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Commentaire sur la Physique d'Aristote, Livre II, ch. 1-3
SIMPLICIUS/LERNOULD
PU SEPTENTRION
26,00 €
Épuisé
EAN :9782757424650
Le Livre II de la Physique d'Aristote est une " véritable introduction à la philosophie de la nature " (Mansion). Après avoir dans le chapitre I donné sa fameuse définition de la nature comme " principe et cause de mouvement et de repos pour la chose en laquelle elle réside à titre premier par soi et non par accident ", le Stagirite dans le chapitre 2 traite de la différence entre mathématiques et physique. Le chapitre 3, qui constitue " l'exposé le plus complet de l'étiologie aristotélicienne " (Crubellier-Pellegrin), livre la doctrine des quatre causes. Les chapitres 4 à 6 portent sur le hasard et la spontanéité. Dans le chapitre 8 est défendue la thèse du finalisme dans la nature et le chapitre 9 établit la distinction entre nécessité absolue et nécessité hypothétique. Simplicius de Cilicie, le dernier philosophe de l'Ecole néoplatonicienne d'Athènes, a rédigé son commentaire sur la Physique vers 540, après son exil temporaire chez le roi de Perse Chosroès, et le commentaire au seul Livre II de la Phusiké Akroasis d'Aristote constitue une somme de la philosophie de la nature de l'Antiquité tardive. Il n'existe pas à ce jour de traduction française intégrale du commentaire de Simplicius à la Physique.
Les chapitres 4-6 du Livre II de la Physique d'Aristote constituent le premier essai dans notre littérature philosophique occidentale consacré au hasard et à la fortune. On y trouve l'exemple de la pierre qui en tombant d'une hauteur sur le crâne de quelqu'un le tue, repris par Spinoza dans son Ethique. Aristote et Spinoza s'accordent pour dire que la pierre n'est pas tombée pour tuer. Mais le rejet du finalisme et en même temps de toute forme de contingence chez Spinoza est aux antipodes du finalisme dans lequel Aristote peut inscrire le hasard. Le commentaire de Simplicius apporte sur la doctrine d'Aristote des éclaircissements et des prolongements substantiels, encore peu connus, auxquels la présente traduction, la première en français, donne un accès direct. En bon néoplatonicien, il couronne son commentaire par un hymne à la déesse Fortune. Ce livre vient à la suite de la traduction du commentaire de Simplicius à la Physique, Livre II, chap. 1-3, publiée par A. Lernould aux Presses universitaires du Septentrion en 2019. Il sera suivi d'un troisième volume qui contiendra la traduction du commentaire aux trois derniers chapitres (7-9) du Livre II de la Physique, qui porte sur la finalité naturelle et la nécessité.
Le philosophe néoplatonicien Simplicius a vécu au VIe siècle de notre ère. Originaire de Cilicie en Asie Mineure, il se rendit en Perse accompagné de six autres philosophes, probablement à la suite d'un décret de Justinien leur interdisant d'enseigner et de percevoir un salaire public. Il rentra dans son pays suite au traité de paix conclu en 532 entre le roi Perse Chosroès et Justinien, et s'installa à Harrân, ville de l'Empire Byzantin proche de la frontière perse. C'est là qu'il composa les cinq commentaires qui nous sont parvenus sous son nom. Parmi ces commentaires, celui traitant du Manuel d'Epictète est le seul qui ne soit pas consacré à un traité aristotélicien. Comment expliquer le fait que Simplicius, philosophe platonicien, ait commenté les maximes éthiques d'un stoïcien ? Les néoplatoniciens, depuis Porphyres, avaient défini un canon de quatre degrés de vertus : les vertus civiles ou politiques, les vertus cathartiques, les vertus théorétiques et les vertus paradigmatiques. Lorsqu'on parvenait au degré le plus élevé des vertus, la séparation de l'âme et du corps était totalement accomplie. Néanmoins, avant de parvenir à cet état d'apathéia, une instruction éthique préparatoire était nécessaire pour atteindre le premier degré des vertus. Ainsi, pour Simplicius, le Manuel d'Epictète représentait une propédeutique à la pratique morale visant au premier degré des vertus, les vertus civiles ou politiques. Par la lecture des sentences du philosophe stoïcien, le disciple pouvait parvenir à la domination des passions par la raison avant de s'élever vers la contemplation de l'Intellect, qui représente pour les platoniciens le niveau d'être le plus élevé. Le premier volume du Commentaire sur le Manuel d'Epictète dans la Collection des Universités de France comprend le texte de Simplicius accompagné de la traduction d'Ilsetraut Hadot. Le traité est précédé d'une introduction dans laquelle sont présentés la vie et l'oeuvre du philosophe, les enjeux philosophiques du Commentaire, ainsi que l'histoire du texte.
L'ouvrage propose en cinq chapitres panoramiques un parcours des principales questions posées par l'oeuvre de Ponge : dans quelle mesure élabore-t-il, après Descartes et Valéry, un nouveau "discours de la méthode" ? Comment "faire oeuvre de salut public" en fondant une nouvelle rhétorique ? Que reste-t-il de "1'oeuvre" quand on exhibe ses brouillons ? Comment et pourquoi parler, si on "écrit contre les paroles" ? Une éthique de l'écriture est-elle nécessaire ? Des jalons biographiques, bibliographiques et des éléments de rhétorique complètent cet ouvrage.
Les sneakers sont bien plus que des chaussures dédiées aux sports ou aux loisirs. Elles sont les fétiches qui cimentent une communauté : celle des sneakerheads. Ces passionnés ont créé une sous-culture autour d'elles, au sein même de la culture hip-hop. La sociologue Yuniya Kawamura a bâti son livre au carrefour de plusieurs disciplines et thématiques : l'anthropologie, l'histoire, la technique, la communication, la marchandisation, la mode, le genre ou encore la jeunesse. Elle y décèle l'ensemble de la dynamique qui a fait passer les sneakers de la marginalité du Bronx à la culture de masse mondialisée. "Je suis ce que je porte à mes pieds", dit un membre de la sous-culture. Taille haute ou basse, épurées ou bariolées, ces chaussures peuvent exercer une emprise sur leur porteur, lui conférer un statut, mais aussi être revendues pour une somme extravagante. Les sneakers sont un mythe contemporain. Ce livre est la première étude universitaire nous invitant à en suivre les aventures.
Benoist Stéphane ; Gautier Alban ; Hoët-van Cauwen
Voici vingt-cinq façons de rendre compte des mémoires des empereurs romains Trajan et Hadrien (98-117 et 117-138 de notre ère). Elles nous offrent de multiples variations et angles d'approche pluridisciplinaires, et se placent sous le patronage illustre de l'oeuvre de Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien (1951). Elles participent de surcroît à la commémoration des mille neuf-cents ans de la mort du vainqueur des Daces et des Parthes et de l'arrivée au pouvoir de son fils "adoptif", prince philhellène que la romancière avait élu, afin d'aborder les rapports entre mémoires humaines et Histoire. La littérature des périodes ancienne, médiévale, moderne et contemporaine est convoquée par les études ici rassemblées, tout autant que les arts et les nombreuses formes de représentations et illustrations des aventures humaines de ces deux princes placés naguère en tête de cet âge d'or de l'histoire romaine, le fameux siècle des Antonins, revisité depuis à toutes les époques qui se sont succédé.
Les mémoires humaines - celles de nos sociétés, des mémoires collectives et individuelles - sont en pleine mutation dans un monde en formidable accélération et en production de nouvelles connaissances. Ces mémoires plurielles peuvent-elles tout conserver, se faire à la fois témoins, souvenirs, ressources et réflexions de notre époque dans un monde lui-même en transformation ? A cette question et d'autres, huit points de vue complémentaires apportent des éclairages actuels sur ces notions de mémoires. Ces regards scientifiques concernent l'histoire et la relation à notre passé, à son examen, son archéologie et ses enjeux modernes. Ils envisagent aussi notre mémoire humaine dans ses processus individuels grâce aux neurosciences et à la psychologie cognitive. De plus, les technologies actuelles de l'information interrogent les mémoires artificielles qui étendent notre mémoire humaine.