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D'un monde qui n'est plus
Singer Israël Joshua ; Lewi Henri
DENOEL
23,35 €
Épuisé
EAN :9782207257845
Notre foyer était triste, et c'est pourquoi tout petit déjà je préférais vivre dans la rue plutôt que chez moi. Cette tristesse, c'était d'abord la Thora qui en était responsable : elle remplissait le moindre recoin de la maison et pesait lourdement sur l'humeur de tous. C'était plus une maison d'étude qu'un chez-soi : une maison de Dieu, plus qu'une maison d'hommes. C'est avec une tendresse, une ironie et une précision remarquables qu'Israël Joshua Singer retrace, dans D'un monde qui n'est plus, les souvenirs de son enfance passée au shtetel de Lentshin, non loin de Varsovie, au début du siècle dernier. Hantée par les figures imposantes d'un père religieux et d'une mère à la fois combative et douce, cette autobiographie nous emporte dans l'atmosphère pittoresque de ce petit bourg de campagne où s'est réfugiée - sous la houlette de Pinhas Mendel, père d'Israël Joshua et rabbin du lieu - cette communauté de Juifs paysans expulsés de leurs villages par la police russe. A travers le regard de l'enfant Israël Joshua, le lecteur découvre un quotidien pétri de croyances et de rituels, où les rabbins s'envolent et le mauvais oeil attend à chaque coin de rue. Il plonge dans les petits secrets de chacun, dans la dureté et l'austérité de la vie au shtetel, dans les déchirements identitaires et les transgressions que ne manquent pas de susciter la rigueur des lois talmudiques, et la discrimination dont sont victimes les communautés juives polonaises en ce début de XXème siècle. Témoignage unique et passionnant sur l'univers des Juifs polonais d'avant-guerre, D'un monde qui n'est plus, écrit par l'un des grands maîtres de la littérature yiddish, demeure, au-delà de sa valeur historique, un véritable joyau littéraire.
Résumé : A l'aube du XIXe siècle dans une communauté hassidique de Galicie, Nahum, à peine âgé de quinze ans, a dû épouser la fille de Rabbi Melech, Sourele, pour laquelle il n'a aucune attirance. Dans l'univers clos et frénétique de la cour rabbinique, Nahum vit en marge et se réfugie dans l'étude du Talmud, jusqu'au jour où il croise le regard de Malka, la très jeune femme de son beau-père. C'est aussitôt la passion qui embrase tout. Les deux jeunes gens ne résisteront ni au désir ni à la transgression. Mais leur châtiment sera implacable. Une quinzaine d'années après le drame, un homme étrange arrive au village et réveille un passé que tous veulent oublier. Qui peut-il bien être ? Yoshe le fou est-il Nahum ? Histoire d'un amour passionné, absolu et pourtant interdit, Yoshe le fou (1932), premier grand roman d'Israël Joshua Singer, fut comparé par la critique des années trente aux oeuvres de Balzac, de Dickens et de Tolstoï.
Résumé : Pologne, Première Guerre mondiale. Le soldat Benyomen Lerner a décidé de s'enfuir du front pour revenir dans sa ville natale, Varsovie. C'est en qualité de spectateur qu'il assiste désormais aux ravages de la guerre. Personnage ambigu et complexe, constamment tiraillé entre la peur et le goût de l'action, Lerner erre de nombreuses journées dans la ville qui l'a vu grandir, une ville ravagée par la pauvreté et les combats incessants. Il enchaîne les petits boulots clandestins, les combines entre réfugiés et déserteurs de guerre. Très vite, il se fait remarquer pour ses qualités de leader et son charisme. Les semaines passent... Varsovie est maintenant sous l'emprise allemande. Lerner travaille d'arrache-pied à la reconstruction du pont de Praga dans un camp où les conditions de travail sont terribles. Il parvient à organiser une mutinerie avec l'aide de ses camarades polonais et russes quand des épidémies meurtrières se propagent dans la ville. A travers Lerner, tour à tour déserteur et héros, lâche et victime, Singer dresse un portrait sidérant de réalisme du quotidien des habitants de Varsovie pendant la Première Guerre mondiale. De fer et d'acier est un roman poignant, unique, enfin publié en France.
Ce coffret en série limitée a été conçu spécialement pour les fêtes de fin d'année. Il contient les deux titres d'Israël Joshua Singer précédemment publiés par l'Antilope : Et Wolf fils de Hersh devint Willy, roman publié en octobre 2016 ; Printemps et autres saisons, nouvelles publiées en octobre 2017. Dans ces deux ouvrages, Israël Joshua Singer raconte l'Amérique à travers le destin de Juifs venus d'Europe orientale avec leurs nombreux rêves.
Habitant les quatre coins du monde, les personnages qui peuplent ces huit récits sont des gens simples, marginaux ou migrants, souvent doués d'une force et d'un charme mystérieux. Ainsi Pinhas Pradkin, jeune Juif pieux qui hante le port d'Odessa pour partir en Israël et qui se retrouve à la tête d'un régiment bolchevik en pleine guerre civile. Ou encore Raphaël, meunier chassé de son moulin pour n'avoir pas voulu transgresser l'interdiction de tuer. Ou Sholem Malnik, le peintre en bâtiments perdu dans New York... Leur point commun: ils ne sont pas maîtres de leur destin, se retrouvent à une place qu'ils n'ont pas choisie et demeurent nostalgiques des valeurs d'antan. Entre humour, tendresse et tragédie, avec sa coutumière finesse, Israël Joshua Singer, grand maître de la littérature yiddish, fait renaître un monde de ses cendres.
Résumé : Rien de tel qu'un parfait inconnu pour se révéler à soi-même. Lorsque Tina Hopgood écrit une lettre depuis sa ferme anglaise à un homme qu'elle n'a jamais rencontré, elle ne s'attend pas à recevoir de réponse. Et quand Anders Larsen, conservateur solitaire d'un musée de Copenhague, lui renvoie une missive, il n'ose pas espérer poursuivre les échanges. Ils ne le savent pas encore, mais ils sont tous deux en quête de quelque chose. Anders a perdu sa femme, ses espoirs et ses rêves d'avenir. Tina se sent coincée dans son mariage. Leur correspondance s'épanouit au fur et à mesure qu'ils s'apprivoisent au travers de leurs histoires personnelles : des joies, des angoisses, toutes sortes de découvertes. Quand les lettres de Tina cessent soudainement, Anders est plongé dans le désespoir. Leur amitié inattendue peut-elle survivre ? Un premier roman plein de grâce et de fantaisie.
Résumé : Il y a plus d'un siècle, dans les Endlands, le Diable s'est réveillé. Il a causé des ravages dans la vallée, décimant hommes et troupeaux. Alors, de génération en génération, les fermiers de ce coin perdu du nord de l'Angleterre lui tendent tous les ans un piège, le jour de la transhumance, en l'attirant avec des vins et des chansons. Ce rituel est devenu une fête adorée des enfants, célébrée par superstition. Mais cette année, alors que le Jour du Diable approche, les incidents s'enchaînent et les vieilles rancoeurs et légendes du passé s'exacerbent. Et si le Diable était de retour dans la vallée ? Une atmosphère glaçante qui nous entraîne au coeur de la lande et de ses superstitions pour nous jeter entre les griffes du Diable en personne.
Résumé : J'ai décidé de faire parler des femmes, de les faire parler de leur vagin, de faire des interviews de vagins..., et c'est devenu ces Monologues... Au début, ces femmes étaient un peu timides, elles avaient du mal à parler. Mais une fois lancées, on ne pouvait plus les arrêter. Les femmes adorent parler de leur vagin. Depuis sa parution aux Etats-Unis en 1998, Les Monologues du vagin a déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si divers... Mais que sont donc ces Monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent ? Il s'agit ni plus ni moins de la célébration touchante et drôle du dernier des tabous : celui de la sexualité féminine. Malicieux et impertinent, tendre et subtil, le chef d'oeuvre d'Eve Ensler donne la parole aux femmes, à leurs fantasmes et craintes les plus intimes. Qui lit ce texte ne regarde plus le corps d'une femme de la même manière. Qui lit ce texte ne pense plus au sexe de la même manière.
Résumé : Dans sa bourgade du Kentucky, où il vit une enfance difficile entre un père inexistant et une mère brutale, Harry Monroe rêve d'Hollywood. Depuis qu'il a vu le Nosferatu de Murnau, il n'a plus qu'une idée : travailler dans le cinéma. Il débarque à Los Angeles en 1929 dans l'espoir de devenir scénariste. La chance finit par lui sourire. Il est engagé à la MGM comme troisième assistant sur le tournage du prochain film du grand réalisateur Tod Browning : Freaks - La Monstrueuse Parade. Il comprend vite à quoi il doit cette opportunité : les postulants habituels, rebutés par la présence d'authentiques phénomènes de foire, ont tous refusé le job. Entre les caprices des Freaks, les humeurs d'Olga Baclanova, la star féminine, soumise à l'influence de Frank, son imprésario louche, les manoeuvres douteuses de Jack, le premier assistant, et les extravagances alcoolisées de Tod Browning, l'atmosphère du studio devient vite irrespirable. Ce film maudit semble rendre fous ses acteurs et ses créateurs. Sans parler du "spectre" qui hante le plateau, dont Harry s'imagine qu'il pourrait être celui de sa mère haïe. En charge des Freaks, il contient tant bien que mal les débordements de ses protégés. Certains, comme les soeurs siamoises, les pinheads Pip & Zip, Prince Randian l'homme-tronc, le cul-de-jatte Johnny Heck, les nains Harry et Daisy, lui témoignent une véritable affection. Il est vrai qu'avec sa main gauche atrophiée, il est un peu l'un des leurs...