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Le petit monde de la rue Krochmalna
Singer Isaac Bashevis
FOLIO
9,50 €
Épuisé
EAN :9782070387335
«Ce soir-là, il plut et le cocher dut remonter la capote du droshky. Max prit Tsirele dans ses bras et l'embrassa. Il la sentait trembler contre lui comme un petit oiseau. Le souffle court, elle le repoussa, le visage cramoisi. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas éprouvé un tel désir pour une femme, un désir clair et violent, comme dans sa jeunesse...»C'est précisément pour retrouver sa jeunesse que Max Barabander, un ancien truand qui a fait fortune en Argentine, revient rue Krochmalna. Entre Tsirele, la fille du rabbin, Reyzl Kork, l'entremetteuse, Basha, la petite servante, Theresa la sorcière, il hésite... Les ménagères, les étudiantes, les tailleurs, les boulangers, les voleurs, les enfants, le rabbin, tout le petit monde de la Varsovie juive d'autrefois revit ici à nouveau,«ces hommes, ces femmes à l'existence banale, presque médiocre parfois, mais soudain illuminée du dedans par toutes les magies de l'esprit». (Jean d'Ormesson)
Je m'étais réveillé ce matin-là avec le sentiment d'être un conquérant. J'avais donc réellement eu des relations intimes avec une femme... Je me dis : "quoi qu'il arrive à Edusha, même si elle vit jusqu'à cent ans elle ne pourra jamais oublier qu'il y a eu un David Bendiger dans sa vie." D'une façon plus ou moins romantique, je me sentais devenu immortel. Si en plus mon essai était publié, je savais que je pourrais me considérer comme très heureux..." David ressemble comme un frère jumeau à Singer et nous allons passer en sa compagnie quelques semaines à Varsovie, à la fin de l'hiver 1922. Agé de dix-neuf ans à peine, fragile, timide, sans un sou, il est venu tenter sa chance dans la capitale, habité par deux passions : les femmes et la littérature. Tragique, comique, attachant, déchirant, il va nous faire passer sans cesse du rire aux larmes. Publié aux Etats-Unis en 1992, un an après la mort d'Isaac Bashevis Singer, Le certificat a sans doute été écrit plus tôt et était resté inédit. C'est sûrement le plus autobiographique de tous ses livres et on en achève la lecture ému et enchanté.
Les nouvelles de ce recueil comptent parmi les plus belles qu'lsaac Bashevis Singer ait jamais écrites. On y retrouve les sages et les fous, les marchands et les rabbins, les amoureuses, les bandits, les étudiants, les tailleurs, les colporteurs qu'il nous a appris à connaître et à aimer.On n'oubliera pas le Spinoza de la rue du Marché qui découvre l'amour à soixante-dix ans bien sonnés, ni cette coquine de Glicka Genendel qui se cherche un nouveau mari, pas plus que l'infortunée Lise, que le diable tente.
La porte s'ouvrit et devant nous surgit Miriam. Elle était petite, trop large pour sa taille, la poitrine haute et le visage d'une fille d'à peine plus de seize ans. Elle avait une expression de gaieté juvénile, pas de maquillage du tout, et ses cheveux châtains coupés court étaient un peu ébouriffés. Dans ses yeux d'un bleu foncé brillait la joie d'une enfant qui reçoit la visite de grandes personnes..." A vingt-sept ans, Miriam est amoureuse de Max, personnage haut en couleur, qui a près de soixante-dix ans. Elle va s'éprendre aussi de Aaron, journaliste dans un quotidien viddish de New York, que Max a eu l'imprudence de lui présenter. Va-t-elle choisir entre ses deux amants ? Vont-ils vivre à trois comme elle le suggère parfois ? Comment va évoluer "cette situation pleine de promesses" ? Miriam est une survivante, qui a vécu très jeune l'enfer des camps. Un jour, d'un passé qu'elle tentait d'oublier, surgit celle qui révélera son terrible secret...
Isaac Bashevis Singer est né près de Varsovie en 1904 et mort à Miami en 1991. Il a reçu le prix Nobel de littérature en 1978. Publié en yiddish sous forme de feuilleton en 1957, Ombres sur l'Hudson n'a paru en anglais et en volume qu'en 1998.
Le XXe siècle a vu naître les deux plus belles théories physiques jamais inventées. La première, la relativité générale, est l'oeuvre du seul Albert Einstein. Son domaine d'application est l'infiniment grand. La seconde, la mécanique quantique, est l'oeuvre collective de certains des plus grands esprits du XXe siècle. Son domaine d'application est l'infiniment petit. Mais ces deux théories sont incompatibles entre elles. Cherche-t-on à les réunir dans ce qu'on appelle la "théorie du tout", on se heurte alors à d'insurmontables difficultés. Aujourd'hui, la "théorie des cordes" semble en passe de réussir là où toutes les précédentes théories ont échoué: ce faisant, elle bouleverse notre conception de la matière, de l'espace et du temps. C'est l'histoire pleine de rebondissements de cette révolution en marche - où les particules élémentaires s'avèrent semblables à d'infinis bouts de ficelle, où l'espace-temps se déchire, se répare, se replie en dix dimensions invisibles, où le Big-Bang et les trous noirs prennent des formes inattendues - que nous raconte ici l'un de ses éminents acteurs. Après la relativité générale et la mécanique quantique, l'avenir appartient-il à la "théorie des cordes"?
Nouvelle édition en 20034e de couverture : "Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Il n'y en a pas une seule à qui on puisse dire le mot de "Mon ange" sans exagérer. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, - si elles sont des anges, c'est comme lui, - la tête en bas, le... reste en haut !"
Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»