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Le siècle Balfour (1917-2017)
Simonnot Philippe
PG DE ROUX
24,50 €
Épuisé
EAN :9782363712325
Alors même que l'on fait grand cas du devoir de mémoire certains anniversaires sont étonnamment passés sous silence. Par exemple le centenaire de la Déclaration Balfour, signée le 2 novembre 1917 par le ministre britannique des Affaires étrangères de l'époque et dont on n'a guère parlé en 2017. Le document ne paye pas de mine : "cette simple lettre de cent vingt-deux mots [...] est tapée à la machine, sur un papier sans en-tête officiel, et signée simplement Arthur James Balfour (son titre ministériel n'est même pas indiqué)". Mais "il servira de fondement au mandat que l'Angleterre exercera sur la Palestine de 1920 à 1948 [...], a été la cause de centaines de milliers de morts et en causera probablement bien d'autres, car nul ne voit la fin du drame qui en est issu. Nous en subissons encore aujourd'hui les conséquences". En trois chapitres denses et d'une implacable clarté pédagogique, Philippe Simonnot passe au crible d'un examen objectif la Déclaration Balfour, le contexte historique dans lequel elle s'inscrit puis l'influence qu'elle aura sur l'ensemble du Proche-Orient - et sur le monde entier par le truchement des grandes puissances qui ont, là-bas, des intérêts politiques et économiques majeurs. Au fil de cette étude minutieuse et abondamment documentée se révèlent des tractations sordides, des calculs politiciens cyniques, des alliances contre nature qui s'avèrent in fine être à l'origine d'une crise sanglante, loin d'être terminée. Un livre éclairant qui expose quelques fruits particulièrement vénéneux de la diplomatie internationale sans s'embarrasser de rondeurs diplomatiques.
Résumé : L'économie mondiale est à la recherche d'une régulation. Pourrait-elle la trouver dans le droit romain ancien, qui a fécondé la première mondialisation et assuré son succès économique ? Oui, répond Philippe Simonnot dans le second tome de son Économie du droit. En fait, la remontée de sève du droit romain date de la Révolution française, et on la retrouve dans l'actualité la plus brûlante concernant l'immigration, la bioéthique, le droit du travail, le droit de la famille, le droit pénal, entre autres. Cette remontée a une raison toute simple : le droit romain est efficient au sens économique du terme. Le plus étonnant est que l'on retrouve cette efficience dans le Nouveau Testament. Dans L'Invention de l'État, premier tome de l'Économie du droit, Philippe Simonnot avait présenté les outils que l'économiste utilise pour analyser le droit, puis montré comment fut inventé le premier mode d'exploitation de l'homme par l'homme, à savoir l'État. Dans ce deuxième tome, l'auteur observe qu'il n'y a pas de solution de continuité entre l'esclavage et le salariat et que la distinction entre les personnes et les choses, inventée par le droit romain, continue à faire problème.
Philippe Simonnot, ex-professeur d'économie du droit à l'Université de Paris-Nanterre, est l'auteur des 39 leçons d'économie contemporaine (Gallimard, collection "Folio").
Leçons pour adultes Ces "leçons" - dont la plupart consistent en de brefs dialogues entre un économiste et un homme politique - ne se contentent pas de synthétiser les fondements historiques et les développements récents de la discipline (théories des jeux, des biens collectifs), elles montrent surtout leur application aux réalités actuelles. Remarquable vulgarisateur, l'auteur ne cache pas ses convictions libérales, par exemple à propos du chômage volontaire, des vertus d'une sécurité sociale privée ou de la suppression de l'impôt sur le revenu.
Rien de mieux qu'un mot d'ordre, avait jugé le vieil excentrique, pour faire irruption dans le coeur d'un garçon, cette cire tendre que marque le doigt. Sans doute entendait-il trouver en l'adolescent timide qui les observait à la dérobée, lui et ses filles, l'étonnement nécessaire au premier de ses vices (au plus vif de ses plaisirs) : le goût du scandale. Et comme un que son panache empêche de penser jamais aux dégâts ni à la dépense, il avait jeté les deux soeurs en pâture sur le devant de la scène. La scène ? Le Paradis, un bar du continent, où le garçon travaillait comme serveur pour la saison d'été." Par goût de faire advenir ce qu'il redoute et pour se mettre face à ses propres contradictions, Jacques Dupréel invite l'étudiant épris de sa fille cadette à passer le mois d'août sur une ile étrangère, où lui et sa famille vivent parmi la population indigène. Désir de la chair et concupiscence de l'oeil... travaux pratiques.
Les histoires des vraies gens, on ne devrait pas les raconter autant à la légère." S'il y a bien une chose dont Ethel ne doute pas, c'est qu'elle est juive. Jusqu'au jour où Côme, son ami chercheur, lui montre en passant la photographie d'une adolescente disparue en 1944. Ethel y reconnaît sa grand-mère, Marie, mais non la croix bien chrétienne qui pend à son cou. Pourquoi sa merveilleuse grand-mère lui aurait-elle menti sur ses origines? Le désarroi de la jeune femme est d'autant plus fort que Marie, frappée d'Alzheimer, ne peut plus s'expliquer. Sous le choc, Ethel décide de mener l'enquête à la place de Côme. Une imposture qu'elle regrettera amèrement en découvrant ce que dissimule celle de Marie. Un récit sous haute tension et magistralement orchestré.
Dire qu'elle a traversé tous les régimes politiques de la Ve République et donne une image de la "femme française" serait un cliché journalistique ; certes, nous sommes, elle et moi, des corps français qui donnent de la voix, ou qui donnent voix, elle avec sa voix propre, moi dans le propre de cette voix qu'est l'écriture, mais la France dans laquelle nous vivons est fantômatique. Contrairernen t d Depardieu, Huppert n'a pas de corps"politique" : là encore, elle ne dit rien, ne parle pas, se contente de montrer en quoi un corps, un visage, une voix sont un paysage universel dans sa francité fantasmée ou regrettée." Cette superbe méditation sur Huppert, troublante et intemporelle, dessillera plus d'un regard...
Les marins dénouent les cordes qui nous relient à la terre ferme. Ils courent pieds nus, le bas de leur galabeya coincé entre leurs dents, d'une bitte d'amarrage à une autre. Ils s'interpellent, des rires fusent, des noms, Ashraf, Mohammed. Ils jettent les bouts sur le pont. Le petit remorqueur auquel nous sommes attachés ronronne, la corde entre les deux bateaux se tend, nous nous écartons de la rive. [...] Nous quittons Esna. [...] Les deux voiles latines, rayées rouge et blanc, s'ébrouent, se gonflent d'air, grandissent encore. Le cordage qui nous relie au remorqueur est lâché. [...] Le voyage sur le Nil commence." Et le roman de remonter aux sources mêmes du récit... Gaia l'Ardéchoise grandie au coeur d'un village de pierre sombre, très jeune prise par le désir de voyager. Luis le brillant avocat new-yorkais, né au Mexique. Leurs chemins qui se croisent pour se nouer à Gurnah. Le début d'une formidable aventure humaine, portant témoignage à la fois fies soubresauts de l'histoire contemporaine et de l'indéfectible charme de l'Egypte.