien, si je suis le genre de type sur lequel les autres projettent leurs rêves et leurs désirs."D'après lui, il ne s'est rien passé.D'après lui, j'ai tout imaginé.
Résumé : République de Finlande, XXIe siècle. La nation a pris en compte ses erreurs historiques. La stabilité sociale et la santé publique sont désormais les valeurs prédominantes. Tout ce qui procure du plaisir est formellement interdit. A une exception près - le sexe. Afin que sa distribution soit aussi efficace que possible, le corps scientifique gouvernemental a généré une nouvelle sous-espèce humaine réceptive et soumise. Autrefois, on les appelait les femmes. Les éléments de la population féminine jugés trop indépendants et difficilement domesticables sont stérilisés dès leur plus jeune âge et constituent un réservoir de main-d'oeuvre. Vanna en fait partie. Elle est cependant parvenue, au prix de mille efforts, à se faire passer pour ce qu'elle n'est pas. Mais pour combien de temps encore ? Dans la veine de "Nous" d'Evgueni Zamiatine ou du "Meilleur des mondes" d'Aldous Huxley, Johanna Sinisalo nous invite dans ce thriller dystopique aussi troublant que ludique à nous interroger sur les mécanismes de la manipulation des masses et sur la place réservée aux femmes dans nos sociétés.
Résumé : Dynamique photographe de pub, Ange vit en solitaire stressé. Un soir, rentrant chez lui, il sauve des bottes d'une bande de jeunes quelque chose qui ressemble fort à un animal blessé. Il lui faudra vite se rendre à l'évidence : la chose recueillie dans son appartement est un enfant troll, perdu certes mais sauvage et d'une violence inquiétante. Commencent alors d'une part une enquête qui se doit d'être la plus discrète possible sur ce que sont ces êtres que nombre de documents ne disent pas imaginaires mais bien réels et, d'autre part, une partie de cache-cache avec les amis, les collègues de travail et les voisins d'immeuble. Au quotidien du photographe, qui tient peut être l'occasion de réaliser les photos de sa vie mais doit dissimuler l'existence de son troll, se mêlent ainsi des données qui, progressivement, lui disent que ce qu'il vit n'est pas un rêve mais une réalité dangereuse à laquelle il va bien falloir trouver une solution... forcément radicale.
Sinisalo Johanna ; Nabais Paula ; Nabais Christian
Un couple parti faire de la randonnée dans les régions les plus sauvages de Nouvelle- Zélande est confronté à un environnement de plus en plus hostile. D?étranges événements laissent présager qu?ils ne sont peut-être pas les seuls à faire le voyage? Dans ce roman d?un retour à la nature sauvage dans lequel il n?existe plus aucune trace du monde moderne, Johanna Sinisalo renoue avec le style rythmé et la touche de fantastique qui ont fait le succès de Jamais avant le coucher du soleil.Heidi et Jyrki, les deux narrateurs en alternance de ce roman, se sont rencontrés dans un hôtel en Laponie. Jyrki, nomade dans l?âme, propose à Heidi de partir pour plusieurs mois en Australie et en Nouvelle-Zélande. Réticente au début, elle voit finalement dans ce projet l?occasion de changer de vie, de couper les ponts, de fuir une situation familiale compliquée, un frère étrange et marginal, et son travail de jeune cadre dynamique imposé par son père. Le grand périple des deux randonneurs va les mettre à rude épreuve. La sueur dégouline, le soleil brûle, le paysage devient de plus en plus brutal, la crasse s?imprègne partout, les insectes et les bestioles s?acharnent, l?eau boueuse gargouille dans les chaussures, la nourriture ingurgitée est mesurée en milligrammes et sa valeur n?est autre qu?énergétique? La souffrance physique et morale de chacun est palpable. Leurs voix distinctes se chevauchent, et chacun donne sa version de la même situation. L?un, ?randonneur expérimenté?, l?autre, une débutante qui ?coûte que coûte?, est bien décidée à ne pas abandonner. Quand le couple se lance dans une randonnée difficile dans une des régions les plus sauvages de ce pays de l?oiseau kea (animal mythique surnommé ?le clown des montagnes?), d?étranges événements se produisent : disparition puis réapparition d?objets? Le lecteur en vient à penser que quelqu?un les suit, d?autant plus que la voix crue et inquiétante d?un troisième narrateur intervient dans le récit. Personnage réel, hallucination ? Après que des pluies torrentielles ont laissé les randonneurs dans une détresse totale, c?est un feu de forêt qui les menace. Avec ce roman, Johanna Sinisalo exprime encore une fois son désir de tourner le dos à la société de consommation, de voir au-delà du factice et de livrer ses personnages à la nature sauvage, cadre dans lequel ils perdent tous leurs repères modernes et renouent avec leurs instincts primitifs : haine, violence, angoisse et croyances archaïques.
Née en 1958, à Sodankylä, en Laponie finlandaise, Johanna Sinisalo s'est imposée sur la scène littéraire avec Jamais avant le coucher du soleil (Actes Sud, 2003), pour lequel elle s'est vu décerner le prestigieux Finlandia Prize. En 2011, Actes Sud a également publié son roman Oiseau de malheur. Johanna Sinisalo a par ailleurs écrit deux autres romans, des nouvelles, des livres pour la jeunesse, des pièces radiophoniques ou télévisuelles, ainsi que des bandes dessinées.
Après avoir perdu un procès en diffamation, Mikael Blomkvist, brillant journaliste d'investigation, démissionne de la revue Millénium et ressasse son dépit. Il est contacté par un magnat de l'industrie qui lui confie une enquête vieille de quarante ans: sur l'île abritant l'imposante propriété familiale, sa nièce, Harriet Vanger, a naguère disparu, et il reste persuadé qu'elle a été assassinée. Si ce n'est pas exactement le hasard qui réunit Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, réchappée des services sociaux et génie de l'informatique, c'est une vraie chance, car la jeune femme va bien vite s'imposer comme le meilleur atour du journaliste pour élucider l'affaire. L'intolérance, l'hypocrisie, la violence et le cynisme de notre monde contemporain - aux niveaux politique, économique, social, familial - sont les ressorts de ce polar addictif, au suspense insoutenable, qui a enthousiasmé des millions de lecteurs.
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.
L'agriculture biologique comme mode de production agricolereste peu ou mal connue des citoyens et fait toujours l'objet denombreuses approximations, tantôt positives, tantôt négatives.Chacun interprète le sujet à travers ses présupposés, sonenthousiasme ou ses réticences. C'est ainsi que se succèdentles affirmations encourageantes sur les bénéficesenvironnementaux ou sanitaires de la bio et les inquiétudes surses rendements plus faibles ou ses difficultés techniques.Passéistes pour les uns, pionniers pour les autres, lesagriculteurs biologiques sont sujets du débat, mais rarementconvoqués à la barre. L'ouvrage de Jacques Caplat combleainsi une lacune. A partir d'une connaissance intime de laréalité de l'agriculture biologique en tant que fils d'agriculteur,ancien conseiller agricole de terrain puis chargé de sondéveloppement à l'échelle nationale et européenne, JacquesCaplat explique les fondements et les pratiques concrètes del'agriculture biologique telle qu'elle a été définie et telle qu'elleest mise en oeuvre dans les champs. Il relate l'expérienced'hommes et de femmes, notamment dans les pays du Sud,pour qui la bio est une innovation stimulante et un espoir àlong terme. Clair et pédagogique, l'ouvrage s'adresse à toutconsommateur, curieux des enjeux réels autour du contenu deson assiette, comme à tout citoyen, soucieux de pouvoir sepositionner sur des débats de fond comme celui des OGM, del'adaptation de l'agriculture biologique aux réalités desterritoires en France et dans le monde, ou encore desproblématiques sanitaires associées à l'alimentation... Il donneainsi une vision transversale et globale de l'agriculturebiologique en reliant des sujets souvent considérés jusqu'àprésent de manière isolée et partielle.
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.
«D'une histoire, elle faisait une essence, de l'essence, elle faisait un élixir, et avec l'élixir, derechef, elle se mettait à composer l'histoire», expliqua un jour Eudora Welty, qui mettait Blixen au panthéon des génies.4e de couverture : Babette est une Française devenue domestique en Norvège, après la Commune qui l'a contrainte à l'exil. Ses patronnes sont deux vieilles filles austères. Le jour où elle gagne dix mille francs or à une loterie, elle leur demande de la laisser préparer un dîner fin, dans la grande tradition française. Sa fortune y passe, mais une soirée aura effacé des années de carême. «D'une histoire, elle faisait une essence, de l'essence, elle faisait un élixir, et avec l'élixir, derechef, elle se mettait à composer l'histoire», expliqua un jour la romancière du Sud américain Eudora Welty, qui mettait Blixen au panthéon des génies.Notes Biographiques : Descendante d'une famille patricienne du Danemark, la baronne Karen von Blixen-Finecke est née en 1885 près de Copenhague. Elle part en 1914 pour le Kenya afin d'y diriger avec son mari la plantation du café qui lui inspirera son ?uvre célèbre, La ferme africaine et y demeure, dix ans après son divorce, jusqu'en 1931. Elle se retire ensuite dans la demeure familiale de Rungstedlund, où elle se consacre à son ?uvre jusqu'à sa mort en 1962.
Quatrième de couverture Certains mots sont probablement aptes à changer le monde, ils ont le pouvoir de nous consoler et de sécher nos larmes. Certains mots sont des balles de fusil, d’autres des notes de violon. Certains sont capables de faire fondre la glace qui nous enserre le cœur et il est même possible de les dépêcher comme des cohortes de sauveteurs quand les jours sont contraires et que nous ne sommes peut-être ni vivants ni morts. Parfois les mots font que l’on meurt de froid. Cela arrive à Bárður, pêcheur à la morue parti en mer sans sa vareuse. Trop occupé à retenir les vers du Paradis perdu, du grand poète anglais Milton, il n’a pensé ni aux préparatifs de son équipage ni à se protéger du mauvais temps. Quand, de retour sur la terre ferme, ses camarades sortent du bateau le cadavre gelé de Bárður, son meilleur ami, qui n’est pas parvenu à le sauver, entame un périlleux voyage à travers l’île pour rendre à son propriétaire, un vieux capitaine devenu aveugle, ce livre dans lequel Bárður s’était fatalement plongé, et pour savoir s’il a encore la force et l’envie de continuer à vivre. Par la grâce d’une narration où chaque mot est à sa place, nous accompagnons dans son voyage initiatique un jeune pêcheur islandais qui pleure son meilleur ami : sa douleur devient la nôtre, puis son espoir aussi. Entre ciel et terre, d’une force hypnotique, nous offre une de ces lectures trop rares dont on ne sort pas indemne. Une révélation…
Quatrième de couverture Un grand-père fou, une mère servante, un père qui est le plus pauvre des cordonniers d'Odense, où il naît en 1805. Àquatorze ans, il arrive à Copenhague, vit dans le quartier des prostituées, s'essaie au chant, à la danse, à l'art dramatique, tombe amoureux d'une petite bossue, plus tard d'une prestigieuse cantatrice, sans d'ailleurs avoir avec elles ni avec aucune autre femme le moindre rapport. Des romans, des poèmes, des pièces de théâtre. Puis les merveilleux contes. Très vite, le fils du plus pauvre des cordonniers d'Odense devient un des hommes les plus célèbres et fêtés d'Europe : traduit en quinze langues (et jusqu'en bengali !), il est invité par les souverains dans leurs châteaux, accueilli à Weimar comme un autre Goethe et, lorsqu'il va à Londres, c'est chez Dickens qu'il descend. Le Conte de ma vie s'achève en 1875, au moment où «le vilain petit canard» va rejoindre au pays de «la reine des neiges» «la petite marchande d'allumettes » et «la fée au sureau».
Les tribulations d'un lapin en Laponie impose Tuomas Kyrö comme le fils spirituel d'Arto Paasilinna. Il partage avec le grand romancier finlandais le sens de l'épopée bucolique et l'art de croquer avec tendresse les loufoqueries de ses contemporains.4e de couverture : C'est pour offrir à son fils Miklos des chaussures de foot à crampons que Vatanescu quitte sa Roumanie natale et part mendier sur les trottoirs de Helsinki. Mais sous l'impitoyable férule d'un trafiquant russe, les affaires tournent vite au vinaigre. Sans papiers, pourchassé par la mafia et par la police, notre Candide contemporain entame un long périple jusqu'en Laponie, en compagnie d'un lapin dont il a sauvé la vie dans un jardin public. Leur épopée sera jalonnée de rencontres et de personnages hauts en couleur, faite de péripéties plus burlesques les unes que les autres. Les tribulations d'un lapin en Laponie impose Tuomas Kyrö comme le fils spirituel d'Arto Paasilinna. Il partage avec le grand romancier finlandais le sens de l'épopée bucolique et l'art de croquer avec tendresse les loufoqueries de ses contemporains.