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Mémoriser le Coran, vivre l'islam. L'apprentissage coranique au Maroc et dans le monde musulman
Simenel Romain ; Benmakhlouf Ali
PUF
21,00 €
En stock
EAN :9782130856542
Comment les enfants musulmans parviennent-ils à mémoriser le Coran, une somme aussi importante de versets écrits dans une langue, l'arabe classique, qui leur est pour la plupart méconnue ? La réponse à cette question est plurielle car il existe plusieurs manières d'apprendre le texte coranique selon tes aires culturelles de l'islam. Toutes convergent cependant vers te même objectif : la récitation idéale du Coran. La pluralité des méthodes de mémorisation du Coran dans les terres d'islam, des plus rigoristes aux plus créatives, pose la question des différentes sensibilités au texte qu'elle motive. Cette enquête au long cours dans des madrasas interroge le rapport entre mémorisation du texte coranique et transmission des habiletés à l'écrire, à l'interpréter et à le vivre, dans une tradition pédagogique et culturelle particulière, celle en vigueur dans le Sousa, région majoritairement berbérophone du Sud marocain.
Constituons-nous vraiment une espèce ou sommes-nous plutôt des hybrides ? Et pourquoi plus probablement sommes-nous les deux à la fois ? Cette question d'actualité scientifique nous conduit à revenir sur la manière dont les civilisations et les sciences en sont arrivées à conceptualiser l'hybride (figure composite faite de parties d'espèces animales, végétales et humaines) et l'espèce (figure de pureté supposée « naturelle »). Car par hybride, il faut entendre non seulement les hybrides biologiques mais aussi imaginaires (mythologiques ou artistiques) tels le sphinx, l'agneau de Berbérie, les centaures, les dragons, le kraken, les hommes volants et autres êtres fantastiques. Depuis la Renaissance, c'est d'ailleurs à partir de Léonard de Vinci et de ses travaux sur les hybrides imaginaires que l'on peut retracer la chaîne de filiation des idées qui le relie, d'un côté, aux scientifiques comme Lamarck, Geoffroy Saint-Hilaire et Darwin, et de l'autre, aux artistes comme Marcel Duchamp, Jean Tinguely, Rebecca Horn ou Christiaan Zwanikken. Sans Léonard, point focal de cette histoire, les théories transformistes et évolutionnistes n'auraient jamais vu le jour, ni les courants expressionnistes et surréalistes de l'art contemporain. C'est donc en racontant la genèse du concept d'hybride chez Léonard et de son influence sur la pensée des savants de la science moderne puis des artistes ingénieurs contemporains, que l'on peut poser à nouveaux frais la question de savoir comment la notion d'espèce est née de l'idée d'hybride, comment elle l'a redéfinie par la suite, et pourquoi la notion d'espèce est à ce point remise en cause par la notion d'hybride aujourd'hui.Table des matières : Entrée en matière Chapitre introductif : Aux origines de la relation entre l'hybride et l'espèce Essai 1 : Léonard et les hybrides Essai 2 : L'hybride de Léonard dans la pensée de Lamarck, Saint-Hilaire et Darwin Essai 3 : Les artistes ingénieurs et les nouveaux hybrides Chapitre conclusif : De l'hybride à l'hybridisme
Apel Karl-Otto ; Bouchindhomme Christian ; Simonel
L'une des tâches essentielles de la philosophie, au moment où Karl Otto Apel publiait son ouvrage, en 1973, devait consister à fonder, en un sens critique, l'abstraction des théories appartenant aux sciences particulières, et ce plus précisément en rapport avec les intérêts de connaissance de l'homme. Ce qui voulait dire simultanément : dans le sens d'une médiation entre la théorie et la praxis. Apel établit donc ici le programme d'une théorie de la science et de la connaissance, à la fois fondé en termes anthropologiques et en termes de philosophie sociale. Mais aussi, à partir de la réflexion sur les horizons de sens possibles de la médiation entre la connaissance et la praxis existentielle, il érige les principes régulateurs en vue d'un progrès méthodique de l'orientation de l'homme dans le monde, tout en mettant ces principes à l'épreuve de la reconstruction historique. Par Transformation de la philosophie, il faut donc entendre une transformation de la philosophie transcendantale du sujet privé en une philosophie transcendantale de l'intersubjectivité. Karl Otto Apel a été professeur de philosophie à l'université de Francfort. Il a contribué à l'introduction en Europe du pragmatisme américain, particulièrement celui de Peirce, et il est à l'origine, avec Habermas, de ce qu'on a appelé la deuxième école de Francfort. L'importance de son oeuvre se mesure aujourd'hui à la place prise dans le débat philosophique contemporain par la position qu'il a élaborée - conjointement mais chacun selon sa singularité - avec Jürgen Habermas sous le nom d'" éthique de la discussion ".
Résumé : Dès leur apparition sur Terre, les humains ont fait voyager les plantes. Auparavant, celles-ci avaient déjà conquis de vastes territoires, mais, dès lors, leur diffusion s'est considérablement accélérée : les mondes végétaux ont été peu à peu transformés, imprégnant nos imaginaires, nos identités et nos cultures. Quelles graines les humains ont-ils ainsi emmenées dans leurs bagages, d'un continent à l'autre ? Pour quelles raisons, et avec quelles conséquences ? C'est tout l'objet de ce livre que d'explorer cette relation symbiotique, qui perdure de l'Antiquité à nos jours à travers l'épopée de quatre plantes emblématiques - le cédrat, le cacao, le géranium et l'hévéa -, auxquelles se mêlent bien d'autres histoires végétales, il nous invite à réfléchir à l'impact de ces échanges sur notre rapport au vivant. Une odyssée captivante, au coeur des liens entre nature et culture.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein