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CORPS ET MODELES ESSAI SUR L'HISTOIRE DE L'ALGEBRE REELLE
SINACEUR
VRIN
43,00 €
Épuisé
EAN :9782711610389
Ce livre résulte de recherches sur les transformations récentes d'un concept aussi vieux que la mathématique elle-même, celui de nombre réel. De l'analyse classique à l'algèbre "moderne" et de celle-ci à la théorie des modèles, on trace ici le parcours singulier d'une alliance réussie des mathématiques et de la logique. La structure algébrique de corps réel clos et la théorie élémentaire de cette structure conduisent à déplacer la frontière du champ d'intervention des concepts analytiques dans de nombreux problèmes. Ce déplacement est l'objet de cette enquête, qui décèle l'émergence d'une perspective inédite, offerte à présent aux stratégies de la recherche mathématique: combiner l'analyse formelle aux techniques spécifiques de l'algèbre, de la géométrie, de la théorie des nombres, etc. S'il est possible de songer aujourd'hui à une philosophie des mathématiques, on ne pourra négliger le matériau ici présenté, l'auteur mettant en valeur les éléments qui invitent à repenser le rapport de cette science à la logique en qui, aujourd'hui, elle découvre pour ses multiples facettes une partenaire universelle.
Résumé : Le nom de Jean Cavaillès évoque pour les uns le héros de la Résistance, le combattant intrépide fusillé à 40 ans par les Allemands, pour les autres le philosophe brillant qui a proposé une conception neuve de la pensée logique. Cet homme ne fait pourtant qu'un, l'unité de la pensée abstraite et de l'action concrète s'arrimant chez lui dans une même disposition éthique, disposition à prendre des risques, à vivre le risque théorique ou pratique comme la solution exigée par un problème rationnellement posé. Or ce chemin qui va de la position d'un problème théorique à l'invention de sa solution, le philosophe Cavaillès se demande s'il est nécessaire ou contingent. L'apparition de la théorie des ensembles de Cantor par exemple est-elle le fruit nécessaire du développement de la mathématique ou bien un événement contingent qui aurait non seulement pu ne pas se produire mais se produire selon une autre modalité ? Mais si plusieurs mathématiques différentes peuvent coexister, n'est-ce pas le modèle le plus rigoureux du savoir qui perd d'un coup son unité et sa nécessité ? Le problème de Cavaillès est de trouver comment d'un univers ancien peut sortir un nouvel univers, comment on peut allier la continuité de la démarche rationnelle et la rupture des concepts. Ce sont les voies utilisées par Cavaillès pour résoudre cette question que le livre d'Hourya Benis Sinaceur dégage avec une grande clarté. Loin de perdre le lecteur profane dans des considérations mathématiques et logiques qui le dépasseraient, l'auteur s'emploie à cerner l'originalité de la pensée philosophique de Cavaillès, en montrant comment il fait jouer les unes contre les autres les sources philosophiques auxquelles il puise pour construire une histoire du sens absolument singulière, irréductible à l'une ou l'autre des philosophies qui l'alimentent pourtant. Entre Frege et Bolzano du côté d'une conception objectiviste des idées, et Hegel et Husserl du côté d'une logique subjectiviste, c'est-à-dire de la conscience, Cavaillès tisse une "voie moyenne" : une dialectique matérielle (du contenu) sans sujet.
Devereux Georges ; La Barre Weston ; Benis Sinaceu
Toute science du comportement est entravée par l'angoisse que provoque le chevauchement du sujet d'étude et de l'observateur, une angoisse qui déforme la perception et l'interprétation des données, et produit des résistances de contre-transfert. Considérées comme fondamentales et caractéristiques des sciences du comportement, ces "perturbations" sont capables de produire des prises de conscience mieux que tout autre type de données. Le savant doit donc cesser de mettre exclusivement en valeur la manipulation du sujet, et chercher à se comprendre lui-même en tant qu'observateur. En ce sens, chaque expérience menée sur un rat est aussi une expérience pratiquée sur l'observateur, dont les angoisses et les manoeuvres de parade peuvent jeter plus de lumière sur la nature du comportement en général que ne le peut l'observation des rats, ou celle d'êtres humains.
Résumé : Le Maroc raconté par les mots de Kenza Sefrioui : Kenza Sefrioui raconte le Maroc par 80 mots phares, en darija, l'arabe dialectal marocain. Chaque mot est traduit, expliqué et replacé dans son contexte. Chaque mot ouvre un récit sur deux pages où l'on peut deviner l'histoire, l'étymologie, les traditions ancestrales et la société marocaine contemporaine. On y découvre aussi comment l'auteure l'a rencontré, l'a aimé, et comment celui-ci l'a forgée. "80 mots du Maroc" suit, par thématiques, les grands enjeux du quotidien de l'ensemble des Marocains et de l'auteure. Ce livre est aussi le moyen de montrer quels sont les mots qui marquent notre vie, quels sont les mots qui nous affectent et nous définissent. Il est une invitation à s'ouvrir au monde tout en se questionnant sur ses propres mots. Déjà parus dans la même collection : "80 mots de l'Inde" et "80 mots d'Afghanistan".
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.