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Fortune et infortune de la femme mariée. Sociologie des effets de la vie conjugale
Singly François de
PUF
12,50 €
Épuisé
EAN :9782130546955
Ce livre rend compte au sens strict, de la manière dont les hommes et les femmes gèrent leurs intérêts sociaux et culturels au sein de leur couple pendant les années soixante-dix. Cette façon d'appréhender la réalité de la vie conjugale demeure pertinentepour les couples du début du XXIe siècle, même après l'entrée massive des femmes et des mères sur le marché du travail salarié et le mouvement social des femmes." (F. de Singly, Postface, Quadrige2002). Publié en 1987, ce livre fut le premier d'une longue série consacrée au mariage et à la famille. Son originalité et sa pertinence étaient de s'appuyer sur des entretiens et des enquêtes assortis derésultats chiffrés: la conclusion impitoyable était et est toujours que la vie conjugale a un coût social et culturel pour les femmes, tant sur le partage des tâches domestiques, l'éducation des enfants, que sur l'évolution d'une carrière professionnelle et sa rémunération. Biographie de l'auteur François de Singly est professeur de sociologie à l'Université de Paris 5 - Sorbonne. Il dirige le Centre de recherche sur les liens sociaux, CNRS-Paris 5. Ses travaux et publications sont pour laplupart consacrés à l'évolution de la famille contemporaine et à la place centrale du processus d'individualisation.
Il existe deux individualismes - l'un valorisant l'identité intime, l'originalité, le Moi, et l'autre valorisant la Raison - qui ont été construits dans des traditions différentes. Il n'y a donc pas de grand récit unifié sur l'individualisme et l'individualisation. En effet, même ceux et celles qui privilégient l'expression personnelle de soi dépendent, toujours, du niveau collectif qui seul leur garantit les droits. C'est pourquoi l'assassinat de la rédaction de Charlie Hebdo, au moment où j'écris cet avant-propos, est un crime contre les deux individualismes. La liberté d'expression personnelle n'est concevable que si en même temps la liberté d'imprimer existe." François de Singly, janvier 2015
L'adonaissance, voici une notion nouvelle et nécessaire pour désigner cette réalité moderne : les jeunes grandissent plus tôt et différemment. Les adultes le comprennent mal et ne savent pas comment y faire face. Les longs entretiens recueillis et analysés par François de Singly sont sans appel: les jeunes n'attendent plus la "crise d'adolescence" pour s'affirmer. Ils le font dès L'entrée au collège, dès 10-11 ans. Mais attention ! Contrairement à certains discours dénonciateurs, ces adonaissants ne se donnent pas le mot pour être des "tyranneaux domestiques" commandant des parents sans autorité. Plutôt bien intégrés dans la vie de famille et ses contraintes, ils s'individualisent en douceur, ils s'émancipent en prenant appui sur les codes culturels de leur génération. Ils sont déjà "ailleurs" quand on les croit encore "Là". Ils apprennent à avoir un certain pouvoir sur eux-mêmes. Alors comment se comporter face à ce mouvement d'individualisation précoce qui peut créer un réel désarroi, un sentiment de perte d'emprise des parents sur leurs... adonaissants ? Comment accompagner sans intrusion, comment respecter l'exigence d'autonomie sans s'installer dans une sorte d'apartheid - adultes d'un côté, enfants de l'autre - qui couperait court à toute possibilité de transmission ?
Résumé : Dans un couple s'affirme aujourd'hui la nécessité d'une des fonctions centrales de la vie commune : apprendre le respect mutuel. Car il ne s'agit plus seulement de vivre ensemble mais aussi d'être libres ensemble, donc de trouver l'équilibre entre le maintien d'une vie personnelle et d'une vie conjugale. L'individualisme peut mener à l'atomisation de la société - chacun se repliant sur soi - si la vie commune, vécue sous le mode de la contrainte, empêche l'épanouissement. Il s'agit donc de résoudre cette tension éternelle entre l'individuel et le collectif. Libres ensemble montre comment les personnes vivant en couple, en famille, en collectivité mènent une "double vie" faite de temps personnel et de temps partagé. Chacun se retrouvant ainsi à la fois "seul" et "avec".
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.