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La tyrannie du court-terme. Quels futurs possibles à l'heure de l'anthropocène ?
Simonin Jean-François
UTOPIA
10,00 €
Épuisé
EAN :9782919160310
Ce livre interroge : pourquoi le temps long, qui est progressivement devenu la norme dans le monde physique, végétal et animal, s'applique-t-il de plus en plus difficilement aux affaires humaines ? Si nous savons maintenant que nous sommes entrés dans l'ère de l'anthropocène, pourquoi restons-nous incapables de comprendre comment y vivre durablement ? Cet essai explique à quel point la tyrannie du court terme à l'oeuvre dans les démocraties libérales entraîne l'exploitation et la destruction du monde. Quelque chose s'est détraqué dans la pensée occidentale, qui la rend à présent incapable de s'insérer dans le temps long. Nous feignons de croire à une prétendue destruction créatrice pour nous autoriser toutes les provocations avec les limites de la biosphère. La mondialisation, la financiarisation et la numérisation font émerger un colonialisme d'un genre nouveau : le colonialisme du futur, qui se manifeste via l'intelligence artificielle, le "big data", le transhumanisme, la géoingénierie... Un futur préempté par les plus grands acteurs de la mondialisation, un futur qui exclut la majorité des citoyens du monde, dès leur naissance. Paradoxalement, l'instauration d'un temps universel maintenant étendu à toute la surface du globe, aboutit à une survalorisation du présent. Il a occasionné de formidables synchronisations des activités humaines, mais il a aussi désynchronisé le rythme de nombreux peuples par rapport à leurs repères traditionnels dans leur nature et leur culture. Il a donc, paradoxalement, engagé l'humanité dans une guerre des temps d'un genre nouveau. Cet essai décrypte ce phénomène sous un angle original, au croisement des questionnements philosophiques, stratégiques et politiques. Il propose deux pistes pour s'extraire du déni du temps long. D'abord la reprise en main de la construction du futur ; c'est la tâche prioritaire du politique au XXIe siècle, une question de survie à l'ère de I'anthropocène. Puis l'idée d'une nouvelle responsabilité prospective, qui pourrait se substituer au "progrès" et initier un nouveau projet de civilisation, profondément alternatif, permettant d'éviter effondrements ou explosions. Ce livre s'inspire ouvertement de plusieurs penseurs qui ont semé les germes de cette idée de responsabilité prospective, depuis près d'un siècle, dans différents domaines. Il expose en annexe leurs principales intuitions en ce sens.
Un nouveau concept est né au tout début du XXIe siècle, le concept d'anthropocène. Ce concept introduit une perspective renversante pour toute réflexion en matière d'anticipation. Il percute toutes les certitudes de la civilisation occidentale et questionne frontalement le devenir de la biosphère et de l'humanité. Il reste jusqu'à présent inconnu des sphères économiques et politiques. Cependant, aucune stratégie, à terme, ne pourra faire l'impasse sur les conséquences de cette nouvelle conception du monde. Le présent essai montre pourquoi ce concept-obus représente aussi un véritable potentiel de reconfiguration pour la pensée anticipatrice.
Rolando Jean-Michel ; Pommier Patrick ; Simonin Gu
Résumé : Une démarche scientifique concrète et active, qui positionne les élèves en chercheurs. 24 enquêtes pour couvrir tout le programme du CM2. Chaque enquête place les sciences au coeur du quotidien de l'élève et le forme à une démarche scientifique en 3 temps : un questionnement comme point de départ et la formulation d'hypothèses une phase d'investigation, pour vérifier les hypothèses à partir d'expériences et d'observations un bilan apportant une réponse à la question de départ De plus, une encyclopédie illustrée accompagne l'élève dans sa recherche et lui permet d'aller plus loin.
Il faut revenir sur le concept de destruction créatrice formulé en 1942 par Joseph Schumpeter. Ce concept a eu une postérité extraordinaire. Aujourd'hui encore il fait office d'évidence pour les élites économiques et politiques de la mondialisation. Mais, à bien y réfléchir, il s'agit d'une ineptie. Comment a-t-on pu penser, durant plusieurs décennies, qu'une opération de destruction pouvait être créatrice ? C'est cette fausse évidence qui explique la myopie écologique et anthropologique de l'économie mondialisée au début du XXIe siècle. Il est indispensable d'enterrer définitivement l'illusion de la destruction créatrice. Mais pour cela il faut d'abord identifier toutes les sources de la culture occidentale auxquelles ce mythe vient s'abreuver. Mettre à jour les tenants et aboutissants de ce concept, pour en désamorcer la puissance ravageuse, est sans doute la première étape nécessaire à la reconstruction d'un projet de civilisation réellement soutenable sur le long terme.
Harnecker Marta ; Téchena Angela ; Fernandez-Lauro
Serait-on aujourd'hui en train de construire en Amérique latine cet autre monde possible? Partant d'une analyse critique et sans concession des expériences socialistes du passé, Marta Harnecker, chercheuse et militante active dans plusieurs pays de ce continent, décrypte les expériences actuelles et les tentatives innovantes pour faire de la politique d'une autre façon: celle qui devrait être au coeur du "socialisme du XXIe siècle". En Bolivie, au Vénézuela, au Brésil ou en Equateur, des exemples illustrent comment on passe de la culture du "citoyen qui mendie" à celle du "citoyen qui réalise, contrôle, autogère" et se rend maître de son propre destin. Mouvements populaires des paysans, des indigènes ou des classes moyennes qui se battent contre la privatisation de l'eau, pour la nationalisation du gaz, contre le bureaucratisme, l'excès de centralisation... des faits passionnants qui nous informent et nous donnent de l'espoir. L'auteur ne cache pas les difficultés importantes rencontrées, internes comme externes, notamment en raison de la présence du "Grand Voisin" qui ne veut pas abandonner son arrière-cour historique et ses bases militaires. Un ouvrage indispensable pour comprendre de l'intérieur les bouleversements qui s'opèrent actuellement en Amérique latine.
Résumé : Jamais les préoccupations écologiques n'ont été aussi présentes dans les esprits, jamais les déclarations des média, des politiques, des scientifiques et des citoyens dont été aussi nombreuses sur ce sujet. Jamais la nécessité d'associer justice sociale et justice climatique n'a été autant partagée. Pourtant et paradoxalement, les acteurs partidaires de l'écologie politique semblent peu audibles, voire marginalisés. Quand l'écologie politique avait su, à la fin des années 60, ouvrir de nouveaux horizons avec la critique de la croissance, l'épuisement à venir de nos ressources énergétiques, les dangers du dérèglement climatique et des pollutions, elle bute aujourd'hui sur de nouveaux défis. Comment aborder les nouveaux visages de l'hyper capitalisme, épuisant le vivant sous toutes ses formes et déréglant la planète, Comment se situer par rapport à la technique, aux Civic Tech, au transhumanisme et a l'intelligence artificielle, aux Communs et a l'habitat, à l'éthique animale, à la collapsologie... ? C'est l'objet de ce livre. De l'homme augmenté à l'homme jetable, de la réforme de l'entreprise à la crise de la démocratie, de la crise de l'habiter à l'éloge de la lenteur ou du silence, cet essai nous invite à repenser l'écologie politique à l'heure de tous les excès et de tous les dérèglements.
Comment mettre en oeuvre la véritable protection sociale de demain ? Depuis une dizaine d'années, l'idée d'un revenu, d'une allocation universelle creuse son chemin et fait l'objet de débats et publications diverses, démontrant que l'intérêt pour cette question dépasse les cercles universitaires. Mais cette profusion est également révélatrice des controverses que cette proposition suscite. Récemment, en 2017 en France, un candidat à l'élection présidentielle l'a popularisée et même le pape François s'y est dit favorable.