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Chronique d'un malheur annoncé. Edition bilingue français-russe
Sinaria Shain ; Sayar Shirin Melikoff
VERDIER
20,29 €
Épuisé
EAN :9782911686481
L'Énigme du SphinxAu terme d'une longue attente, l'année 1980 fut pour tout le peuple soviétique source de fierté. La toute-puissante U.R.S.S. tendait les bras aux sportifs du monde entier. Au plus fort de la guerre froide, le pays des Soviets accueillait les jeux Olympiques.L'âme frémissante, les hommes du pays suivaient les préparatifs de cette grande fête du sport. Discussions, pronostics, supputations et paris allaient bon train, quels que fussent la discipline, l'équipe ou le champion.Les femmes du pays n'étaient pas moins excitées: à l'approche des Olympiades, boutiques et magasins se trouvaient bien mieux achalandés. On vit apparaître sur les étals des produits et marchandises tout à fait introuvables jusque-là.Avec quelque anticipation, je dois souligner que 1980 fut une année de fête et de liesse, mais aussi de tristesse et de chagrin: ce fut l'année de la mort de Vladimir Vissotski, un des plus grands bardes du pays, aimé de tous. À peu près à la même période, en France, disparaissait Joe Dassin, chanteur non moins aimé par les jeunes Soviétiques.Chaque année charrie sans doute son lot de joies et de peines. Pourtant, l'année 1980 fut si riche qu'elle me reste en mémoire comme l'année des plus grands bonheurs et malheurs de ma rie. Pour ceux qui étaient nés en 1962, c'était l'année de leur jeunesse: ils avaient dix-huit ans, le plus bel âge pour un homo sovieticus. Moi, Victor Fedorovitch Voronin, ou tout simplement Vitia, j'étais de ceux-là. Donc, le 25 avril 1980, j'eus dix-huit ans; et deux mois plus tard, le 28 juin à douze heures précises retentit la «dernière sonnerie» de ma vie d'écolier. Pour la première fois, le directeur qui nous avait rassemblés dans le «salon rouge», arborait un sourire, il nous serra la main et nous appela par notre nom avant de nous remettre notre diplôme de fin d'études secondaires.Nous étions trois: Sacha, Kolya et moi. Trois inséparables amis, ce qui nous valait à l'école le surnom de «Sainte Trinité». J'ajouterai un détail important: à dix-huit ans, nous étions véritablement «saints», c'est-à-dire puceaux.Au début de cette ultime année scolaire, nous avions acheté une tirelire dans laquelle nous mettions tout notre argent de poche. D'un commun accord, nous avions convenu de la briser le dernier jour de notre vie scolaire, puisque la somme était destinée à «l'enterrement» de notre pureté.A contrario du capitalisme en putréfaction, notre saine U.R.S.S. était un modèle de moralité et de probité et pour cela il n'y avait ni liberté sexuelle, ni maisons closes. Ce qui ne veut en aucun cas dire qu'il n'y avait pas de prostituées. Au contraire, notre ville en comptait davantage que de femmes honnêtes. Il y avait même un «bordel», clandestin, bien évidemment. C'était en apparence un hôtel, mais en fait, chacun savait qu'on ne s'y rendait pas seulement pour y passer la nuit, mais surtout pour assouvir ses besoins sexuels.
Voici l'histoire d'un homme sur une île déserte, élevé sans père ni mère, qui découvre par sa raison seule la vérité de l'univers entier, puis qui rencontre un autre homme, religieux mais sagace, venu d'une terre voisine. Une "sorte de Robinson psychologique", écrivait Ernest Renan à propos du livre. Ecrit en arabe au XIIe siècle par le penseur andalou Ibn Tufayl, né à Guadix, Vivant fils d'Eveillé est un chef-d'oeuvre de la philosophie. Il dévoile sous la forme d'un conte les secrets de la "sagesse orientale". Traduit en latin en 1671, il connaîtra un immense succès dans l'Europe des lettres. Jean-Baptiste Brenet en propose ici une adaptation qui donne la parole au personnage principal." Préface de Kamel Daoud.
Il y a d'un côté le colosse unijambiste et alcoolique, et tout ce qui va avec : violence conjugale, comportement irrationnel, tragi-comédie du quotidien, un « gros déglingo », dit sa fille, un vrai punk avant l'heure. Il y a de l'autre le lecteur autodidacte de spiritualité orientale, à la sensibilité artistique empêchée, déposant chaque soir un tendre baiser sur le portrait pixellisé de feue son épouse ; mon père, dit sa fille, qu'elle seule semble voir sous les apparences du premier. Il y a enfin une maison, à Carrières-sous-Poissy et un monde anciennement rural et ouvrier. De cette maison, il va bien falloir faire quelque chose à la mort de ce père Janus, colosse fragile à double face. Capharnaüm invraisemblable, caverne d'Ali-Baba, la maison délabrée devient un réseau infini de signes et de souvenirs pour sa fille qui décide de trier méthodiquement ses affaires. Que disent d'un père ces recueils de haïkus, auxquels des feuilles d'érable ou de papier hygiénique font office de marque-page ? Même elle, sa fille, la narratrice, peine à déceler une cohérence dans ce chaos. Et puis, un jour, comme venue du passé, et parlant d'outre-tombe, une lettre arrive, qui dit toute la vérité sur ce père aimé auquel, malgré la distance sociale, sa fille ressemble tant.Notes Biographiques : Née en 1974 en banlieue parisienne, Anne Pauly vit et travaille à Paris. Avant que j'oublie est son premier roman.
Car un laque décoré à la poudre d'or n'est pas fait pour être embrassé d'un seul coup d'oeil dans un endroit illuminé, mais pour être deviné dans un lieu obscur, dans une lueur diffuse qui, par instants, en révèle l'un ou l'autre détail, de telle sorte que, la majeure partie de son décor somptueux constamment caché dans l'ombre, il suscite des résonances inexprimables. De plus, la brillance de sa surface étincelante reflète, quand il est placé dans un lieu obscur, l'agitation de la flamme du luminaire, décelant ainsi le moindre courant d'air qui traverse de temps à autre la pièce la plus calme, et discrètement incite l'homme à la rêverie. N'étaient les objets de laque dans l'espace ombreux, ce monde de rêve à l'incertaine clarté que sécrètent chandelles ou lampes à huile, ce battement du pouls de la nuit que sont les clignotements de la flamme, perdraient à coup sûr une bonne part de leur fascination. Ainsi que de minces filets d'eau courant sur les nattes pour se rassembler en nappes stagnantes, les rayons de lumière sont captés, l'un ici, l'autre là, puis se propagent ténus, incertains et scintillants, tissant sur la trame de la nuit comme un damas fait de ces dessins à la poudre d'or." Publié pour la première fois en 1978 dans l'admirable traduction de René Sieffert, ce livre culte est une réflexion sur la conception japonaise du beau.
Dans un Paris dévasté par une catastrophe (accident nucléaire, cataclysme naturel, guerre de religion ?), un groupe de jeunes gens arpentent les rues, tentent de survivre en mangeant ce qu'ils trouvent, chantent des airs de John Holiways et fuient la violence de leurs ennemis en cherchant un ailleurs. Car ce monde en lambeaux, il s'agit malgré tout de l'habiter, de s'y vêtir et d'y trouver des raisons d'espérer. Comment tenir ? Comment trouver en soi de quoi réjouir la vie quand tout a sombré? Ce sont les questions que se posent, avec humour et cruauté, les protagonistes de cette aventure.