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Les Indiens de la Caraïbe. Tome 1
SINGARAVELOU PIERRE
L'HARMATTAN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782858027484
Plus d'un demi-million d'immigrants indiens ont débarqué dans les colonies européennes de la Caraïbe, de 1838 à 1917, afin de fournir une main-d'oeuvre abondante et bon marché à l'économie sucrière de plantation mise à mal par l'abolition de l'esclavage. La grande majorité des immigrants provenait de la plaine gangétique et une minorité d'entre eux était d'origine tamoule. Hindous pour la plupart et appartenant à une palette de castes variée, les travailleurs contractuels étaient partis dans l'espoir de retourner en Inde ; mais la plupart d'entre eux sont restés dans les colonies. Les conditions de vie et de travail des Coulis dans les plantations étaient très dures, surtout dans les Antilles françaises. Dans les Guyanes et à Trinidad un grand nombre d'ouvriers agricoles, à l'expiration de leur contrat, ont quitté les plantations pour s'installer dans des villages homogènes qui furent les noyaux de la renaissance indienne au XXe siècle.
La géographie est souvent considérée comme la "science coloniale" par excellence. L'exploration puis la colonisation des espaces africains et asiatiques aux XIXe et XXe siècles ont suscité un immense travail de description topographique, de classification ethnique et d'analyse socio-économique à la fois sur le terrain colonial et en métropole. Le savoir géographique devait permettre de conquérir puis de gouverner de vastes étendues avec un minimum d'administrateurs et de "mettre en valeur" les colonies de façon rationnelle. Les colonies ont pu en outre constituer un laboratoire de la modernité géographique, lieux d'expérimentation de nouvelles pratiques de gestion et d'aménagement de l'espace, susceptibles d'être ensuite importées en métropole. Des premières missions d'exploration africaines aux études géographiques sur les sociétés post-coloniales, cet ouvrage éclaire à la fois la dimension spatiale du fait colonial et la matrice coloniale de la discipline géographique.
Capitale diplomatique de l'empire du Milieu au tournant du XXe siècle, Tianjin suscite la convoitise de toutes les puissances de la planète en quête de concessions territoriales. L'audacieux vice-roi Li convertit alors le siège de son pouvoir en un laboratoire de la "modernité" urbaine. La guerre des Boxeurs durant l'été 1900 transforme brutalement la ville en une commune insurrectionnelle : des quartiers entiers sont détruits et de nombreux civils chinois sont massacrés. Avec la volonté affichée de moderniser Tianjin et sa région, les puissances étrangères fondent le premier gouvernement international de l'époque contemporaine. Pierre Singaravélou offre une vision renouvelée des origines de la mondialisation actuelle qui fut, dès le début, une coproduction entre puissances européennes, asiatiques et états-unienne.
Résumé : Saviez-vous que le hamac, d'origine amérindienne, avait été mis au service de la conquête de l'espace ? Que le surf fut d'abord une pratique politique et religieuse ? Que le shampoing adopté par les Britanniques provient du sous-continent indien ? Que la boîte de conserve a initié le développement spectaculaire de Kuala Lumpur ? Que la passion du piano a accéléré l'extermination des éléphants des savanes africaines ? Que de petits coquillages des Maldives permettaient d'acheter des captifs destinés aux plantations outre-Atlantique ? A l'invitation de Pierre Singaravélou et Sylvain Venayre, près de quatre-vingt-dix historiennes et historiens ont accepté de relever le défi, savant et ludique, d'une histoire du monde par les objets. De la tong au sari, du gilet jaune à la bouteille en plastique, en passant par le sex-toy et la chicotte, ces objets tour à tour triviaux et extraordinaires éclairent nos pratiques les plus intimes tout en nous invitant à comprendre autrement la mondialisation et ses limites. Un voyage insolite et passionnant dans le grand magasin du monde.
Résumé : Institution phare de l'orientalisme français, l'Ecole française d'Extrême-Orient, fondée en Indochine en 1898, reste largement méconnue. Elle est pourtant un formidable laboratoire pour observer la "science coloniale", ses conditions de production et ses usages politiques. A travers cette étude historique, Pierre Singaravélou revient sur la dimension culturelle de la domination coloniale, mais aussi sur le foisonnement intellectuel qui caractérise l'Asie de la première moitié du XXe siècle. Exploration archéologique, collecte des manuscrits, étude du patrimoine linguistique, etc. : ces activités tous azimuts de l'Ecole soulignent la richesse des connaissances co-produites par les savants français et les chercheurs autochtones dont le statut demeure subalterne. Et la découverte inattendue de la vente par l'Ecole de certaines sculptures khmères d'Angkor dans les années 1930 démontre la perpétuation de pratiques prédatrices. Un grand essai d'histoire sur l'orientalisme et les sciences humaines en situation coloniale.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.