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Kant et Goethe. Contributions à l'histoire de la pensée moderne
Simmel Georg ; Rusch Pierre
GALLIMARD
14,76 €
Épuisé
EAN :9782070774159
A la veille de la Première Guerre mondiale, Georg Simmel (1858-1918) revient sur ce qu'on a depuis appelé le désenchantement du monde, la destruction du rapport harmonieux qui, à l'âge classique, unissait l'homme à son univers. Le divorce entre un monde régi par les lois de la mécanique et un individu porteur d'exigences morales place toute existence sous le signe d'une lutte tragique. Les noms de Kant et Goethe symbolisent les deux grandes tentatives modernes pour résoudre ce dilemme : Simmel tente dans ce livre d'évaluer précisément les proximités et les distances entre les deux approches ; il montre que Kant et Goethe sont porteurs de projets radicalement différents, le premier accordant tout au sujet, le second tout à la nature, le premier ne sauvant la cohérence du projet rationnel qu'en limitant drastiquement son emprise sur le monde, le second en élargissant l'idée de nature au risque de perdre le sens de la singularité humaine. Il ne s'agit pourtant pas de choisir entre l'une ou l'autre démarche : l'art d'hériter consisterait ici à intégrer les deux dans un projet plus ample, où l'analyse kantienne et la synthèse goethéenne se combineraient dans une pensée plus proche de la pulsation réelle de la vie.
Etudiant l'importance du secret dans la vie sociale, Georg Simmel nous rappelle que si la société est "conditionnée par le fait de parler", de communiquer, elle est aussi "modelée par la capacité de se taire". Les utopies communicationnelles ont sans doute à se mesurer aussi à cette dernière capacité.
Du rôle de l'argent dans les rapports entre les sexes jusqu'à l'utopie d'un Eros fait de réciprocité, par exaltation (et non par effacement) des singularités qualitatives, Georg Simmel, ce classique de la sociologie moderne, parcourt ici le vaste champ des déterminations qui conditionnent le masculin et le féminin, et envisage les changements d'optique qui permettraient de les déconditionner. Sa réflexion passe aussi bien par une phénoménologie des comportements quotidiens (La Psychologie de la coquetterie) que par une série d'interrogations générales sur la culture féminine, ce lieu de toutes les convergences et toutes les bifurcations possibles. Georg Simmel offre l'exemple d'une sociologie en liberté qui, loin de s'enliser dans le positivisme, joue simultanément de toutes les ressources qu'offre l'imagination militante alliée à l'analyse exacte.
Pendant longtemps, il semblait que le mot de sociologie eût une vertu magique ; c'était la clef de toutes les énigmes de l'histoire comme de la pratique, de la morale comme de l'esthétique, etc. C est qu'on donnait pour objet à la sociologie tout ce qui se passe dans la société ;par suite, tous les faits qui ne sont pas de l ordre physique semblaient être de son ressort.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Dans un célèbre article de 1784 où Kant répondait à la question: « Qu'est-ce que ?les Lumières?? », il se pencha sur ce que fut en Allemagne le « siècle des Lumières ». Ce mouvement manifestait, selon lui, la volonté de l'homme de quitter son « enfance intellectuelle » pour conquérir la liberté dans l'usage de la raison ? ce qu'il résuma par la formule empruntée au poète latin Horace Sapere aude, « Ose penser par toi-même ».
J'ai d'abord examiné les hommes, et j'ai cru que, dans cette infinie diversité de lois et de moeurs, ils n'étaient pas uniquement conduits par leurs fantaisies. J'ai posé les principes, et j'ai vu les cas particuliers s'y plier d'eux-mêmes, les histoires de toutes les nations n'en être que les suites, et chaque loi particulière liée avec une autre loi, ou dépendre d'une autre plus générale. Quand j'ai été rappelé à l'antiquité, j'ai cherché à en prendre l'esprit, pour ne pas regarder comme semblables des cas réellement différents, et ne pas manquer les différences de ceux qui paraissent semblables. Je n'ai point tiré mes principes de mes préjugés, mais de la nature des choses. Ici, bien des vérités ne se feront sentir qu'après qu'on aura vu la chaîne qui les lie à d'autres.
TOME III : Les Derniers Écrits : Les Écrits de 1792-1793 - Des réflexions sur « La Fin de toutes choses » à l'examen d'« Un prétendu droit de mentir par humanité » - La Métaphysique des moeurs et le conflit des facultés - Anthropologie et pédagogie - ?uvres inachevées. Édition publiée sous la direction de Ferdinand Alquié avec la collaboration de Claude Berry, Luc Ferry, Pierre Jalabert, François Marty, Joëlle et Olivier Masson, Alexis Philonenko, Alain Renaut, Jacques Rivelaygue et Heinz Wismann, 1600 pages, rel. Peau.
TOME I. Des premiers Écrits à la « Critique de la raison pure » : Les Premiers écrits (1747-1762) - Les Écrits de 1763 - Des observations sur le beau et le sublime à l'étude des rêves d'un visionnaire (1764-1766) - La Position du problème critique (1767-1780) - La Critique de la raison pure (1781-1787). Édition publiée sous la direction de Ferdinand Alquié avec la collaboration de Claude Berry, Jean Ferrari, Bernard Lortholary, François Marty, Jacques Rivelaygue et Sylvain Zac, 1840 pages, rel. peau, 105 x 170 mm.